‹ Rudiments de la langue arabe de Thomas ErpéniusChapitre 67 sur 91 · DU NOMBRE · texte numérisé non relu

DU NOMBRE

H y a trois nombres, le singulier, le duel et le pluriel ; exemples :

Singulier : ëj^> (( un v°îeur; » » <(Un bomme. »

Duel: yLS;L-l, «deux voleurs;» ^ — =rj , «deux hommes. » 5

Pîuriel : tlrt;^» , «plusieurs voleurs;» JW? , «plusieurs hommes. »

Le duel se forme par l'addition de <jî , sans aucun autre changement, comme on le voit par les exemples donnés.

Cependant le * féminin se change en £; exemple : iLjJ, avilie,» yUl»^, «deux villes.»

^ et à la fin des mots , quiescents après fatha ,

LIVRE III, CHAPITRE V. 85 suivant leur troisième règle de permutation, deviennent

■fi y y y y

mobiles ; ex. , « enfant , » (jU*i . « deux enfants ; »

Uxs, «bâton,» yîy<xfi , «deux bâtons.»

Les noms terminés par \ servile le changent en ^ ; ex. i-o , « chose jaune, » y^^- — *— » , «deux choses jaimes ;» mais î radical reste; ex. £y — «partie,» <j[?=r , « deux parties , » à moins qu'il ne soit mis à la place de ^ ou de ^ , suivant la dernière règle de ^ et ^ • car alors on peut indifféremment le conserver ou le changer en 3 ; exemple : £ )z>j , « vêtement, » (j^^j

et ytjbj.

Le pluriel se forme du singulier de deux manières , régulièrement et irrégulièrement. La première manière s'applique principalement aux noms propres des êtres raisonnables, et aux adjectifs formant leur féminin par l'addition de », lorsqu'ils s'appliquent à des êtres raisonnables. Elle consiste à ajouter au masculin ^ ; ex.

<X»jg , Mahomet, \ |

^« Aidant, F ] uVf^

S , \ pluriel, / „ j ,

Zjf> Joyeux, 1 1 ijy^f

, Prophète » I 1 U 5***

et au féminin , en supprimant le s ; exemples :

^t-j^o , Marie , j e^Lç^*

aj^-oL , Aidant, F j e^î^-oU

g/ , \ pluriel, / 5 / ,

iijfcyi , Joyeuse , i j c^L*.

<xaa3 , Propnétesse.

car si fait et si ou y*Sj fait ,

cela a lieu d'après la première règle de ^ et & .

Mais les substantifs féminins parfaits (c'est-à-dire ne dérivant pas de verbes imparfaits) de forme simple, ou composée seulement par l'addition de * , dont la moyenne radicale a djezma, le changent au pluriel en une voyelle semblable à celle de la première radicale; exemples :

«Xsà , Dàd, \ i cyî«Xes

i «rime ^

^ r\- noms ' t

, Dioumr, > , r < cy)

iT J de iemmes, ] iT

<XÀib , Hind , / ' c^î <Xà£

iOuai , Ecuelle , oU^S

gyo 5 ^

, Sorte d'arbre, oî)Ju*i

gyQ > S *j >

iUX> , Vent , c^UX>

Cependant ceux dont la première radicale a damma ou hesra peuvent aussi conserver le djezma, ou le changer en fatha.

Le pluriel irrégulier qui s'applique à la plupart des noms ne se forme point par l'addition de <jj ou de

LIVRE III, CHAPITRE V. 87 c^î . Ses formes principales sont au nombre de vingtdeux , savoir :

Syy y

èy y j

S j ut-

iples

ix« ^ 5 ✓ ^

iii , Chambre , ô ^ jt*Xs>« , Muraille ,

y yQ ï 5 O ^

^1 , Rouge, iô^jj, Outre,

J^=^-j , Homme, Jl>>

j^j , Semence, j^y^

<^}Us> , Frappant, Vy*^

Joo\^, , Parfait, *\*^>

, Jetant, 5^5 , Singe ,

kj^aè , Rameau , étiras-

Syy

éy o j

, Visaj

Pluie

, Collier,

, Marmite, (y^^o

JW& , Gauche, JoUw

p^sjp , Enfant, (jUA£

v-JUUw , Toit, ylÂSû*

\ r>&> \ j <-X*~&> , Noble, ^li,

Page 1