‹ Ruptures de l'aorteChapitre 15 sur 39 · RES RE · texte numérisé non relu

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continue son travail jusqu'à la fin du jour. Le soir il éprouve un malaise et un besoin trompeur d'aller à la selle. Comme il se dispose à satisfaire à ce besoin, il tombe par terre et meurt.

Autopsie. — Extérieurement, une vaste ecchymose occupait la partie postérieure du tronc depuis la région pectorale jusqu'aux fesses. Les organes encéphaliques étaient sains : les intestins et l’estomac étaient jaunâtres et dans quelques endroits colorés en rouge ; tous les autres viscères étaient sains. La cavité gauche de la poitrine renfermait une quantité immense de sang dont la sérosité et la fibrine étaient séparées, et dont on pouvait évaluer la quantité à 9 litres.

Le poumon, le cœur, le péricarde étaientsains, mais l’aorte descendante offrait une déchirure du diamètre d’un demi-

pouce environ à la hauteur de la septième vraie côte.

OBSERVATION V (Arnoldt).

(In Archives générales de médecine; 1828).

Rupture traumatique de la crosse de l'aorte. — Epanchement dans le médiastin antérieur.

Homme, macon, 38 ans, fortement constitué, tomba d'un

échafaudage d’une dizaine de mètres. Une heure après il

expire. :

Autopsie. — Fracture très étendue du crâne et du maxil= laire inférieur. Fracture de quatre côtes sternales à droite et de trois à gauche, mais sans aucun déplacement. Léger épan-

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chement de sang dans la partie supérieure du tissu cellulaire du médiastin antérieur. Déchirure complète de toutes les : tuniques de l'aorte, existant à la partie concave de la courbure de cette artère et vis-à-vis l’origine de la sous-clavière gauche, longue de trois quarts de pouce environ et large d’un huitième, indépendante de la fracture de côtes et n'étant

point le résultat d’une lésion morbide des parois du vaisseau.

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