‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 310 sur 553 · LE COUROMNE.MENT DE LA REI.N'E · texte numérisé non relu

LE COUROMNE.MENT DE LA REI.N'E

(Esquisse pour la Galerie de Médicis. — Einacoihèque de Munich.)

lières d’Anvers, robustes viragos, fortement découplées et capables de traverser en barque l’Escaut par un gros temps?

Si, d’une manière générale, les sujets ayant trait à des faits historiques ont mieux inspiré Rubens que les données abstraites et purement symboliques, un génie aussi souple que le sien ne laisse pas de vous déconcerter par la diversité et la richesse imprévue de ses créations. Tandis que Henri IV partant pour la guerre d’A llemagne ne lui a fourni qu’une composition froide, compassée, d’une facture sèche, d’une couleur étouffée et triste, la Félicité de la Régence, improvisée en quelque sorte et peinte hâtivement à Paris, a été pour lui l’occasion d’une de ses œuvres les plus exquises. Ce n’est pas que l’allégorie ne s’épanouisse, avec ses banalités les plus rebattues, dans cette glorification d’un gouvernement dont la F rance avait plus pâti que profité. On ne saurait prétendre, non plus, que ce fût pour un artiste un programme bien séduisant de représenter, comme Rubens se l’était proposé, « l’état florissant du royaume, ainsi que le relèvement des Sciences et des Arts par la libéralité et la splendeur de Sa

Page 1