‹ Rudiments de la langue arabe de Thomas ErpéniusChapitre 18 sur 91 · DU VERBE EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

DU VERBE EN GÉNÉRAL

L'expression primitive du verbe, celle qui sert de base à toute la conjugaison, en est la racine : par suite, on appelle radicales les lettres qui la composent , et serviles celles qu'on ajoute pour la formation des dérivés, des temps , des personnes , des nombres , des genres et des substantifs , et qui sont : ^ ^ <j yi^o!, et les quatre suivantes J à o v> qui servent de conjonctions.

Chez les Arabes, la racine est la troisième personne singulière masculine du prétérit; elle ne peut avoir moins de trois lettres, comme J^j, «il a aidé;» 5^*,

«il a étendu;» ni plus de quatre, comme jia*j>, «il a

violé ; » jè-jè- > « il a râlé l. »

Six choses sont à considérer dans le verbe : i° la qualité, i° la conjugaison, 3° le temps, l\° le nombre, 5° la personne, 6° le genre.

1 Si quelques verbes paraissent s'écarter de cette règle, ce sont des formes dérivées dont il sera question plus loin, formes provenant d'une racine trilittérale ou quadrilatérale inusitée; ainsi ^Ljjot serait la troisième conjugaison de la racine inusitée

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