E DE MA MÈRE
ÉMO A MON PÈRE
Pur Se
CREUSE ne
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La main qui écrit se meut plus à l'aise dans le domaine du cœur que dans celui de l'intelligence. C’est que les vérités scientifiques se discutent et se transforment alors que les sentiments sont immuables.
- Parvenu à ce tournant de la vie que marque le terme des études, il m'est donc doux et consolant de jeter un regard sur le passé, de revivre les trop rapides années de jeunesse et d’apporter aux bons maîtres qui guidèrent mes premiers pas, à tous ceux qui m'’aidèrent dans la tâche entreprise et me rendirent apte à l’accomplir, l'hommage de mon profond respect et de toute ma reconnaissance.
J’adresse mes remerciements et l’expression de mon vif attachement à M. le D' Bordier, directeur de l’école de Médecine de Grenoble, à MM. les D? Girard, Perriol, Porte, Jacquemet, Cibert, professeurs, à MM. Comte, Termier, Gautier, chirurgiens et médecins des hôpitaux, dont je fus successivement l’interne.
L'amitié qu'ont bien voulu me témoigner MM. les D" Perriol et Jacquemet me rend doublement précieux le temps passé dans leur service. A Paris, M. le professeur agrégé Balthazard me fit le plus bienveillant accueil ; c'est lui qui m’inspira le sujet de cette
SEAT. isa
thèse ; je n’oublierai ni ses conseils éclairés, ni ses précieux encouragements.
MM. les professeurs Déjerine, Raymond, Pinard m'accueillirent dans leur service avec une extrême amabilité ; j'apprécie hautement l'honneur qu'ils m'ont fait et leur en témoigne mes plus respectueux sentiments de gratitude.
Cen’est pas ensimples remerciements que je peux m'’acquitter envers M. le D: P. Hamonic dont je suis heureux d’avoir été l’élève. Ses causeries familières, ses conseils bienveillants, joints à son cordial enseignement ontété pour moi une source de profit inestimable. Qu'il me permette de lui exprimer ici toute mon admiration ; l'échéance de ma dette de reconnaissance sera plus lointaine.
M. le professeur Brouardel me fait le grand honneur de présider la soutenance de ma thèse; qu'il veuille bien agréer l’hommage de ma gratitude la plus respectueuse.
Je réunis enfin dans une même pensée d’affection les amis intimes que sont devenus pour moi certains camarades de ces années d’études avec qui j’ai passé tant d'excellentes heures : les charmants souvenirs qui nousunissent et nous tiennent au cœur ne sont pas de ceux qui s’oublient.
Paris, 1905.
Ruptures de l’Aorte