‹ Ruptures associées de la rate et du rein gaucheChapitre 38 sur 48 · C) EVOLUTION ET PRONOSTIC · texte numérisé non relu

C) EVOLUTION ET PRONOSTIC

Il est évident que les cas nôn traités chirurgicalement, sont voués à une mort plus ou moins rapide par hémorragie. Tous les cas où l'on n’est pas intervenu, sont morts. on

Mais, même les cas opérés, et quelles que soient les interventions qui ont été pratiquées, ont encore un pronostic très sérieux. LATHURAZ-VIOLLET donné un pourcentage de 66,6 Z de mortalité. GOINARD adopte un chiffre voisin : 60 %. Les meilleures statistiques donnent encore 50 % de décès.

En groupant dans une petite statistique tous les cas publiés depuis 1930, et en y ajoutant nos 3 cas personnels, nous arrivons à 44 % de mortalité. Il semblerait donc que les succès opératoires se font un peu plus nombreux ces dernières années, mais en tenant compte de l’inexactitude d’une statistique établie sur des cas isolés, nous pouvons conclure que, conformément aux constatalions de la plupart des auteurs, le pronostic des cas , opérés de ruptures associées de la rate et du rein gauche comporte encore à l’heure actuelle, malgré les meilleures conditions opératoires, 50 % de mortalité environ.

Il convient de faire une place à part aux cas où la rupture associée se trouve compliquée par l'existence d’autres lésions abdominales, thoraciques ou même crâà-

RTE niennes. Tous les auteurs sont d’accord pour dire que. dans ces cas, le pronostic est encore infiniment plus sombre.

C’est ainsi que le blessé de notre observation 3 est mort, semble-t-il, au moins autant des suites de sa commotion cérébrale ; que de celles de ses lésions abdominales dont le traitement, qui avait été fait dans de bonnes conditions, permettait d’espérer un meilleur résultat.

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