‹ Ruines cléricales [microforme]Chapitre 34 sur 53 · CRETE RE · texte numérisé non relu

CRETE RE

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Cette fois, par exemple, cela ne réussit pas aussi bien.

L'évêque avait ouvert l'œil, et aussitôt que la nouvelle de la fugue lui parvint, il dépêcha à ses trousses l'émissaire qui l'avait si bien servi la première fois et qui fut assez héureux pour rattrapper son homme à Duluth et le ramener sain et sauf ;

Il gagnait encore chez les Mormons.

Maintenant, cela n'empêche p*s que le grand-vicaire n'a pa sobtenu ce qu’il voulait : il a rendu cet homme intelligent impossible dans le diocèse et permis la nomination à la place qu’il eût pu convoiter, d’une prétentieuse nullité ferrée sur les seize propositions.

La population du diocèse qui sait et qui voit ces choses là ne pourrait-elle donc pas profiter des circonstances qu'offrent eux-mêmes les auteurs de ces coupables inconséquences pour établir les relations du cléricalisme et du laïcat sur un autre pied ?

Il-faut tout l’aveuglement de la secte religieuse ou toute la confiance qu'elle a dans sa force et dans le servilisme de la population pour entamer les luttes et les conflits auxquels nous assistons journellement.

Le fait est que tout ce monde se mange, se dévore à belles dents.

Sulpiciens et jésuites; dominicains et séculiers, tout ce personnel disparate est rongé par toutes les ambitions ou les mauvais desseins.

Et tous tombent dans le même panneau, se prennent aux mêmes branches, sans pourtant y laisser autant de leur prestige qu'on pourrait le croire.

Seul, par exemple, un certain ordre bien populaire, au début dans notre pays, vient de recevoir un atout dont il aura du mal à revenir.

Nous voulons parler des dominicains, les prédicateurs à la mode.

Leur succès se conçoit :

La tête de l’orateur se détache, à demi encadrée par

capuchon noir,pendant que les bras étendus déploient

s manches de la rebe, larges et blanches.

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