TABLEAUX PEINTS EN ESPAGNE
paraissaient à lui-même les plus avantageuses pour la politique de l’Espagne. En même temps qu’il manifestait ainsi les ressources et la pénétration de son esprit, Rubens observait en toutes choses le tact et la réserve que lui commandaient les circonstances. Aussi aux préventions qu’avant son arrivée le roi avait conçues contre lui, succédaitbientôtune faveur croissante. C’est probablement pour plaire à Philippe IV qu’il s’était décidé à remanier le tableau de V Adoration des Mages que, peu après son retour d’Italie, il avait peint en 1608 pour l’Hôtel de Ville d’Anvers et qui, après la disgrâce de Rodrigo Caideron à qui il avait été offert, était devenu la propriété du roi d’Espagne. Il faut bien avouer cependant que l’œuvre n’avait pas gagné à ces