‹ Rudiments de la langue arabe de Thomas ErpéniusChapitre 82 sur 91 · LIVRE III, CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE IX

PLURIEL. DUEL. SINGULIER

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Au reste, ce pronom relatif n'admet pas devant lui de lettres serviles, à l'exception de ^ J à ô , et s'emploie très-rarement en régime. On y supplée de la manière suivante : au lieu de <s^^ 1 ({Par lequel, » on dit <£<>Jî ; au lieu de > (( duquel, » on dit

&m ^«>Jî ; au lieu de o^ij ^«^Jl , « que j'ai vu , » on

dit aJûÎj <£^î •

On considère aussi comme pronoms relatifs, mais renfermant en eux-mêmes leur antécédent , ^ , « celui qui, ceux qui, quiconque,» et U , « ce que, quelque chose que; » le premier s'applique aux personnes, le second aux choses, et tous deux sont souvent interrogatifs.

Quant à ^ , « quel, » c'est un substantif interrogatif, et il régit l'autre substantif au génitif; ex. uué» ^ , <( quel livre ? »

Les afïixes joints aux noms expriment la possession et représentent nos pronoms possessifs : avec les verbes, ils expriment le plus souvent le régime direct; quelquefois cependant le datif, surtout lorsque suit un autre accusatif. Ce sont :

personne.

com.

Moi.

SINGULIER

2e personne.

3e personne.

ii) masc.

6 masc.

Toi.

Lui.

à Jém.

jém.

Toi.

Elle.

DDEL.

L«o^7 com. \mtJb com.

Vous deux. Eux ou elles deux.

PLURIEL

Lj com. masc. ^A^ masc-

Nous. Vous. Eux.

(£y^> fém. (jjb Jém.

Vous. Elles.

On emploie 3 au lieu de ^ avec les verbes et avec les particules terminées par^. Ils ne changent jamais, seulement ~ ~ ^ - 5 changent clamma en kesra lorsqu'ils sont précédés immédiatement par un kesra, ex. (i^; ou par ^ privé de voyelle; ex. «dans

lui ; )> aaX* , « sur lui ; » et & au lieu de itasra devant lui, prend fatha sur lui lorsqu'il est joint à un mot terminé par une des lettres & } 5 privée de voyelle; ex.

Ulki* , a péchés , » ^UUai*. , « mes péchés ; » ^L— , «deux enfants,» ^U^è, «mes deux enfants;» ^y**&s> ,

«de deux enfants,» «de mes deux enfants;»

LIVRE ITI, CHAPITRE IX. 107 (j-A^«a.« , « des fidèles , » ^^-fc^*** , « de mes fidèles ; » et de même aussi, de y^k*** on a , suivant la cin-

quîème règle de ^ : , « bâton , » — tk& , « mon bâton ; » ^»îj , « archer, » ^ , «mon archer; » il disparaît quelquefois après kesra, et fréquemment au vocatif; ex. <~>j , «mon seigneur,» et presque toujours lorsque précède un autre ^ provenant de hamza, ex. ^LL&-I , «mes amis;» ^LjÎ , «mes pères;» de même ^— j se remplace par y ; ex. --wajî , u aidez-moi. »

Ils n'apportent aucun changement aux mots, si ce n'est que :

Dans les noms , ils font disparaître le y , marque du cas, ainsi qu'il a été dit plus haut, et, de plus, ^ la dernière voyelle ; ex. *N? , « main ; » , « ma main ; » ils changent le s féminin en cy; ex. iC$ , «tante;»

dU-S , (( ta tante ; » et hamza final en j ou ^ , suivant la première règle de î .

Dans les verbes , ils chassent le î muet après ^ ; ex. Ijgjjiaj , a ils aidèrent; » b^ai , « ils nous aidèrent; » et ils ajoutent^ à la terminaison ; ex. ^Jy^j . « vous aidâtes ; » s^-wai.

Dans les uns et les autres , ils laissent indifféremment subsister ou changent en \ quiescent le & final quiescent après fatha, avec la valeur de î: ex. , « il a

jeté;» aU; et * a , «il l'a jeté;» «enfant;» «ui et AAxi , « son enfant. » Dans les particules , ce &

s us

forme diphthongue ; ex. <j} , « vers ; » aaJ} , « vers lui. »

Les affixes peuvent aussi, avec les verbes, s'employer séparément, en leur préposant Q 1 ; ex. , ^\ — j],

sss s < S * ' s

etc. vibj-«? et a\>l <~?yà , «il fa frappé. »

Les pronoms réciproques se rendent par le mot

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