CHAPITRE II
lement il lisait couramment dans les textes originaux, mais dont il savait par cœur des morceaux entiers. C’est sans doute à Cologne qu’il avait été initié aux éléments de cette langue, peut-être chez les jésuites, si, comme le disent la plupart de ses biographes, il a été leur élève. Mais,
COTR DE LA -MAISOX PLANTI.V, A ANVERS.
(Dessin de Bcudier, d’après une Photographie.)
ainsi que le prouve une lettre de Baltazar Moretus, publiée par M. Ruelens (i), ce n’est pas, en tout cas, à Anvers qu’il a reçu leurs leçons. Écrivant à son ami Philippe Rubens, alors en Italie (3 novembre 1600), Moretus, en l’assurant de toute son affection, ajoute, en effet : « .l’ai connu votre frère depuis son enfance à l’école et j’aimais ce jeune homme qui avait le caractère le plus aimable et le plus parfait. » Entre juillet 1687 et août iSqo, Pierre-Paul et Moretus, de trois ans plus âgé que lui, avaient, en effet, fréquenté ensemble la même école et formé dès lors une amitié qui devait les unir jusqu’à la fin de leur vie. En réalité, cette école, était un établissement laïque dont le directeur, Rombout Verdonck, fut, ainsi que Rubens lui-même, enterré à l’église Saint-Jacques. L’in-
(1) Correspondance de Rubens, publiée sous le patronage de la ville d’Anvers. T. I, par Ch. Ruelens, Anvers, 18R7.