‹ Russes et Prussiens, guerre de Sept ansChapitre 68 sur 122 · DE · texte numérisé non relu

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L'effet produit par la bataille de Kunersdorf fut très grand

dans l'Europe entière. La tsarine en eut une joie profonde :

elle fit chanter dans son palais un Te Deum, auquel elle invita

l'anihassadeur de France. Celui-ci échangea des félicitations

avec le chancelier. Il écrivait à sa cour : « Nos compliments

réciproques finirent toujours par ces expressions : « Tout bon

« Russe doit être bon Français comme tout bon Français doit

« être bon Russes »

L'ambassadeur constate qu'Elisabeth « a reçu avec une modestie et une religion infinie ce grand événement, qu'elle regarde comme une preuve de la protection divine pour la bonne cause ». Elle récompensa l'heureux généralissime par le bâton de feld-maréchal ] une médaille d'argent fut frappée en son honneur avec cette inscription : « Au vainqueur des Prussiens. » Les autres généraux furent aussi l'objet des libéralités de la tsarine. Le lieutenant-colonel Volkof, qui avait apporté les drapeaux conquis, fut fait colonel et reçut un cadeau de 2 000 roubles. « Les drapeaux et étendards prussiens furent apportés au palais par un détachement des gardes du corps, au son des tambours, et placés dans la salle du trône. » (L'Hôpital.) Le 17 septembre, jour de naissance de l'impératrice, le général de brigade Soumarokof, i^oète, auteur dramatique , directeur de la nouvelle troupe russe et l'un des fondateurs du théâtre national, donna, sur la scène

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