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ETUDE CLINIQUE

. A) SYMPTOMATOLOGIE

Nous passerons en revue la symptomatologie des : ruptures associées de la rate et du rein gauche, en insistant sur les particularités sémiologiques mises plus spécialement en évidence par nos cas personnels. Les symptômes seront :

D'une Part, des symptômes propres à chaque organe.

"Ces signes, qui sont fonction des lésions anatomiques, seront très variables d’un cas à l’autre, et, dans un cas déterminé, leur intensité respective sera très inégale.

Ce sont :

Des signes. abdominaux, révélant une hémorragie intra-péritonéale, et permettant d'orienter le diagnostic vers une rupture splénique. Ces signes sont très nombreux, mais ne sont que des symptômes de probabilité, et permettent rarement de poser un diagnostic précis, mais conduisent à l’intervention chirurgicale indispensable. |

Des signes rénaux, permettant de poser avec certitude le diagnostic de contusion rénale ; ces signes sont moins nombreux, mais pathognomoniques,

D'autre part, des symptômes moins précis, pouvant faire présumer une rupture associée. Ce sont surtout des symptômes généraux apparaissant aussitôt après l’accident, et liés à la violence du traumatisme causal.

Les symptômes du début, permettant d'émettre l'hypothèse d’une rupture associée.

Ce sont des signes résultant bien plus de fa violence du traumatisme, que des lésions qui en résultent au niveau de la rate et du rein.

Ils ne permettent aucune localisatoin, mais peuvent faire songer à la possibilité d’une rupture associée.

Le blessé a presque toujours été victime d’un traumatisme extrêmement violent dans la région du flanc. gauche ; le plus souvent, il ne peut plus se relever, et entre assez rapidement dans un état de shock plus ou moins marqué.

L’état de shock

Les signes en sont ceux de tout shock traumatique. Le blessé est subconcient, souffre d’une soif intense ; il est extrêmement pâle, la respiration est rapide et superficielle, le pouls est petit et fréquent, la tension. basse, les extrémités sont froides.

Son évolution est variable. Dans certains cas, il s’aggrave rapidement, et entraîne la mort avant même qu’on ait pu instituer une thérapeutique quelconque. Dans ces cas, c’est bien le shock qui est cause de la mort, plutôt que les lésions au niveau de la rate et du rein, qui n’ont pas encore eu le temps de se manifester. Dans d’autres cas, malgré une thérapeutique énergique, il ne s’améliore pas, et s’intrique avec des symptômes d’anémie suraiguë qui ne tardent pas à disparaître. Mais, dans de nombreux

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