‹ Ruptures de l'aorteChapitre 17 sur 39 · PLUS RL · texte numérisé non relu

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constipation. Un laxatif est donné, il le ae et cependant éprouve un soulagement. La nuit est calme.

Le 18, se trouve mieux et dit n’éprouver qu'une faible douleur. Il prend avec beaucoup de plaisir un bouillon. Dans la soirée, agitation très grande : devenue opiniâtre qui ne cède pas à l'emploi de lavements. Douleurs très vives. Pouls faible, irrégulier. Sueurs froides. Extrémités froides.

Une potion tonique est donnée et la circulation se rétablit, le pouls acquiert une nouvelle force et le malade se rend compte de ce qu'il vient d’éprouver et de ce qu'il éprouve (calomel, ipéca et extrait d’opium à prendre tout de suite et pendant la nuit).

La nuit est paisible jusqu’à 4 heures où le malade, pressé par le besoin d'aller à la garde-robe se lève deux ou trois fois et expire aussitôt après.

Autopsie. — Le péricarde contenait trois onces environ de sérosité et de sang.

Ecchymose à la base du cœur entre le commencement des gros vaisseaux et la portion du péricarde dont ils sont revétus. Infiltration du tissu cellulaire par le sang.

Valvules de l'aorte ossifiées presque en totalité. Sur la tunique interne de l'aorte et jusqu'à sa bifurcation, nombreux tubercules blancs, tissu se laissant facilement déchirer.

A la crosse de l'aorte, äu côté droit, déchirure de deux pouces de long environ, aucune trace d’ulcération sur les bords.

Le pourtour de l'artère était occupé par un énorme caillot peu consistant et de la grosseur du pouce, résultat de

l'épanchement qui avait amené cette déchirure. Le sang

LE 00 avait pénétré dans le médiastin postérieur qu’il remplissait, et de là s'était étendu de chaque côté entre les poumons et la plèvre mais particulièrement à gauche, d'où infiltration du tissu cellulaire du thorax.

Ce liquide par sa pression sur la plèvre avait déterminé la rupture de ces membranes et donné naissance à un épanche-

ment assez considérable de sérosité et de sang.

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