‹ Ruelles, salons et cabarets (volume 3)Chapitre 11 sur 23 · LA VIEILLE-AMOUREUSE · texte numérisé non relu

LA VIEILLE-AMOUREUSE

Hé ! de grâce , apaise la flamme Qui pour toi dévoue mon âme ; Viens, mon cœur, tirons-iious à part.

LE VERT-GALAXT.

Il est trop tard.

l'occasion.

Mes bonnes gens, trêve de passion!

Il faut de meilleurs pieds , une meilleure vue Pour retrouver l'Occasion Après l'avoir perdue.

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l'avour.

Tous les plaisirs ont leur saison :

Aimez , mortels , mais à l'âge où l'on aime , Que tout TOUS plaît , que vous plaisez vous-même , Et qu'il est beau d'avoir moins de raison '.

Remercions le chroniqueur du Samedi de nous avoir conservé cette pièce , qui réhabilite â nos yeux Madeleine de Scudéry. Désormais, Sapho n'est plus la « nymphe » que Ton représente éternellement guindée , ne parlant que du renversement de sa maison , comme on parlerait de la chute de T empire romain ; elle savait rire , — nous sommes désarmé. Nous nous sentons plus disposé à lui tenir compte de la trace, du reste ineffaçable, qu'elle a laissée dans r histoire littéraire , et qui la distinguera toujours des huit cents

Pousseuses de tendresse et de beaux sentiments ,

énumérées dans le dictionnaire de Sa umaise. Celles-ci ne nous ont légué , en se cotisant , que le néologisme « obscénité » . Véritable legs de précieuses ! Ne trouvez-vous pas, pour achever d'un trait leur croquis, — que , sauf la naïveté , elles ressemblent à cette pu- 'dique Vénus dont la main montre ce qu'elle est censée cacher ? •

De la rue de Beauce à la rue des Tournelles la distance n'est pas grande ; allons rendre visite à Ninon de Lenclos.

^ Manuscrits de Conrart , in-4o , t. V , p. 127-133.

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