LE): PURE
b) Une chute d’un lieu élevé sur un corps dur, portant sur le flanc gauche. ;
Notre observation 3 se rattache indirectement à cette deuxième variété de causes. Le blessé de cette observation se trouvait à l’intérieur d’un camion de ravitaillement chargé de caisses et fut, à la suite d’une collision, projeté avec une extrême violence contre ces caisses, qui lui occasionnèrent des contusions crâniennes et lomboabdominales.
c) Plus rarement un coup violent, tel qu’un coup de pied de cheval. <
Les causes révélées par 2 de nos cas
Dans nos deux premières observations. il s’est agi d'accidents de luge. Les mécânismes: étaient différents dans chacun de ces cas.
Dans lobservation 1, le jeune soldat, lancé à toute vitesse avec sa luge sur une piste glacée, fut précipité dans un trou de 2 mètres de profondeur, et vint heurter violemment, avec son flanc gauche, le 1ebord de sa propre luge, qui l’avait accompagné dans sa chute.
Dans l’observation 2, le jeune garcon dérapa avec sa luge également à grande allure sur piste glacée, en voulant passer entre deux arbres, et fut projeté contre l’un d’eux, toute la violence portant sur son flanc gauche.
Il nous paraît vraisemblablement qu'avec le développement incessant des sports d’hiver, cette étiologie se retrouvera plus souvent à l’origine des lésions associées de la rate et du rein gauche. .
Les causes prédisposantes
Dans les ruptures associées où l’importance du traumatisme causal est tellement manifeste, il paraît presque superflu d’envisager des causes prédisposantes ;
de
néanmoins, nous ajouterons, comme l’ont fait la plupart
des auteurs, quelques remarques au sujet de l’âge et du sexe des sujets les plus exposés à ces accidents, et surtout, de l’état antérieur des organes traumatisés,
Age : Tous les auteurs signalent un maximum de fréquence entre 10 et 30 ans. Nos 3 cas confirment cette prédominance chez les sujets jeunes, nos blessés ayant eu respectivement 13, 22 et 26 ans au moment de l’accidents
. Sexe : Les hommes, plus sujets aux gros traumatismes, semblent plus souvent atteints. Là encore, nos 3 cas
“confirment cette notion devenue classique.
Etat antérieur des organes lésés : Dans nos 3 cas, il s'agissait de sujets parfaitement sains, sans aucuné târe, et dont la rate et le rein se sont révélés à l'opération parfaitement indemnes de tout signe macroscopique d’une affection aigüe ou chronique quelconque.
Cette notion est généralement-admise par les auteurs.
Il est vrai que, certains d’entre eux, en particulier les Algériens, ont eu souvent à extirper des rates paludéennes, ayant peut-être plus de tendance à la rupture que les rates saines. D’autres ont insisté sur la fragilité de certaines rates se rompant à l’occasion de traumatismes minimes.
Mais ce qui est vrai pour la rate, ne semble pas l’être pour le rein, les processus pathologiques ayant souvent plutôt tendance à donner à cet organe une solidité plus grande, de sorte que ces deux tendances opposées, se contrebalançant, dans une certaine mesure, ne paraissent pas prédisposer ceux qui en sont porteurs, aux ruptures associées.
11 résulte de cette brève étude étiologique, qu’il faut penser à une rupture associée de la rate et du rein gauche, chaque fois qu’un blessé a subi un très violent traumatisme de la région du flanc gauche.