‹ Rupture sous-péritonéale du duodénumChapitre 5 sur 19 · AO ES · texte numérisé non relu

AO ES

Tout d’abord, pourquoi, dans les statistiques de Guibé, trouvons -nous une abstention aussi forte, une difficulté aussi considérable dans la découverte de la lésion, et des succès aussi rares ?

Certes, beaucoup d'observations sont antérieures à l’époque où la grande valeur et la précocité de la contracture abdominale fut révélée et divulguée par Hartmann. Mais il y a aussi d’autres éléments qui expliquent le petit nombre d’opérés et le peu de succès thérapeutique.

‘10 Le premier est le silence de plusieurs heures, parfois de plusieurs jours, entre l’accident et l’apparition des premiers symptômes.

20 Le second, peut-être plus important, est la multiplicité fréquente des lésions.

multiplicité des lésions duodénales : celles du segment intra-péritonéal, bien visibles et bienaccessibles sont alors traitées, celles du segment sous-péritonéal passent inaperçues ;

coexistence d'autres lésions intra-péritonéales. Plus bruyantes, plus perceptibles, elles attirent l’attention, alors que la lésion duodénale, moins évidente, peut échapper à l'examen, La chose est possible; cependant l’autopsie a montré qu'il existait dans certains cas une lésion duodénale, mais que son importance avait peut-être échappé à l'esprit de l’opérateur.

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