‹ RussieChapitre 4 sur 36 · A. E. Hussie, Supplément, t. I^»", jùrce n · texte numérisé non relu

A. E. Hussie, Supplément, t. I^»", jùrce n

\\. Mesure russe, représentant 12 tchetvertny ou un peu plus de 25 hectolitres.

chose qui soit de votre contentement. Et d'autant que les mêmes raisons qui nous avoient donné sujet d'envoyer ledit capitaine Bonnefoy en vos États subsistent encore, après avoir remercié, comme nous faisons de très bon cœur, Votre Magnipotence de la franchise qu'elle nous a témoignée en accordant ladite permission de l'achat et sortie desdits cinquante mille cheptiers de seigle pour l'année prochaine, nous la prions de vouloir étendre ladite permission pour six années consécutives, afin qu'il puisse être acheté, tiré de vos empires, en chacune desdites six années, pareille quantité de cinquante mille septiers, tant en seigle qu'en froment, orge et autres grains, par la personne à qui nous en donnerons la charge, comme aussi de consentir que l'achat d'iceux se fasse des particuliers habitants, vos sujets, et en tels lieux de vos empires où il sera jugé plus convenable. Et si Votre Magnipotence désire faire ladite fourniture par ses marchands et officiers, que ce soit au même prix et conditions qu'elle le donne aux rois d'Angleterre, de Danemark et de Suède. Nous nous promettons tant de l'amitié de Votre Magnipotence que nous voulons croire qu'elle accordera la prière que nous lui faisons : ce que nous recevrons pour une nouvelle preuve de son amitié envers nous, de laquelle Votre Magnipotence sera assurée que nous revan- ^'erons en toutes les occasions qui se présenteront.

Sur ce, etc.

Écrit à Metz le 26* jour de décembre 1631.

Votre très cher ami

Signé : Louis.

Et plus bas :

60UTHU.T.1BR.

C'est ainsi que les armées mises sur pied par Richelieu furent peut-être nourries des grains de la Moscovie. La Russie apparaît dès lors comme un des greniers du monde.

M. DESMINIÉRES

Louis XIV a succédé à Louis XIII (mai 1643) et Alexis Mikhaïlovitch à Michel (1645). L'année 1648 vit à la fois, en Occident, la fin de la guerre de Trente ans, et, dans TEurope orientale, la révolte des Kosaks de rUkraine contre la Pologne, révolte qui allait appeler Tinter- ▼ention de la Russie et engager celle-ci dans la première guerre du Nord (1654-1667),

L'année 1648 vit aussi la Russie mentionnée, pour la première fois, dans un congrès européen.

Au traité d'Osnabrûck, du 24 octobre 1648, qui rétablit la paix entre la Suède et l'Empire, les représentants de la reine Christine firent comprendre dans la pacification générale, parmi ses aUiés et adhérents, le « grand-duc de Moscovie » ^

Mais, ainsi que le remarque Flassan, « quels étaient, en droit public, la valeur et l'effet de la mention de ces puissances, c'est ce qu'on n'a pas exactement déterminé ' ».

Le Roi de France, libre du côté de TAllcmagne, n'avait plus à lutter que contre les rebelles de la Fronde et contre le roi d'Espagne ; d'autre part, en 1654, le Tsar Alexis ' commençait avec la Pologne une guerre de treize ans pour la domination de rUkraine.

1. Art XVII, § 9. — DuMONT, Corps diplomatique, t. VI, p. 489, col. 1.

2. Flassan, Eiêtoire générale et raisonnes de la diplomatie française, t. III, p. 111.

3. Sur la Russie d'Aleids, consulter Metbrbbro, ambassadeur impérial à Moscou, lier in Moscoviam (1661), publié, sous lo titre de Relation d'un voyage en Moscovie, dans la Bibliothèque russe et polonaise (1858).

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