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accidents méningés. Il y a 1 ou 2 mois étaient survenus quelques vertiges, n'ayant jamais entrainé de chute ; ces vertiges auraient disparu sous l'influence de quelques purgations et d'un traitement de quelques jours, probablement ioduré. Les renseignements rétrospectifs que nous a fournis la femme ne nous ont permis de décéler à cette époque ni essoufflement, ni palpitation, ni angor.
L'AUTOPSIE pratiquée 24 heures après la mort nous a montré :
Des reins très congestionnés, pesant 140 et 150 gr., uniformément rouges, et où il est difficile de différencier la substance corticale d'avec la substance médullaire.
Des poumons, d'aspect rouge vineux, congestionnés, üigrés d’anthracose ; à la base du poumon gauche, un foyer d’apoplexie pulmonaire ; aux deux sommets, un peu d’emphysème. Adhérences pleurales anciennes et très résistantes à gauche.
Le cœur présentait surtout des lésions intéressantes : dès l'ouverture de la cage thoracique, nous sommes frappés par l'augmentation de volume du péricarde que la main sent nettement distendu par une quantité considérable de liquide.
Péricarle : La face externe présente par places quelques trainées blanc nacré et, vers la base, de petites granulations irrrégulières, blanches, qui semblent être les restes d’un processus de péricardite chronique ancienne.
L'ouverture du péricarde donne issue à 520 gr..de liquide hématique noir contenant quelques caillots brunâtres ; séparés de la partie liquide, ils pèsent 280 gr.
Sur le feuillet viscéral, nous constatons quelques taches laiteuses irrégulières, de la dimension d’une pièce de 50 centimes.
Muscle cardiaque : Aspect rouge normal. Graisse abondante à la base du cœur et le long des vaisseaux. La
RO EN paroi du ventricule gauche mesure {7 millim. d'épaisseur au niveau de sa partie moyenne. Celle du ventricule droit, presque entiêrement graisseuse, n'a qu'une couche musculaire de ? millim.
Pas de caillots intracardiaques.
Poids total avec la portion thoracique de l'aorte : 480 gr.
Endocarde : Normal au niveau des diverses valvules qui sont suffisantes. Toutefois, la base des sigmoïdes aortiques présente de la transformation crétacée.
Aucune de ces lésions n’expliquant l'épanchement sanguin considérable dans le péricarde et la mort consécutive, nous examinons minutieusement l'aorte.
L’aorte présente, à partir de son émergence hors du ventricule gauche, une dilatation régulière dont la circonférence au niveau de la sous-clavière gauche mesure 12? centim. 5 ; elle diminue de calibre immédiatement après, pour se renfler à nouveau 5 centimètres au-dessus. Le calibre ne redevient à peu près normal que lorsque l'aorte passe dans l'abdomen.
Le tronc artériel brachio-céphalique est lui aussi notablement dilaté après son émergence sur une hauteur de o à 6 centimètres.
Un éxamen attentif montre à la face postérieure de l'aorte, à 2 centimètres au-dessus de la sortie du cœur, correspondant à la cavité péricard'que, un petit pertuis, très pelit, qui avait passé inaperçu à un examen superficiel ; cet orifice superficiel, dont la dimension n'excède pas 1 millim, ou 2 millim., est situé au centre d’une région amineie, faisant saillie dans la cavité péricardique.
De plus, au niveau de la partie inférieure de là portion thoracique, et sur une zone des dimensions d'un frane environ, le tissu fibreux qui entoure l'aorte présente une infiltration sanguine, et la palpation, qui nous donne lPim-
L'epre pression d’une aorte irrégulièrement épaissie, montre en ce point une épaisseur plus grande.
L'aorte est sectionnée : la face interne est blanc rosé, gaufrée, avec quelques petites zones blanchâtres, traduisant un processus d’athérome. À 1 centim. 1/2 au-dessus des valvules sigmoïdes, on voit un petit orifice linéaire ressemblant Âssez, au premier abord, à l'orifice d’une petite artère branchée sur le tronc de l'aorte : cet orifice donne accès à une petite dilatation anévrismatique de la paroi, de la dimension d'un pois. C'est cette dilatation qui s’est rompue sur l’orifice signalé sur la paroi externe et a donné lieu à l’épanchement intrapéricardique.
Si l’on éxamine mieux l’orifice de la perforation, on constate qu'il n’est pas franchement linéaire, mais plutôt anfractueux et déchiqueté.
Cet orifice communique directement avec l'orifice externe, sans trajet intermédiaire.
EXAMEN mSTOLOGIQUE dû à l’obligeance de M. le professeur Bosc. — « L’endartère très épaissie présente une dégénérescence gélatiniforme avec infiltration calcaire disposée par traînées ; vers la profondeur, il existe une prolifération encore non complètement éteinte. La {unique moyenne esi le siège d'une infillration nodulaire à plasmazellen constituant des foyers réunis par des lraïnées parallèles à la paroi ou dirigées dans tous les sens (éloilées) et qui dissocient toute son épaisseur, constituant par place des placards de dégénérescence ou de désagrégalion.
» Ces foyers se poursuivent dans toute l'épaisseur très augmentée de la {unique externe, où ils deviennent très volumineux, apparaissent nettement périvasculaires et conslitués par des plasmazellen lypiques.
» Il s'agit d’une arlérile d'origine syphililique avec prédominance d'endartérite et dissocialion de la tunique moyenne par des foyers proliféralifs aboutissant à la nécrose, et que l’on peut interpréter comme de pelits foyers gjommeux microscopiques. » ;