‹ Ruptures associées de la rate et du rein gaucheChapitre 6 sur 48 · ET DÉLIMITATION DU SUJET · texte numérisé non relu

ET DÉLIMITATION DU SUJET

Les auteurs qui ont étudié la question des lésions associées de la rate et du rein gauche, résultant de traumatismes fermés au niveau de ces organes, les ont le plus souvent décrites sous le titre d'ensemble de « ruptures associées de la rate et du rein gauche ».

Il nous semble utile, au début de ce travail, de justifier les motifs qui nous ont fait adopter la même appellation qui, pour certains des cas étudiés, pourrait, à pre mière vue, sembler sujette à discussion.

Nous comprendrons dans le cadre des ruptures associées, deux groupes de faits :

— le premier comporte les cas où les lésions des deux organes sont telles, qu’elles commandent d’urgence l’ablation chirurgicale de la rate et du rein ; |

L= Je second comporte des cas où un seul des deux organes est atteint de lésions extrêmement graves, les

… dégâts observés au niveau de l’autre étant moins impor-

tants, et pouvant, parfois, D CHENE de traitement plus conservateurs.

Tous les auteurs décrivent une des variétés de: ce deuxième groupe, celle — certainement plus fréquente d’ailleurs — où l’état de la rate commande la splénecto-

in

mie, alors qu’un traitement moins radical est souvent possible pour le rein.

Ce sont les cas les mieux connus, grâce à des symptômes rénaux très fidèles qui permettent le diagnostic de ces lésions même très discrètes de cet organe.

Les cas, plus rares, où il s’agit, au contraire, de lésions prédominantes du rein, les lésions spléniques étant beaucoup moins marquées, nous semblent devoir occuper, au même titre que les précédents, une place non négligeable dans le cadre des HO associées de la rate et du rein gauche. È

Si ces cas sont moins nombreux dans la littérature, c’est sans doute parce qu’ils sont moins souvent diagnostiqués. Il n’existe pas, en effet, pour révéler de petites lésions spléniques, de signe pathognomique de la constance et de la valeur d’une hématurie.

Tous ces cas, séparés par la notion de lésions anatomiques de degré très différent au niveau des deux organes, représentent néanmoins un groupe ee homo-

gène. 7 Une même symptomatologie, à des nuances d’inten-

sité près, les mêmes problèmes diagnostics, la nécessité commune à tous les cas d’une intervention chirurgicale, qui, en général, conduit seulement-à faire le bilan exact des lésions respectives des deux organes, justifient, à notre avis, le classement de tous les cas envisagés cidessus, dans un groupe unique sous le titre de « ruptures associées de la rate et du rein gauche ».

Les cas que nous avons eu l’occasion d’observer illustrent, chacun, un type.différent de ces IéS10ns associées :

— le premier représente la rupture associée classique avec destruction importante au niveau des deux organes ; ,

— les deux autres entrent de la catégorie des cas

Lara rie

où les lésions d’un des organes prédominent nettement sur l’autre ; — l'observation 3 est un cas d’ éclatement de la rate, avec atteinte plus discrète du rein gauche ; : — l'observation 2 est caractérisée par une prédominance rénale nette, avec des dégâts moins importants au niveau de la rate.

Cu

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