‹ Ruptures associées de la rate et du rein gaucheChapitre 13 sur 48 · Dans les travaux sur les ruptures du rein · texte numérisé non relu

Dans les travaux sur les ruptures du rein

DATE AUTEUR TOTAL DES CAS RUPTURE DE LA RATE: POURCENTAGE ‘1908 LARDENNOIS °770 9 1,1%

Ces dernières années, tous les auteurs signalent des proportions bien plus élevées. Mais comme le total des observations auxquelles chacun fait allusion, est relativement faible, il serait inexact d’attribuer à des pourcentages ainsi établis une valeur réelle, à

Nous n’en donnerons comme exemple que nos cas personnels. Nos 3 cas de ruptures associées sont, en même temps, les 3 seuls cas de rupture de chacun des deux organes observés pendant les 9 mois où fonctionna notre formation chirurgicale. L'idée ne nous effleure pas, évidemment, de faire état d’une statistique où les ruptures associées seraient à un pourcentage de 100 %,.

Cependant, une conclusion pratique nous semble découler de ces diverses constatations : c’est que l’association de rupture splénique et rénale gauche est nettement plus fréquente qu’on ne le croit en général, et l’est

D ire

suffisamment pour que le chirurgien, intervenant sur lun des organes, même si cliniquement il n’a pas soup-

çonné l'atteinte de l’autre, De SYSCRANQUENERT l’état de ce dernier.

La cause déterminante

Il convient d'éliminer tout de suite de notre description toutes les causes de traumatismes ouverts, et, en particulier, les projectiles de guerre.

Nous n’envisagerons, avec tous les auteurs qui ont étudié la question, que les traumatismes fermés dûs à diverses variétés d’accidents.

Cette remarque restrictive nous a paru utile, car tous nos cas proviennent d’une formation chirurgicale de Pavant assez active, où a été traité pendant la même période un cas de rupture associée de la rate et du rein gauche par éclat d’obus.

Les circonstances de l’accident révélèrent, dans 2 de

nos 3 cas, une étiologie qui n’avait pas encore été signalée antérieurement ; nous examinerons rapidement les causes révélées par ces 2 cas.

Les causes habituelles

Tous les auteurs sont d'accord pour constater que la rupture associée reconnaît pour cause, dans la totalité - des cas, un traumatisme très considérable. Par ordre de fréquence décroissante, on trouve surtout :

a) Des accidents de la circulation, d'automobile ou dé motocyclette, soit par passage d’une roue de véhicule sur le flanc gauche de l’accidenté, soit par écrasement entre le véhicule et un obstacle quelconque,

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