INTRODUCTION
En dehors des cas d’anévrysmes, les ruptures de l'aorte comptent au nombre des accidents rares. C’est la raison pour laquelle, sans doute, aujourd’hui comme il y a cinquante ans, la plupart des auteurs gardent sur ce point un silence presque absolu ou leur consacrent à peine quelques lignes.
Dans ce travail, nous nous proposons tout simplement, croyant faire œuvre utile, de rassembler les divers matériaux épars, de les grouper, et de mettre en quelque sorte au point la question.
Après quelques mots consacrés à l’historique des ruptures spontanées et traumatiques de l'aorte, abstraction faite parmi ces dernières des ruptures par un instrument vulnérant, nous étudierons successivement :
1° L’étiologie ;
20 L’anatomie pathologique ;
3 La pathogénie et le mécanisme ;
4 Les symptômes ; la marche;
5° Le diagnostic.
Enfin nous terminerons par un essai médicolégal sur ces accidents, question très à l'ordre du jour.
Nous publions ici trois observations inédites et rapportons parmi les cent vingt que nous avons utilisées, celles qui nous ont paru le plus intéressantes,