O MARIN, N.P
Ce protêt est resté sans réponse et les procédés judiciaires vont commencer immédiatement.
De l'issue du procès dépend le sort de la liberté de parole et de la liberté d'action du citoyen au Canada.
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‘“ Ci-git un monde mort pour cause de folie.” AUGUSTE BARBIER.
Nous n'avons pas voulu donner à ce chapitre le titre banal de conclusion.
En face des désastreuses erreurs que nous avons étudiées, des fautes impardonnables que nous avons signalées, des monstruosités que nous avons flétries, nous ne nous sentons le courage ni de conclure nousmêmes ni d'indiquer une conclusion à nos lecteurs.
Si pénible, si navrante est l'impression qui ressort de ce moncezu de preuves et de faits, qu'il doit nous être toujours permis de songer que l’excès du mal doit fatalement amener la réact'on, et que nous avons encore à espérer la réapparition d’une période d'honneur, de loyauté, de grandeur comme celle qui signala les débuts de la noble cause dont nous déplorons maintenant la sinistre perversion.
« Pleurez, filles de Jérusalem !” pleurez, Canadiens, sur les ruines dé vos belles illusions, mais aussi, que les larmes n'obscurcissent pas vos yeux au point de vous masquer l'aurore d’un siècle de liberté qui s'ouvre pour vous, l'aube des grands jours de demain qui commencent à luire pour: votre race opprimée.
Les grandes causes appellent les grands cœurs.
Haut les cœurs ! vous tous qui nous lisez : prêtres, artisans et cultivateurs. Secouez le fardeau d'iniquite aui pèse sur VOS épaules,
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La réforme ne s'acquiert qu'au prix du sacrifice et le vieil arbre ne reverdit pas avant que les branches moussues et pourries aient été émondées.
La vieille masure dont les pans noircis sont délabrés faute de soin et de prévoyance peut encore servir à abriter le troupeau, si le berger se met courageusement à l'œuvre pour reconstruire pierre à pierre Îles ruines entassées par ses prédécesseurs.
Mais, faites vite, le temps presse !
L'avenir échappe au contrôle des hommes, 1l ne nous est pas donné de le reculer.
Après les folies dont un siècle de despotisme a’été témoin, assurons une ère de calme, de recueillement, de relèvement.
Personne plus que nous ne travaillera, pour aider notre population dans cette œuvre aussi saine que patriotique.
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