‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 241 sur 553 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

plus diverses. Parmi celles dont Rubens a dessiné les frontispices, à côté d’ouvrages de dévotion pure ou d’apologétique, comme VHistoire de l'Église, les Commentaires de la Bible, les Œuvres de Saint Denis

l’Aréopagite, le Lys divin et la Chaîne des soixante-cinq Pères de l’Église grecque, nous en relevons d’autres, tels que les Médaillons des Empereurs romains, les A nnales du Brabant, les Coutumes de la Gueldre, la Relation du Siège de Bréda, par le P. Hermann Hugo, le Siège de la Ville de Dole et son heureuse délivrance, un Traité des Forêts, etc. Si variés que soient les sujets de ces livres, Rubens accepte toutes les tâches qui lui sont proposées.

Mais il n’aime pas qu’on le presse. « J’ai l’habi-

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r>e la Pinacothèque de Jllunich (Dessin de la « National Gallery « ) e e e prê\enir SIX

mois d’avance, quand je

veux avoir un frontispice, écrit Moretus, pour qu’il ait le temps de le composer tout à loisir. Mais il n’y travaille guère que les jours fériés; s’il devait le faire les jours ouvrables, il n’exigerait pas moins de cent florins pour un seul dessin. » Afin d’obtenir celui d’un des derniers frontispices qu’il ait dessinés, celui de l’Ambassade du Chevalier de Marselaer près de Philippe IV, l’auteur avait dû le prier pendant trois ans. Rubens a donné lui-même le commentaire fi ), et assurément il était nécessaire, de toutes

(i) Il est écrit de la main de Rubens, sur une éprem^e que possède la Bibliothèque de Bruxelles.

l’occasion, Rubens les

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