‹ Ruptures associées de la rate et du rein gaucheChapitre 48 sur 48 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. Les ruptures associées de la rate et du rein gauche, sans être fréquentes, sont loin d’être exceptionnelles, et ont suscité, depuis 1930, date des premiers travaux d'ensemble sur la question, uñh nombre assez important de publications.

2. Il s’agit toujours de traumatismes considérables. Nous avons noté dans 2 de nos cas, des accidents de luge par différents mécanismes, comme cause de rupture associée de la rate et du rein gauche. Cette étiologie n’avait pas été signalée encore däns les travaux antérieurs. Æ

3. Si le traumatisme du rein se révèle le plus souvent par une hématurie, dont l'importance n’est pas toujours en rapport avec l’étendue des lésions de cet organe, l’atteinte splénique, au contraire, peut être assez diffi- ‘ cile à mettre en évidence dans certains'cas, soit que les signes d’hémorragie interne soient imprécis, soit qu’ils se confondent avec ceux d’un volumineux hématome périrénal.

4. La lésion de la rate est presque toujours telle, qu'un traitement conservateur. ne peut être envisagé, et qu’on a obligatoirement recours à la splénectomie,

ets

Pour le rein, l’atteinte est parfois suffisamment discrète pour permettre une suture rénale ou même l’abstention complète. Mais, dans ce dernier cas, il pourrait sembler abusif de pärler de rupture rénalé, quoique les cas de ce genre soient inclus dans toutes les statistiques de ruptures associées de la rate et du rein gauche. C’est au même titre que nous admettons dans le cadre de ces ruptures associées, les cas, plus rares, où les lésions rénales prédominant nettement, exigent la néphrectomie, l’atteinte splénique pouvant être moins importante.

5. L'intervention la plus souvent pratiquée, est la laparotomie médiane susombilicale débridée vers la gauche ; néanmoins, dans certains cas où l'atteinte rénale est prédominante, il est justifié de faire une incision lombo-abdominale qui, chez les sujets jeunes. surtout, donne un jour suffisant pour intervenir successivement sur le rein, puis la rate.

Vu :

Le Président de Thèse :

Page 1