ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Les ruptures spontanées de l'aorte ont un lieu d’éleclion très net : l'aorte ascendante, au niveau de sa portion intra -péricardique. Elles forment à elles seules les trois quarts des cas. C’est en général dans les deux ou trois premiers centimètres les plus rapprochés du cœur, au-dessus des valvules sigmoïdes ou à leur niveau, que la rupture se produit.
Lorsque la rupture est extra-péricardique, on la trouve le plus souvent sur l'aorte thoracique, soit à la crosse, près de l’émergence du tronc brachio-céphalique, soit plus rarement à l’union de la crosse et de l'aorte descendante.
À l'aorte abdominale les ruptures sont très rares.
La perforation est presque toujours unique.
La rupture apparaît le plus souvent sous la forme d’une fente linéaire plus ou moins longue, à bords nets ou déchiquetés, coupés à pic ou taillés en biseau. Mais ce peut être d’autres fois une déchirure bifurquée en Y, en L, en étoile, un trou comme à l'emporte-pièce, une perforation avec trajet fistuleux, soit encore un groupe de petits trous minuscules à peine visibles à l'œil nu.
Si c’est une fente, sa longueur varie de quelques millimètres à plusieurs centimètres ; parfois elle intéresse les trois quarts de la circonférence du vaisseau ; néanmoins