AVANT'PROPOS VII
Si nous nous sommes décidé à traduire le petit volume de M. Helfferich, c'est qu'il présentait des garanties pour le lecteur, que Ton pourrait ne pas trouver dans des publications éphémères ou émanant de Tun ou l'autre des belligérants en présence.
M. Hellferich, met en lumière un point très important : d'une part, la Russie a travaillé jusqu'à la veille des hostilités à consolider ses finances ; elle a réussi à réunir un stock d'or considérable pour la sécurité de son système monétaire, stock qui pouvait éventuellement rendre des services en cas de guerre, — d'autre part, le Japon, pour exécuter s cm programme militaire, depuis des années a tendu ses forces économiques et financières jusqu'à la limite la plus extrême de leur capacité. Pour le Japon, au point de vue financier, la guerre n'a pas commencé au mois de février 1904, mais quelques années plus tôt.
M. Helfferich, après avoir examiné attentivement la situation financière de la Russie, arrive à la conclusion que jusqu'ici la guerre n'a amené
wig-Bambergerj qui a laissé une marque si profonde dans la reconstitution monétaire de l'Allemagne et qui a été un économiste du plus rare mérite.