‹ Rubens; sa vie, son œuvre et son tempsChapitre 333 sur 553 · LES FILS DE RUBENS · texte numérisé non relu

LES FILS DE RUBENS

seulement que celui-ci possédait, entre autres ouvrages de son gendre, un portrait de cette fille. Ce portrait, aujourd’hui perdu, nous aurait probablement aidé à retrouver son image dans d’autres peintures où,

suivant toute vraisem-

blance, le maître l’avait introduite , ainsi qu’il s’est plu à îe faire pour la plupart des personnes de son proche entourage.

La galerie du prince Liechtenstein nous offre, en revanche, un superbe portrait de ses deux fils, dont une répétition, qui longtemps a passé pour l’original, appartient au Musée de Dresde. Mais à raison de sa couleur un peu jaunâtre, de son exécution plus timide et de la mollesse du dessin, surtout dans les mains, cette dernière est aujourd’hui considérée comme une copie faite, suivant toute apparence, du vivant du peintre et dans son atelier. Au surplus, outre son mérite supérieur, un détail confirme l’authenticité de l’exemplaire du prince Liechtenstein. L’examen du panneau sur lequel il est peint nous montre, en effet, que primitivement il ne comprenait que les bustes des deux jeunes garçons et que c’est au cours de son travail que Rubens s’est décidé à le faire grandir de façon à les représenter en pied et debout. Albert, l’aîné des deux, vêtu d’un costume noir à crevés blancs, tient un livre sous son bras droit et

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