‹ Ruptures associées de la rate et du rein gaucheChapitre 5 sur 48 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Lorsqu’en septembre 1939, la guerre vint brusque-

ment mettre un terme à nos études médicales, nous terminions notre troisième année de spécialisation à la

‘ Clinique Gynécologique et Obstétricale de la Faculté de Médecine de Strasbourg, sous la direction de notre vénéré

Maître le Professeur. REEB.

Qu'il nous permette de lui exprimer ici les sentiments de respectueuse affection qui nous attachent à lui, et la très vive gratitude que nous lui garderons toujours

pour le bienveillant intérêt qu'il n’a cessé de nous témoi-

gner, nous fournissant tous les moyens de nous instruire } Ë , . »

et de nous perfectionner, tant en gynécologie qu’en obstétrique. Nous woublions pas que nous lui devons toute

notre formation dans ces domaines.

Notre but avait été de clôturer notre Internat et nos études médicales par une thèse de quelque importance sur un sujet de notre spécialité.

: Les circonstances en ont décidé autrement.

Notre première affectation comme médecin de corps de troupe, nous fit renoncer, pendant les premières semaines de la guerre, à aborder un travail qui n’aurait eu aucune chance de pouvoir être mené à bien.

Un providentiel hasard allait nous permettre d’orienter notre activité dans un sens bien plus adapté aux

nouvelles conditions de vie que la guerre avait créées. Nous eûmes la chance inespérée d’être appelé en qualité d’aide d'équipe. dans une formation chirurgicale de l'avant, que dirigeait le Médecin Capitaine Stulz.

Nous devons à la bienveillante sollicitude de notre. nouveau chef, que nous connaissions de réputation, mais sous les ordres duquel nous n’avions pas encore eu l'honneur de travailler, d’avoir pu nous perfectionner dans des conditions parfaites en chirurgie générale, et d’avoir été initié à la chirurgie de guerre.

Cest lui également, qui nous inspira le sujet de cette thèse, nous dirigea dans son exécution, nous prodiguant sans cesse ses conseils éclairés, et nous donnant les moÿens de nous documenter abondamment ; enfin, il en suivit la rédaction définitive qui, commencée en, Alsace, se termina quelque part dans Je Sud-Ouest, en juillet 1940. |

Il nous est difficile d'exprimer par des mots, les sentiments d’infinie reconnaissance que nous éprouvons * à l'égard de notre Chef ; il s'y mêle encore toute l’affec- . tion qui nous attachait à lui dès les premières semaines où nous fûmes sous ses ordres, mais qui fut scellée définitivement par les événements dramatiques que nous vécûmes ensemble pendant ces dernières semaines.

Nous tenons à remercier également le Médecin Capitaine KESSLER de nous avoir autorisé à publier une des observations qui figure dans notre thèse ; il nous procura également des documents bibliographiques qui nous furent très utiles. -

Le travail de bibliographie, que la guerre rendait très difficile, nous fut encore facilité par les Fichiers du Monde Médical ; nous nous élions déjà adressé plusieurs fois, et à diverses occasions, à cette agence de documentation, et nous avions toujours été très satisfait de la rapidité, de l’exactitude, et de la valeur des documents

; me

NÉ + fournis. Nous nous faisons un agréable devoir de le souligner une nouvelle fois. |

Nous sommes particulièrement heureux que M. le Doyen de la Faculté de Médecine de Strasbourg, le Professeur FORSTER, nous ait fait le très grand honheur d'accepter la Présidence de cette thèse ; il fut, en effet, notre premier Maître à Strasbourg. Nous garderons toujours un excellent souvenir des années passées à son Institut tant comme moniteur, que comme aide d’anatomie. Mais ce n’est pas que vers le Professeur d’Anatomie que va notre reconnaissance, c’est encore vers le Doyen de notre chère Faculté de Strasbourg. Plusieurs fois, au cours de nos études, nous avons dû avoir recours à lui dans des circonstances parfois délicates, chaque fois ïl sut nous donner le conseil qu'il fallait au moment opportun.

Nous attachons un prix imme-#è au fait que c’est ce Maître qui nous a initié à la science de base de. toute la Médecine, et nous a suivi tout au long de notre carrière universitaire, qui a bien voulu accepter de présider le dernier acte de nos études médicales.

À Rocamadour, le 12 juillet 1940.

na

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