‹ Ruptures spontanées des ArtèresChapitre 7 sur 26 · EM LS · texte numérisé non relu

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la rupture est dans ce cas transversale, elle peut être verticale.

L'orifice interne de la rupture n’est pas toujours, comme on pourrait le croire, facile à découvrir, caché qu'il est par des caillots ou bien en forme de clapet, de coup d’ongle, parfois de pertuis impercepüble (M. André Bergé).

Bref, fréquemment il ne correspond pas à l'onfice externe. Entre les deux orifices existe un trajet de longueur et de forme variables, parfois un véritable décollement formant anévrysme disséquant. De plus l'orientation des deux orifices peut être complètement différente ; la fente interne peut être transversale, tandis que l’externe est longitudinale. |

Le décollement de la tunique externe peut s'étendre très loin, jusqu’à la bifurcation de l'aorte et même jusqu'à. la fémorale. Cet anévrysme disséquant peut décoller quelques fibres'de la tunique moyenne et parfois perforer à nouveau la tunique interne, comme dans un cas cité par M. Letulle (Societé médicale des hôpitaux, 29 décembre 1905). :

L'athérome est de beaucoup la plus commune des lésions rencontrées en pareil cas. On trouve diversement réparties ces lésions de l’athérome : taches graisseuses, pustules, plaques calcaires, fentes et érosions, ulcérations.

Les lésions débutent par les couches profondes de l’endartère, qui est épaissie et infiltrée par une prolifération de cellules conjonctives. Cette infiltration d'éléments jeunes dépasse les limites du foyer athéromateux, dissocie

les fibres élastiques de la (anique moyenne, qui se décomposent en petites granulations réfringentes. Elles se laissent aussi entamer par des coulées d'éléments embryonnaires, venant de la tunique externe, de sorte qu'il y a

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Fig. 1. — Endo-mésartérite chronique dégénérative (dégénérescence sclérograisseuse). Début de Pathérome (Colorat. hématéine-orcéine). Grossissement 200/1 (LETULLE).

cse, couche sous-endothéliale considérablement épaissie, par suite d’un double processus de sclérose interstitielle et de dégénérescence graisseuse des cellules fixes.

{,f, cellules connectives fondamentales, proliférées d’abord, puis dégénérées (infiltration graisseuse).

fm, les mêmes cellules appartenant à la zone interne de la mésartère sont également en voie de dégénérescence"graisseuse.

lei, « limitante élastique interne » dissociée par les lésions voisines: ses fibres élastiques constitutives semblent segmentées et en voie d’atrophie,

scl, inflammation chronique scléreuse des fibres connectives fondamentales de la zone interne de la mésartère.

cr, cristaux d'acides gras infiltrés au milieu du placard scléreux et des fibres élastiques dissociées, atrophiées, de la mésartère « interne » ; *

el, fibres élastiques, encore saines, dans la mésartère « moyenne ».

désintégralion des fibres élastiques, réduction de ces fibres à de petites granulations, ramollissement de la tunique moyenne qui ne forme plus qu’une véritable boue,

prête à s'infilter de sels calcaires (#. Boinet,.

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Au milieu du tissu absolument sain de la tunique externe et de la tunique moyenne, en face de la lésion athéromateuse, d'ailleurs peu avancée, de la tunique interne, on peut constater la lésion d’endartérite, représentée par des gouttelettes graisseuses, envahissant les couches profondes de l’endartère. On trouve aussi le rétrécissement des vasa-vasorum. Puis la tunique moyenne est atteinte à son tour, on y observe une régression graisseuse des fibres musculaires. Ces gouttelettes graisseuses (fig. 1) se comportent dans l'épaisseur des tuniques artérielles comme autant de corps étrangers qui déterminent une irrilation de voisinage et une prolifération inflammatoire.

Ces lésions initiales de l’athérome, on les trouve dans toutes les artérites infectieuses, en particulier dans les artériles consécutives à la variole, à la scarlatine, à la diphtérie et tout spécialement à la fièvre typhoïde.

La tunique interne est infiltrée de cellules embryonnaires dans ses couches profondes et même au contact de l'endothélium ; la tunique moyenne contient, elle aussi,un grand nombre d'éléments de nouvelle formation. La tunique externe est remarquable par la congestion intense de ses vasa-vasorum et par l'accumulation des cellules embryonnaires au pourtour de ces derniers (cas du professeur Weiswange,examen du professeur Schmorl).Enfin les plus fines ramifications artérielles sont également entourées d’une sorte de manchon de cellules embryonnaires, qui les accompagnent jusque dans l'intérieur de la couche musculaire. Ce sont des lésions commençantes, comme le font remarquer MM. Landouzy et Siredey (Revue de médecine, 1885), qui peu à peu aboutiront à

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