CONCLUSIONS
I. — Une artère ne peut se rompre spontanément que si elle est préalablement altérée.
II. — L’'anatomie pathologique nous révèle que ces lésions sont surtout de deux ordres :
1° L'athérome, qui est l'apanage des vieux.
2° L’artérite syphilitique scléro-atrophique qui apparüent plutôt aux jeunes.
Dans les deux cas, la tunique moyenne est toujours profondément altérée dans sa structure.
La rupture se fait au point de moindre résistance.
III. — Les symptômes des ruptures spontanées de l'aorte sont dramatiques et rappellent par certains côtés ceux de l’angine de poitrine ; ceux des ruptures périphériques se confondent avec les symptômes de l'anévrysme
diffus.
IV. — Le diagnostic, toujours difficile dans le cas de rupture aortique, est le plus souvent évident dans les ruptures d’artères périphériques.