‹ Ruptures associées de la rate et du rein gaucheChapitre 27 sur 48 · A OP · texte numérisé non relu

A OP

cas, grâce à une thérapeutique active et appropriée, ou même spontanément, si le shock n’a pas été trop intense, le blessé sort peu à peu de son état de collapsus, et, objectivement, on observe une, amélioration de tous les symptômes. Ensuite, après un temps plus ou moins long, les symptômes d’anémie s'installent, sans qu’il soit toujours aisé de séparer la période du shock initial de celle de l’anémie progressive.

Ce shock immédiat n’est, en effet, pas dû à l’hémorragie qui n’a pas encore eu le temps de se manifester, mais, comme le remarque Jean QUÉNU, il s’agit plutôt de phénomènes d’inhibition nerveuse, dûs à un mécanisme réflexe d’origine sympathique, à la suite d’un tranmatisme très violent.

| Sur un point nous nous séparons un peu des notions ‘ affirmées antérieurement, c’est au sujet de la constance déees phénomènes de shock. LATHURAZ-VIOLLET, en particulier, écrit que le shock ne manque presque jamais, et il ne cite qu’un cas sur 48 observation où le shock était

à peu près inexistant. ‘

Dans nos 3 observations, seul le blessé de l’observation 1 en présentait d’une manière absolument classique tous les symptômes moins de 3 heures après l’accident. : ;

Dans nos deux autres observations, ces phénomènes faisaient entièrement défaut.

- Dans l’observation 2, l’enfant n’avait, pendant les premières heures, nullement inquiété les deux médecins qui avaient été appelés à l’examiner. Ce n’est qué progres- sivement, vers la 20° heure, que des symptômes d’anémie s’installèrent.

Dans l’observation 3, le blessé n’avait pas non plus présenté de-shock au début ; il avait été étourdi par le traumatisme, mais s’était très vite ressaisi ; ce n’est que vers la 10° heure que les premiers signes anémiques appa-

EE

rurent, et ne furent suffisamment nets pour commander sors : à EN l'intervention que vers la 16° heure. :

Un autre point sur lequel on n’a pas beaucoup

insisté dans les travaux antérieurs, et qui Roue de

l’inconstance . shock immédiat, c’est :

La possibilité pour le blessé de marcher après l’accident

Si, le plus souvent, il faut aller ramasser le blessé

à l'endroit même de l’accident, pour le transporter à un centre chirurgical, il n’est pas absolument exceptionnel qu’il puisse encore se déplacer par ses propres moyens. Batuy, dans sa communication à la Société. de Chirurgie, en 1935, insiste sur ce point, à propos d’un de ses cas. Parmi nos cas observés, seul le jeune blessé de l’observation 2 dû être ramassé. Même le blessé de notre observation 1 put se relever par ses propres moyens et

faire quelques pas avant que ne s ‘installent les phénomènes de shock. :

Quant à celui de l’observation 3, il marchait encore 4 heures après l’accident, et regagna à pied son lit, aidé par un infirmier, après traitement de ses plaies du cuir chevelu.

D’autres auteurs a également insisté sur cette particularité clinique, mais, en général, à PERRSS de ruptures isolées de la rate :

BRAINE rapporte un cas où un blessé continue à tra-

vailler, et n’est opéré que le: AURA HeRE jour malgré une

rupture de la rate.

OUDART signale le cas d’un homme dont la rate était rompue, qui travailla encore pendant 2 heures, et rentra chez lui à pied. :

Il semble donc que si, le plus souvent, le blessé atteint d’une rupture associée de la rate et du rein gau-

er

He

Pa

che ne peut plus bouger après son accident et entre rapidement dans un état de shock intense, dès les premiers instants, il faudrait se garder d’exclure des lésions graves devant le peu d'intensité ou même l'absence de ces symptômes.

__ La vieille règle se confirme de manière absolue Tout traumatisme de l’abdomen doit être tenu sous - surveillance chirurgicale très attentive pendant plusieurs heures, avant qu’il soit permis d’affirmer que le traumatisme n’a pas déterminé de lésions viscérales importantes.

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