SI
BMtîe snomsiTe des serfs, 49i a; iiombre des paysans derenus libres de x8o3 à i8iq, 45a a.
RiDpereur. Ordre de sucœssion réglé ultérieurement par les empereurs Paul I*' et Nicolas l*' (aS. ▼. la note). Titre de Yempereur et ses armoiries ; est chef suprême du saint synode, a5 b, a6 a; nopune les sénateurs, a6 b; époque et occasion à laquelle le titre de césar ou tur leur est confère, 87
une b; armes impériales et leur légende, laa a.
Enfants trouvés : établissement de la première maison qui leur est destinée, 6a6 a; leur nombre dans leurs deux maisons a Saint-Pétersbourg et à Moscou; leur division en trois catégories, 637 a, b.
États-Unis. Y. Amérique septentrionale.
Ex^rtation (commerce d*) , quels en sont les principaux objets, 36 b; quels peuvent être les rivaux des Russes pour ce commerce g ib. (T. Arts et Manufactures).
Féodalité, établie par le fondateur da Tempire russe, jS a.
Feodor Alexéiéviteli (1676*1 68a) suit la ■uvche civilisatriee tracée par son père Alexis Mikbaébvilch ; montre du courage et de la fermeté contre les Tatars et ki Tores réunis; d*après l'avis du prince Galitzin, bràle solenlneUement kt registres de Tancienne noblesse, en institue deux ordres qui doivent recoBBaitre la supériorité des «mplois effectifs; on lui attribue plusieurs règlements et établissements utiles; a laissé le plan d'une académie : il désigne Pierre pour son successeur, à l'exclusion de son frère Tvan , 193 b — ig5 a. .
Féodor Borissovitcb (i6o5) , béai comme tsar avant la mort de son père Boris, m peut résister au faux DmitrL qui le fait étouffer, lui et la tsarine sa mère, 167 a— 168 b. y. Dmitri (le fiiux).
FMdor Ivanovitch (1 584-1 598), jeune tsar assisté de cinq conseillers; l'un creux, Godounof, beau -frère du tsar, prend le titre de régent, gouverne glorieusement, adiève la conquête de la Sibérie; déjoue une conspiration et assure par la force son autorité ; mort de Batory, roi de Pologne ; Féodor est un des prétendants è ce Irdne ; il édioue et fait avec le sénat une trêve de quiuxe ans; hostilités contre la Suède; la Russie s'empare de la Carélie; le régent, pour s'assurer le pouvoir, fait mourir Dmitri, fils de Jean lY; défend vaillamment Moscou contre les Tatars; hostilités contre Il Finlande; paix de Tiavsin avec la Suède; viUcs bities et occupées par des garnisons pour contenir les Tatars; paix entre la Russie et la Crimée, sAretés et pririléges accordés. à l'Angleterre pour son commerce; la condition du serf russe devient plus dure; mort du tsar, qui, par un testament écrit, laisse le sceptre à sa veuve Irène : la tsarine
le refuse : une grande assemblée nationale confère la couronne de Russie à Boris Godounof, z5i b — 160.
Fer : celui dei provinces du nord est très estimé; il abonde aussi et est d'une excei« lente qualité dans le (^ufase, 19 b; plusieurs mines dans le gouvernement de Riasan, 5i b; dans celui de Toula, 5a a; aliondantea dans ceux de Kalouça et d'Orel, ib.
Ferrand , cité plusieurs fois dans rhtstoire des démembrements de la Pologne (V. Pologne et Catherine II).
Feu (peine du), dans quels cas elle aurait été appliauée, suivant le plan laissé par Féodor Alexéiévitch, 194 b.
Feu grégeois, détruit les barques russes, 77 a , 85 a.
Fièvre de Crimée : a causé, sui%'ant TopS» nion la plus accréditée, la mort de Tempe* leur Alexandre*, 16 a , b ; 5ao a , b.
Finlande, la plus vaMe des provinoei baltiques; étendue, culture, population, caractère du Finlandais ou Finois, 45 b~* 46 a ; peuples anoens qui se rattachent à la souche finoise , 69 b , 70 a.
Foires : idée du tsibleau qu'elles préten* tent, 37 a, b; celle de Nijni-Novgorôd , 5r a; une se tient à Ouriouptnskaîa, 55 a ; une a Orenbouiv, 58 a ; à Irbii , 60 a.
Fortifications (art des), aussi avancé que èhei les autres puissances ; cependant placea fortes peu nombreuses , 41 a.
n^éric n, rai de Prusse, battu à Ku- Bcrsdorf, 371 b ; est l'objet de TadmiratioB de Pierre m , a 74 a et suiv. ; il l'avertit du danger de sa position, 276 b, 377 a; projets de Frédéric ; opinion de l'auteur sur le résulUt de sa politique, a86 a , 387 a (Y. Catherine II).
Fïrères Moraves, ont un établineiDeat à Sarepta, 57 b.
TABLE DES MATIlAES
Gardie (Jao^es de la) , général suédois , Français d!oriçuie, sert tantôt contre, tantôt IKOur la Russie, 148 a, i5o a, x8o b; promet aux Polonais de ne plus servir le tsar, f8i b; prend possession de Ladoga et de Kexhubn, z8da; s*empare de Novgorod, x84 b; poursuit ses conquêtes dans les provinces septentrionales, x86 a.
Gédimin, prince de lithuanie, après plusieurs victoires, s*einpare de la Russie méridionale, et prend le titre de grand prince de Litbuauie et de Russie , x 10 b , ix x a.
Genghis-Khan et les Mongols, leur inva- •îon, leur marche, leur retraite, 100 b — xox a. y. Oktaî.
Georges , souverain de YUidimir, fondateur de Moaoou , go b — zoi b.
Georses ou Touri, surnommé Dolgorouky (zz 55-1157), assigne d^abord des apanages à ses fils ; ne peut réduire Mslislaf, qui avait chassé Yladimir, son oncle, de la ville de Vladimir; un de ses fils, chassé par les Novgorodiens, cède sa place à Rostislaf ; sa mort lorsci ue sa |>uissance était déjà menaÎDée dans Kier, 01 b , 9a a«
Georges , fils de y sevolod III ( X a X a- X a X 6), désiené par son père comme grand prince, s*umt au prinee de PéréiaslavIe-ZaleuLy et à oelui de Tourief-Polsky pour marcher contre ion frère Constantin; paix simulée; bataille Après laquelle Georges vaincu est contraint, amsi que.Mn allié, d'abandonner ses apaaages, 97 a, b (iax9-x2a4, sous le nom de Georges II); son frère Sviatoslaf conduit une armée russe contre les Bulgares d*0* lient; Georges fonde la ville de Nijni- Novgorod; la ville de Galitch, après une bataille sanglante , ouvre ses portes au prince russe Msiislaf ; le jeuue fils du grand prince Georges s*échappe de Novgorod et retourna auprès de son père; il est replacé de nou- Toau dans celte ville, 98 a — 100 a.
Georges ysévolodovitch (z 224-1 a38) : état de l'administration, traits caractéristiques des Russes; invasion de Genghis-Khan; f'ar • ■kée russe éprouve un cruel échec; Georges envoie son neveu yassilko qui arrive trop tard; nouvelles guerres civiles; les Lithuaniens sont repo'issés des provinces du nord; Taroslaf abandonne la ville de Novgorod ; Georges réconcilie Michel et Taroslaf; BIstislaf donue sa fille et le trône de Galitch au fiJs du roi des Hongrob, qui plus tard le perd et le recouvre ; invasion du Tatar Bali , neveu du fils aîné de Genghis-Khan ,
Oktaî; incendie de Moscou, villes eC pays ravagés; mort de Georges et de Vas^lko sous les coups de Tennemi; retraite de Bâti dans le pays des Polovtsi , 100 a — xo3 a.
Georges Daniélovitch ( 1 3 1 9- 1 3a 8) , grand prince après la mort de son oncle Michel , envoie son frère Alhanase gouverner Novgorod en son nom : Dmitri, fils aîné de Michel, est nrincede Tver; bientôt il obtient du khan la dignité de grand prince; Georges, après s'être réfugié k Novgorod, ae reud auprès d'Usbeck; là se trouve aussi pmitri qui lui plonge son épée dans le coeur, Z09 b, xxo a.
Géorgie, contrée jadis illustre, lait partie
'Ses provinces caucasiennes; brigandage des
moaUgnards ; régie par des lois particulières,
• 63 a, b; précis des événements du dernier
siècle et trait de courage de ki dernière reine
de ce pays, 437 b — 440 b (y. Caucase).
Gouvernements et provinces non encore organisés (y. aussi Territoire, 27 b, a8 a).
Arkhangel, 49 b;
Arménie , 63 a ;
Astrakhan , 58 a ;
Augustow (voîévodie d'), 65 a;
Caucase , 6a b ;
Cosaques du Don , 55 a ;
Courlande, 45 a, b;
Daghestan , 63 a ;
Ekaterinoslaf , 54 b ;
Esthonie, 44 b;
Finlande (grand-duché de), 45 b, 46 a ;
Géorgie , 63 a , b ;
Grodno, 56 a;
laroslari, 5o a, b;
Imérète, 63 a;
Irkoutsk , 60 a ;
Kalisch (voîévodie de) , 65 a;
Kalouga , 5a a ;
Kamtoiatka , 60 b ;
Kazan , 57 b ;
Kharkof, 53 b;
Kherson, 54 b;
Kief, 53 a;
Kostronaa , 5o b ;
Koursk , 5a a , b ;
Livonie, 45 a; r Mazovie (voîévodie de), y. yarsovîe»
Minsk , 56 a ;
Mohilef, 56 a;
Nijiii-Novgorod , 5i a;
Novgorod , 49 a ;
OkhoUk , 60 b ;
CM
Olooeti, 49 b;
Omsk, 60 b;
Oranboyrg, 58 a;
Penza , 57 b ;
Ferra, 5j a;
Plot sk (Toîévodie de) , 65 a ;
Podolie. y. Kameoeiz-Podolski , 56 a , b ;
Pollava, 53 a;
Pskof , 48 a , b ;
Riasan, 5x b;
Saint-Pétersbourg » 4a a — 44 b ;
Simbirsk, 57 b;
Slobodes d'Ukraine. Y. Kharkof ;
Smolensk, 47 b, 48 a;
Tambof, 5x b;
Tauride. T. Simpbéropol.
Tchemigof, 53 b;
Tobolsk, 5Qb;
Toula, St b;
Tver, 48 b ;
Yiatka , 5? a ;
Yibourg , 45 b ;
Tite^k , 56 a ;
Vladimir, 5s a;
Yolhjnie. Y. Jitomir, 56 a ;
Yologda , 5o a ;
Yoronéje, 5a b ;
Yakoutsk , 60 b.
Granits de la Finlande; brillent des plus riches couleurs ; peuvent fournir des monoliihes gigantesques, 10 b; le granit fome les trottoirs de Pélersbourg et de Moscou « ib.; abondant à Perm, 57 a.
Grèce (a/Taires de La) : le congrès de Yérone s'apprête à statuer sur le soit de ce
Says ; Alexandre 1" fait désavouer la levée e boucliers faite par le prince Tpsilanti, 5o4 b, 5o5 a; marche habile de la Russie • dans cette affaire, qui se termine par le pro- ' tocole du 4 avril ida3, signé en février 1826, 5o5 a — 509 b; ses suites, 601 a; Alexandre paraît disposé à faire terminer les négociations, 5xaa — 5x3a; résumé de tous les événeuienis, installation du roi Othon, indépendance du synode, serment prêté par tous ses membres, influence de la Russie même sur les mesures prises tout ré> cemmcnt , 599 a — 6 1 x «.
Groduo, chef-lieu du gouvernement de ce nom, a conservé, mais en les payant chèrement, quelques usages de Vancienue admi« nistration, 56 a.
Gustave Yasa condut une trêve de soixante années avec Yassili Ivanovitchy * i3x b.
Haras de I*État, leur destination, 5i b.
Helsiugfors, chef-lieu du gouvernement de Finlande, pays trèsrfortifié, coupé par des forêts, des rochers, des marais et des bcs, 45 b, 46 a.
Henri I*', roi de France, épouse une sœur de Yaroslaf , 85 a.
Hexui , duc d* Anjou , élu roi de Pologne , retourne en France, i45 a.
Histoire de la Russie : la première a été composée par le patriarche Mikon, X90 a.
Histoire naturelle. — Précieuses acquisitions faites k Tembouchure du Lena, sur ses bords et sur ceux de quelques-uns de ses affluents, 10 b; flore en deçà de TOural, la même que celle de TEurope; boisson tirée de la canneberge ; aibres et plantes que nous pourrions y recueillir, 17 a, b; aniiMux utiles , inconnus en Europe ; études et expériences à faire sur divers points de la science; richesses minérales, 17 b — 19 b; perles trouvées dans quelques lacs ou rinèree, 46 a; eaux minérales à Kachin, 49 a; à Litepsk, 5x b; cristaux de roche
dans le jpuvemement d*Olonetz, 49 b; arbres fruitiers réussissent dans le gouvernement de Yladimir, 5i a; pommes presque transparentes , ib. ; beaux vergers à Koursk, 5a a; le mûrier paraît s'acclimater dans la Petite Russie; la vigne y donne des espérances, 53 b ; plusieurs productions de TAsie pourraient être naturalisées en Europe, 54 b; mirage, comme en Egypte, 57 a; aimant à Perm, ib.; lacs salins sur la rive gauche du Yolga , 58 a ; faits géologiques à observer à AstraUian, ib.; arbres recueillis par l'Europe du gouvernement d'Orenbourg, 58 b; dans la Sibérie: cerisier nain semblable i la variété qui croit en France sur le Montd'Or, 59 a, iririêre d'eau thermale et végétation sur ses bords, volcan en éruption , volcans éteints, cratères, tantôt fumants, tantôt ignivomes, 60 b; intensité du froid dans le nouveau monde, 6k a; forêts de pins et de bouleaux dans le pays des Kirguizes, 6x b; naturalistes et savant» qni ont parcoum les provinoea de rerapire 9 309 b.
TABLE DES MATIÈRES
laroslavi, sur le Volgs, chef lieu d*nn gouvernement de ce nom ; étendue , population; agriculture peu favorisée par le sol ; probité , aciinté , industrie de ses habitants ; avantages physiques qui les distinguent, hommes et femmes; objets de leurs travaux , 5o a , b.
lénikalé (détroit d*},rancien Bosphore cimniérien, i4 b.
Icnisséi(ie), fleuve le phis considérable de la Sibérie , se jette dans un golfe de la mer Glaciale, xi a, b.
Igor (9i!i-g45), dompte les Drevlîens; incursions des Pelchénègues sous son règne; entreprend une expédition contre les Grecs; rissue en est malheureuse; traité de paix conclu ''après une seconde expédition ; sa mort ; effet de ses exactions sur les Drevlîens, 76 a — 77 b.
Igor Olgovitch (1146- ii54); les habitants de Kief, mécontents des boyars, obtiennent de lui qu'à l'avenir ils rendront la i'ustice ; ils proposent secrètement à Ysiaskf de s*emparer de la souveraineté : celui-ci marche contre' Igor, qui, abandonné des siens , est vaincu et jeté dans un cachot à Péréiaslavle , 89 b, 90 a; il se fait moine, 90 b ; est massacré par les habitants de Kief, il).
Iles. Les plus septentrionales n^alleignent pas le 80* degré , i, 5 a ; îles de la mer Baltique dont la Russie a jugé utile de s*empai-er, 7 b.
Iléika, Cosaque, se disant Pierre, fils de Féodor, est pendu à Moscou , 178 a, b.
Ilim, rivière qui, réunie à l'Angara, Ibrme une des trois Toungouska , 1 1 a.
lodiguirka , fleuve qui coule du sud au
nord, et ae jette dans la mer Glaciale, 10 a.
Industrie, état de sa prospérité dans le gouvernement de Saint-Pétersbourg, 44 b.
Ingoda , rivière qui , avec TOnone, forme la Chilka, 10 a.
Inoculation. Catherine II s'y soumet, et avec elle beaucoup de personnes de sa cour, 3 10 a ; des hospices sont ouverts pour cette opération, 35 1 a.
Instruction publique. Nombre des universités, des divers établissements, gymnases répandus dans les gouvernements, écoles des services puidîcs , 3a b — 33 b; université célèbre à Dorpat , 44 b, 4 16 a; des plus fréouentées .à vilna , 55 b ; celle de Moscou , fondée par Elisabeth , 272 b ; détails sur tous les établissements existants, le nombre des élèves, les facultés , les écoles des services publics, etc., etc., 635a — 639 a.
Intempérance , le goût en est commun an noble et au serf; par quelle cause, 3a a, b.
louri Oirépief. Y. Dmitri (le faux), i63 b — 176 a.
Irkourtsk, chef-lieu du gouvernement de ce nom, en Sibérie, lieu de passage trèsfréquenlé , brille du luxe européen ; situation sur TAngara , près du lac Baîkal , 60 a.
Ivau V (voy. Pierre T').
Ivan V! et régence de Biren (1740-1741): Munich, qui avait contribué è IVIévation de Biren, essuie de lui un nifus ; il convient avec la princesse duchesse de Brunswick qu'il s'emparera de Biren ; il met ce projet à exécution ; Ta princesse Anne se déclare grande-duchesse et régente , et reçoit le ser^ ment de fidélité , a6i a — 963 b.
Jean Daniéloritcfa, surnommé Kalita (i338- i34o), nommé grand prince résidant à Moscou par Usbeck , z xo b ; fait bncer Tinterdit par le métropolitain sur les Pskoviens, rebelles envers le khan; se ré- «Nicilie avec Novgorod , mais fait chasser de Pskof le prince Alexandre ; il travaille à rétablir Tunilé de pouvoir, et, ayant représenté Alexandre comme enneroi dnkhan , il détermine ainsi Usbeck à le faire mourir, riz a — 113 b.
« Jean II Ivanovitdi ( 1 353 - z 358) , désigné grand prince par le khan des Tatars , a a*abord pour ennemi Oleg , prince de Riazan , contre lequel il évite la gtien^ ; Olgerd ,
prince de Lithuanie, inquiète les provinces russes ; la ville de Briansk se soumet i la Lithuanie; dissensions et troubles entre lus prinoes , et même dans le clergé ; le métropolitain Alexis guént l'épouse du khan Tchanibek , et désarme le courroux de son fils Berdibek, zx4a, b.
Jean lU Tassiliévitoh (x463-z5oS), grand prinee à Mosequ « est favorisé par les querelles survenues entre deux khans; après plusieurs campagnes soumet Kasan ; tnite cruellement Novgorod , quoique lui laissant la forme de république ; ftiit aussi la conquête de la Permie ; les Tatars de la horde Dorée prennent Alexin ; il épouse La nièce
GOIiTENUES DANS LA RUSSIE.
GSS
de Constantin Paléologue ; faTorise les arts , défend Moscou par une forteresse , attire à lui le khan de Crimée , dépouille enfin Novgorod de toute indépendance, lacb — xa4a; conduit une armée nombreuse contre le khan Akhmet ; les deux armées réirogradent ; Akbmet est lue peu de temps après: là cesse l'influence de la grande tiorde (horde Dorée) ; Jean exerce de cnielles représailles contre Tordre de Livouic et les cnevaliers teuiouiques ; son fils aîné é|>ouse la fille d*Éticnne Ilf, hospodar de Moldavie; il poursuit la destruction des apanages, ib. — laSa; le Isar de Kazan, détrôné, est amené captif à Moscou; Jean commence les hostilités contre les provinces liilinaniennes ; Alexandre, grand-duc de Litbiianie, obtient de lui la paix et la main de sa fille ; le khan de Crimée lui reproche cette alliance ; Jean exerce à Nov|;orod des actes de violence contre les marchands des villes anséatiques, ii6 a; envoie une ambassade à Constantinople ; déclare Vassili grand prince de Novgorod et de Pskof; fait la guerre à son gendre Alexandre; les Russes soûl battus par les chevaliers de Livonie ; le klian de Crimée détruit tes derniers restes du royaume fondé par Bâti ; mort de la princesse Hélène et d*Étienne; trêve de six ans avec les chevaliers livoniens; le Isar de Kazan secoue le joug des Russes ; ce que Jean TII a fait pour la grandeur de la Russie, ib. — 12$ a.
Jean IV, surnommé le Terrible (i 533i584) ; Hélène, veuve de Jean III, régente, et quelques-uns de ses conseillers, se portent à des actes de rruauié ; Sigismond dévasté les provinces méridionales, fait une trêve de cinq ans ; mort subite dHélène ; le vieux prince Schouiski se déclare chef du gouvernement , se montre cruel selon son caprice , mais meurt peu de temps après ; éon frère Jean lui succède ; malheureux état de la Russie , sauf quelques actes utiles et l'influence heureuse du parti de Jean Belzki , qui périt bientôt sous les coups de Jean Scliouiski, iSaa — i33 b; Jean IV, âgé de treize ans , fait dévorer par des chiens André Schouiski ; annonce déjà sa cruauté; pillages exercés tour à tour par les habitants de Kazan et les Moscovites; Jean prend le litre de tsar; son sacre, son mariage ; incendie fortuit , mais violent , à Moscou , qui donne lieu à des cruautés aveugles et à rinspiratiou d'un moine dont la ^ivG réprimande adoucit pendant quelques atuiécs le caractère de Jean ; il prend Kazan après une longue n'sislance , 1 3 J b — 1 37 a ;
il lui nait un fik qu^il désire pour lui succéder; Vladimir, son cousin, sera régent, et, si le jeune tsar meurt, sera souverain;
Prise d'Astrakhan , traité de commerce avic Angleterre ; trêve avec la Suéde; empiétements sur les possessions de l'ordre de Livonie; mort de la tsarine; Jean retombe dans ta dissolution et les cruautés; il épouse la fille d'un prince Isrherkcsse, 137 a — 139 b; combats ef dévastations en Lithiianie ; Jean se crée une garde et confie l'administration aux boyars ; nouvelles cruautés méléçs d'exercices cle piélé ; il soumvt à tni conseil général les clauses d'un traité; il îëii à la reine Elisabeth une demande qui atteste sa crainte habituelle ; la mort de la seconde tsarine donne lieu à de non vertes cruautés , surtout dans Novgorod, 139 b— 143 a; Magnus, souverain de Tile d'Cffïsel, se soumet aux vues politiques de Jean ; invasion des Tatars devant les(|uels Jean prend la fuite ; ils incendient Moscou et redemandent Kazan et Astrakhan; nouveaux mariages de Jean , nouvelles cruautés ; le khan essuie une défaite; Henri, duc d*Anjuu, élu roi de Pologne ; Baiory lui succède et remporte sur la Russes de grands avantages , 143 a — 14S a ; sur un soupçon , vrai ou simulé, Jean frappe son fils d'un coup mortel, ib.; les Russes commencent leurs établissements dans la Sibérie , 148 b — i5ua; sa mort, prédite par les devins ; il avait désigné Frodor |)our sou successetu*; ce qu*il a fait d'utile dans TadministratioUy X 5o b — 1 5 1 b.
Jean Paléologue épouse une des filles du grand prince Vassili Dmilriévitch , 119 b.
Jésuites, sont renvoyés de la Russie, griefs avancés contre eux, leur nombre, lieux de leur retraite, 498 a, 5oi a — ' 5oa b.
Jigon (ou Oxus), fleuve qui versait autrefois nue partie de ses eaux dans la mer Caspienne ; il se jette dans le lac d*Aral , la a.
Jitomir, dief-liett du gouvernement de Votbynie, ville industrieuse et commerçante , 56 a.
Juifs, auraient pu être utiles à Tarmée française en i8ia, 460 a; des édits sont donnés contre eux en 1824 au sujet de la contrebande, 5i3 b; montant de la population juive, nombre des écoles israelites, 638 b.
Jurés assermentés, devant lesquels parait le demandeur avec l'accusé : coutume probablement venue des Variègues, 85 b. V.
la note.
6se
TABLE DES MATIÈRES
Kalouga, sur TOka, cheMieu du gouvernement de ce nom; pays fertile; forêts » mines de fer, industrie et commerce trèsactifs ; étendue y population , 5a a.
Kalmouiks , six cent mille sortent volontairement de Pempire, 335 a, 338 a.
Kamenetz-Podolski, chef-lieu du gouvernement de Podolie ; forteresse devenue inutile , 56 a , b.
Kamtchatka, rigueur du climat, phénomènes , 6o b.
Karamûn, historien qui a fourni le fond ou le texte de plusieurs articles, 67 a, 69 b,7oa,b, 71a, 74b,76byix7 b, x5o b , 168 b ; comblé de bienfaits par Alexandre I", 5a I b.
Kazan (royaume de), ses commencements, sao a.
Kazan, sur la Kazanka, chef-lieu du gouvernement de ce nom; sol fertile, beaux bois de construction, 57 b; fondée par Saîn, Gis de Bâti, ou par Bâti lui-même, 116 a.
Kharkof , chef-lieu du gouvernement de ce nom, appelé aussi gouvernement des alobodes d*Ukraine, 53 b; terme moyen de la population , 5a b.
Kherson , dief-lieu du gouvernement de ce nom; Odessa, qui en »it partie, est la troisième ville de Vempire , 54 b , 55 a ; note sur les antiquités de cette contrée, 353 a , b.
Khozars, depuis quelle époque connus en Europe; fondent un vaste État, la Khoxarie ; soumettent quelques populations sla- ▼es, 70 a, b; leur puissance est anéantie par Oleg dans deux gouvernements, 75 b, détruite aussi dans la Tauride , 84 b.
Kichinief, capitale delà Bessarabie, 55 a.
Kief, sur le Dniepr, chef-lieu du gouvernement de ce nom , berceau de la foi chrétienne; catacombes sous le lit du fleuve, 53 a; terme moyen de la population, 5a b; jusquVji i x6<j le séjour du grand prince; prise a*assdut et pillée par les alliés et les troupes d'André, sa puissance ne fait plus que décroître , 93 b ; saccagée par les Mongols, xo3 b.
Kirguises, parcourent avec leurs trou-
peaux toute la rive gauche de TOural , xa d; Kii'guises Kaïssaks presque tous soumûs à la Russie, leur principale richesse, leur service k Tannée, 6x o; divisés en trois hordes, ib.
Kizin-Daria , rivière qui se jette dans le lac d'Aral , la a.
Klaproth, orientaliste, feit partie d'une ambassade russe , envoyée pour obtenir rentrée dans les États chinois, extrait de st relation , 4 1 7 b — 4t8 a.
Knout, était, dans un certain cas, infligé i un délateur, X93 a (dans un autre, l'aurait été à un professeur, 104 b, selon le plan laissé par Féodor Alexâévitch).
Kobentzel, ambassadeur d'Autriche près Jean IV, x45 b.
Kolyma , fleuve qui coule du sud au nord , et se jette dans la mer Glaciale, 10 a.
Koriaks, peuples dont le pays, situé entre le golfe d'Okhotsk et Ui mer Glaciale, est traversé par des fleuves presque toujours chargés de glaçons, xo a.
Kosciusiko, commande un des corps de l'armée polonaise, ses succès, ses revers, 368 b — 377 b; est rendu à la liberté par Paul !•", 386 a.
Kostroma, sur le Tolga, chef-lieu du gouvernement de ce nom : agriculture insufiGsaule, suppléée par le commerce et l'industrie ; étendue , population , 5o b.
Kouban, fleuve formé par les eaux da Caucase et des affluents nombreux; poissonneux, mais peu profond, x4 b.
Koutchkovo, ancien nom de Moscou,
Koursk, chef-lieu du gouvernement de ce nom; beaux vergers; étendue et [copulation , 5a a , b.
Kronstadt, sa |M>pulalion a été exagérée; port bien fortifié , 44 a.
Krudener (madame de) veut accomplir a conversion du genre humain; avait annoncé la chute de Napoléon; s'était emparée de l'esprit d'Alexandre ; a pu faire naître Tidée de la sainte alliance, 494 a — 496 a.
Krusenstem (M.) sert de gtiide pour les détails et les diiffres sur les divers établissements d'instruction publique, 6a 5 b.
Lacs salins , sur la rive gauche du Volga, dans le gouvernement de Saratof, 58 a; dans le pays des Kirguises . 6x b.
La Harpe, instituteur d*Alexandre 1*, 4x3 a; réponse affectueuse qu'il re^it de son clcvo devenu tsar, 5a3 b.
CONTEJHUES DAJfS LA RUSSIE.
Lune catiniée pour sa finesiey dans l'Ile d'GEsel, 45 a.
Lapti, chauisure faite avec Técorce du tiUeuI, 5o b.
Lena (le) , un des plus çrands fleu^res du nord de TAsie, d'une navigation difficile , charrie presque conliuueUement des glaces: à son embouchure , sur ses bords et sur ceux de quelques-uns de ses affluents, ont été trouvés nés amas d'ossements fossiles, presque tous de mammouths , lo b.
lithnanîeos, attaquent lèt priaoes Mmmcm , leurs anciens maîtres, gS a, remportent snr eux de Erands avantages, 99 b, loo a; sont repousses des provinces du nord, 10 x b.
Liltérature.-— Auteurs qui ont fleuri sont Elisabeth, 9731 b.
Loups (les) infestent la rive droite seulement de la Kama, xa b.
Luxe de la conr, diminné par Catherine II et par Aleiandre i*, 3S h.
Mahomet n, mis en fuite par Genghis- Khan , loi a.
Maladies : celles qui attaquent le principe de la génération sont très- funestes dans les régions septentrionales, a3 b, 59 a; maisons spéciales établies pour leur traitement, 35xb.
Malo-Iaroslavetz, les Français y essuyèrent un revers en i8xa, 5a a.
Mammouth, le squelette entier d'un de ces animaux se voit à Pétersbourg; lieu où il a été recueilli , xo a.
Maustein, aide de camp de Munich, a fourni plusieurs extraits, a54 b, ^55 a, a56 b, a59 b, a6x b, a6a a, a64 b, a7X a.
Marie-Thérèse conclut un traité avec Éli* sabeth Pétrovna, 369 b; mécontente de Tavénement de Catherine II, 387 a.
Marine russe. Probabilité de sa puissance future, t' b, 349 a; marine marchande russe peu considérable dans la Balti(|ue, par
Soelles causes , 8 a , b ; marine nulitaire , ivisée en trois escadres; bAtiments; armée navale, 41 a, b; chantiers de construction pour les diverses mers , ib. ; une partie de la lotte stationne k Revel, 44 b ; chantiers, arsenal et amirauté à Kherson, 55 a; Pierre I* fonde une académie de marine , aa3 b.
Marine, fille de Mnidiek, voiévode de Sandomir, épouse le faux Dmitri, x64 b^ 173 b et suiv. ; s'atuche à la fortune d'un second imposteur, qui est tué par un prince nogaî; les boyars la livrent au conseil de Moscou qui la fait garder i vue, X78 a -— x83 a; elle promet sa main à Zaroutzki, chef de Cosaques, qui est pris et empalé; elle meurt en prison, x84 0, i85 a. *
Maroquin, fabriques renommées à Torjok, 48 b.
Mazovie(voîévodiede). V. Varsovie, 65 b.
Médecins cantonuaux, leur nomination est soumise à un conseil de médecine, 29 a; renseignement de l'art de guérir mâîte particulièrement des éloges, 33 b.
43* lÂvraisan. (Russie.) t. ii.
Mendicité, se montre a peme en Rosrief 39 a , rarement à Péterri)ourg, 43 b.
Mcntchikof, fidt pénétrer un renfort dans Poltava, ax3 a ; condami^ à des restitutions, a 40 a; il sert Catherine au moment de la mort de Pierre I*', 344 a ; est toutpuissant sous Catherine F*, disgradé sous Pierre II, meurt exilé en Sibérie, 349 a-^ a54 a.
Mer d'Aral. Nom donne par les Russes an lac de ce nom. Y. Aral.
Mer Baltique; frontière naturdie de la Russie ; la navigation en est périlleuse ; daisger auquel peut donner lieu le vent d'ouest soufflant longtemps avec violence sur œtle mer, 7 b,8 a,5xx a et suiv. ; ses eaux peK salées; fournil Tambre jaune; la marina marchande russe y est peu considérable , 8 a ; littoral, sur plusieurs points, pittoresque, 8 b.
Mer Blanche, le plus grand des golfes formés par la mer Glaciale , 9 a.
Mer Bleue ou mer d'Aral. Y. AraL Mer Caspienne: étroite, généraleoMat peu profonde et d'une navigation périlleuae; est abondamment peuplée de poissons, de phoques, d'oiseaux aquatiques, de sangliers ; les terrains salés qui l'entourent et les lacs salés qui y sont en très-grand nombre
Sortent à croire peu ancienne l'époque du essèchement de ce sol , 6 a — 7 b ; jonction projetée de la Caspienne i la mer Noire, ib. 6a b; possibilité présumée d'établir une voie navigable entre cette mer et le golfe Persiqne , 63 b.
Mer Glaciale, son étendœ; la mer Blanche est un de ses golfes, 9 a.
Mer Noire, sujette à des tempêtes fr^
3uentes, mais présente nn grand nombre e ports sArs ; quelle étendue de ses c6tes possède la Russie, 7 b ; projet de sa jonction avec la mer Caspienne , 6a b.
Mer d'Okhotsk, golfe où se trouve la |)etite rilie de ce nom , 9 b.
ne
TABLE DES MATIERES
Mer âXkuàfr (ou pMe d*), près du cercle poldre, lo a.
Mer SaÎDte. Y. Beîluil (lac).
Méridien terrertre : un degré en a été même lur le» bords du Tornco par des académiciens français, i4 b, 4^ bw
MesaagétM« de quels peuples modernes ils occupaient le territoire , (i*j h,
Michel (1174-1176) aflcrait la puis* sance de la ville de Vladimir, 94 a, b.
Michel Palcologue fait alliance avec Nogaî , clief de lïitars , 106 a.
Michel Romaoof (i6x3-i645), nommé tsar par les états , est sacré par le métropolite de Kazan ; rétablissement de Tordre dans radmiuistration ; il signe avec la Suède un traité de paix onéreux à la Russie, avanta* geux au comftierce de TAngleterre ; siège de Moscou par les Polonais qui sont forces de se retirer; le tsar achète par des sacrifices la liberté de son père qui est nommé patriarche; nouvelles hostilités contre la Pologne , |)aix couclue aux conditions de la trêve prccédeute; Michel ouvre avec la Perse et la Chine des relations commerciales; laisse le trône à son fils aîné , i85 b — 187 a.
Michel Yaroslavitch ( 1 3o4-i 3 1 9) obtient , par l'autorisation du khan, le litre de grand prince auquel prétendait son neveu Georges qui fut nommé prince de Moscou; Michel se rend auprès d Usbeck ; la Russie soufTre de son absence ; Georges s*étant déclaré contre Michel k k tète des Novgorodiens , Michel obtient contre eux des avantages , mais peu durables ; Georges épouse la sœur du khan et marche contre Michel ; il est vaincu, la soeur du khan meurt, et les ennemis de Michel répandent le bruit qu'il Ta «mpoisonnée : le khan permet son sup* |»lice, 108 a — X09 b.
Miéroslawski , auteur de IHistoire de la révolution de Pologne, cité 5o3 a, 5o4 b, 5i8 b, 553 a, b, 555 b, 559 a, 575 ai »79a, 584 a, b, 585 a, b, 587 b,588a, b , 589 b , 59e b.
Mtkhaélovitch (Y. Alexandre Mik, 109 «t suiv., et Alexis Mik, 187 et suiv.).
Mines des monts Ourals, espace qu'elles occu|)ent, Co b; bénéfices relatifs des expUntatioDS de métaux divers, ib. ; résidence de l'administration générale des mines de l'Atlai» 60 a; quelques-unes déjà exploitées dans les provinces caucasiennes , 6a d.
Ministère , divisé en neft départements ; de plus, deui ministères pour la maison impériale et les apanages, un contràleur fénéral, 27 a.
Minsk , chef-lieu du gouvernement de ce
nom; agriculture florissaDtei eiqiloitatjou des forèu entravée par U difficulté des Innaports , 56 a.
Mittau, chef-lieu du gouveraemeot de Gouriande, date assez récente de Tineorporalion de Tancicn duché i la Russie; super* ficie, population, état de l'industrie, 45 a, b.
Mohilef , sur le Dniepr, dief-lieu du govvemement de ce nom; agriculiui« florissante f bois de construction et de charpente, 56 a.
Monnaie d'argent et de cuivre , à quelle époque en usage dans la grande principauté , 1x7 b.
Montagnes; celles du sud, aussi élevées que les Alpes, sont remarquables par des glaciers et la beauté de la végétation ; les monts Altaï et les monts Ourals n'atteignent pas une très-grande hauteur, 5 a, b; ils forment, avec le mont Caucase, trois chaînes bien caractérisées , 6 a.
Monuments antiques, ruines, dans la Tauride, 54 a.
Moreau , atteint d'un boulet français à In bataille de Divsde , 483 a.
Mortonval (M.) , Histoire de la campagne de Russie, cité 456 a , 460 a.
Moscou, chef-lieu du gouvernement de ce nom ; ancien nom de cette ville , époque el origine de sa fondation, 90 b, 9a a ; plus grande et plus peuplée que Pétersbourg, 46 b ; étendue de son commerce , monuments , quartiers qui la composent , établissements; est deveuue plus riche qu'avaut rincendie de x8xa; étendue de ce gouvernement , population , 46 a — 47 b ; incendiée par Bâti , petit-fils de Genghis-Khan « loa b; saccagée par Tokhtamouisch, 117 a ; construction de sa forteresse , ia3 a ; incendie fortuit, propagé par un rioleut ouragan, 134b; abandonnée nar Jean IV, elle est brûlée en entier, sauf le Kremlin , par les Tatart, i34 b ; incendiée au milieu d*un combat entre les Polonais et les Russes, x84 a; désolée par U peste, 334 b, 335 a; incendiée en x8ia, 470 a et suiv.
Moulons : la Russie d'Asie en nourrit plusieurs races encore inconnues en Europe , 17 b.
Mouture du grain, au moyen de meules de granit , 5o a.
Mstislaf , prince de Tmoiitorokan , vers l'an X019, s'empare du navs de Rédédia, nrince des Circassiens , s'étaolit aussi sur Ice oords du Dniepr, meurt sans ejifauts, et laisse ainsi TaroaUf maître de tout l'empire, 84 b. ^
Mstisbf (xï*5.ii3a), ilb de Tbdimîr MoDomaque , prend le tttra de grand prince, •es frères ayant chacun leurs apanages ; 0 repoussa les Polortsi ait delà du Tolga; donne à son fils deux principautés enleréea i des princes indépendants ; fait une expédition en lithuanie; a reçu le nom de Grand, 88 a, b.
Mstislaf de ToUiynie (ii 67-1 169) est ap* pelé au trône à Kief ; de concert avec ses alliés , il taille ^en pièces les Polovtsi , et rouvre aux bâtiments russes la narigation du Dniepr; il donne pour gouverneur aux Novgorodiens son fils Roman, qui aitaqne les aUiés d*André, prince de Yladimir; celuici attaque la ville de Kief, la prend, et, après ravoir livrée au pillage, la donne à son frère Gleb; Mstislaf recouvre Kief,
la perd de nouveau, et meurt à Tladimir, 93 a , b.
Munidi (le marécbal), cité 95o b, membre du conseil sous Anne Ivanovna, a57 b et suiv.; arrêté lors de la déchéance d'Anne régente , 265 a ; portrait qu'il fiiit d'Elisabeth. Pétrovna, ib.; condamné à être écartelé, on lui fait grâce de h vie, a(i6 a ; reparait à la cour avec Biren sous Pierre III, 173 b; veut soutenir Pierre contce Catherine II, 279 b — 28 1 a ; re^it de Catherine le coramaîndement de deux provinces , 283 b.
Musique; les chauls nationaux, surtout dans la Petite Russie, sont agréables, et les Rosses sont heureusement organisés pour cet art, 36 a, 53 a; troubadours, trouvères, instruments de musique et chansons diez les Slaves, 71 b, 72 a.
Narva, jadi« ville anséatique; bataille gagnée par Charles XII, 44 a; fondée par plusieurs nations du nord de FEurope, io5 b.
Nestor; ses annales ont fourni diverses citations, 69 a, b, 70 a, 75a, 77 b; d'une véracité douteuse, 79 a, b; son Silence sur dix-sept années du règne de Vladimir, 82 b ; fin de ses annales (logS) ,87 b.
Neva (la), fleuve qui joint le lac Oii^a au golfe de Finlande, en passant à Pétersbourg, i3 a.
Newsky (V. Alexandre Newsky).
Nicolas f (1825) fait suspendre un service divin au reçu de la nouvelle de la mort d'Alexandre, et prie Tarcbimandrite d'y préparer Timpératrice mère, 52 1 b; est désigné héritier du trône par un manifeste d'Alexandre, 532 a; réprime une conjuration très-étendue, organisée par des associations secrètes, 529 b — 536 b; campagne brillante contre les Persans, acquisition par la Russie de deux provinces; clauses du traité de Tourkmantcha!, 536 b — 540 a; la guerre est déclarée à la Poile; citation de plusieurs passages de cette déclaration, 540 a — 544 a; première campagne; Yama se rend aux Russes; en 1828 , nouveaux succès de Paskevitch, qui emporte Akhaltzik de vive force et se rend maître de plusieurs autres villes ; la flotte torque est détruite par une escadrille russe; l'Autriche toute inutilement d'engager d'antres puissances contre la Russie, 544 a — 548 b; en 182^, avantages remportés sur les Turcs par Diebitsch ; les Russes passent les monts Balkans, entrent dans Andrinople; nouvelles victoires de Paskevitch, prise d'Erzcroum, puis di^
Baîbourt ; sa marche sur Trébixonde est arrêtée jpar la signature de la paix d'Andrinopie; u organise une expéaiiion contre let peuplad&<i au nord du Caucase, 548 b — 549 a ; pertes considérables des Russes dana cette campagne; conditions du traité d' Andrinople; résultats de toutes ces victoires pour la Russie, 549 a — 553 a; révolution de juillet en jFrance; n'est point la cause de l'insurrection de Yamovie; l'intention du tsar de marcher sur la France en précipite le premier mouvement ; Constantin édiap]» aux assaillants, parvient à adresser sur ces événements un rapport à Nicolas et au roi de Prusse; Chlopicki est proclamé général en chef; diiférentes démarches de Constantin , auquel Chlopicki laisse effectuer sa retraite, 553 a — 556 b; il fait fermer les dubs; liUbecki est chargé des négociations avec Nicolas; Chlopicki se borne à la qualité de dictateur; il est assisté d'une délégation de surveillance et d'une commission executive; effectif des troupes réunies par les Polonais; nombre probable des troupes russes; Nicolas rejette toute proposition des aml)assadeurs ; motifs divers qui tiennent dans rinaction trois des principales puissances de l'Europe ; proclamation du prinee Czartorvski au peuple polonais; le prince Radziwil est nomme général en chef; r^le* ments intérieurs par le sénat; menaces du l^néral Diebitsch ; trois légions sont créées pour les transfuges des provinces dévolues à la Prusse et i l^utriche, 556 b — 562 b; les Polonais établissent un quintumvirat ; combats livrés i Dobréi à Okuuiew; bataille de Wawer; Chlopicki est blessé; bataille de Grochovr; quelques avautages des
em
TABLE BE5 MATIÈRES
Mooais lousDwernicki; Sknynecki oominé géDéralissime; avantagâ des Polonais; bataille d^Iganié, dans laquelle Ptondzynskî déploie ses talents militaires; insuirectioa partielle de la Samogitte, puis des Lithuaniens, réduite à la guerre de partisans, 56a b — 57 z b ; efforts partiels et inutiles des habitants de la Yolhynie, de la Podolie et de rukraine; combat devant Minsk, soutenu par rarrière-garde polonaise; écliecs essuyés par la droite des Polonais; bataille d'Ostrolenka ; le général Gielgud, après des revers et son refus de donner des ordres, est tué par son aide de camp; Chlapowski se réfugie au milieu des autorités prussien* nés; Dembinski ne ramène à Praga que des débris; position de la France, de l'Angleterre, de la Prusse et de l'Autriche, 571 b — 577 a; mort de Diebitsch et peu après du grand-duc Constantin; Paskevitsch est mis a la tète de l'armée russe; le peuple de YarsoTÎe se croit trahi, d'après l'évasion d'un corps d'armée russe et la révélation d'un complot dans Varsovie; la diète fait paraître ime proclamation qui ordonne aux Polonais h levée en masse, $77 a — ^79 a; la Prusse seconde la Russie; Skrzjnecki , sommé par la diète de comparaître dans un conseil de guerre, renie toute responsabilité des événements, cependant il conserve son poste; incertitude parmi les Polonais sur le choix de leur général; décret rendu par la diète sur la nomination et les attributions du généralissime; meurtre de plusieurs prisoutiiers dans une émeute populaire; Krukowiecki la fait cesser; il est nommé gouverneur de Varsovie; Skrzynecki abandonne l'armée et plus tard se réfugie en Autriche , 579 a — 586 a ; abdication des membres du quintumvirat; Krukowiecki est nommé président du conseil des ministres ; Paskevitsch propose un accommodement; refus par le conseil des ministres et par la diète; bataille et capitulation de Varsovie ; le reste des troupei polonaises dépose les armes; considérations snr les suites de ces événements, 586 a ^591 a; efforts de la Russie pour soumettre les peuplades du Caucase ; détails sur ces contrées et leurs habitants , 591 a — 596 b; marche du pacha d'Ëpypte arrêtée par les troupes russes; conditions du traite d'Unkiar skélessi accordé en récompense par la Turquie; réflexions de l'auteur sur les mesures i opposer au danger, 596 b — 598 b; événements en Grèce depuis 1770 jusqu'à l'installation du roi Otnon; mesures administratives, synode mdé|)endant, influeuoe de la Russie dans
tous ces mouvements, 599 a'— 61 s b, ré ponae de l'empereur Nicolas à la dédaralion d'im ministre en France sur la nalionalilé pobnaise; son discours en z 8 35 à la députation de Varsovie, 6ia a — 6i3 a; masiifeste publié en z836 sur ht confiscation, par la Russie, du navire anglais le Ftsen, 61 3 a — 616 a ; les Cosac|iies du Don reçoivent une nouvelle constitution; quelle était leur organisation anteneure, 616 a — 617 a ; sur le tarif commercial de la Russie et ses rapports avec celui de l'Angleterre; examen du développement successif de la puissance russe; quelle barrière on peut lui opposer, 6x7 a — 6a5 a ; renseignements sur la tendance de l'enseignement public, les universités, les écoles, les facultés, la censure « l'observatoire central à Saint-Pétersbourg, les écoles diverses pour les services publies, les institutions de bienfaisance, les maisons des enfants trouvés, les colonies étrangères, l'éducation des jeunes Tatars, la population qui professe Tislamisme, la population juive; nombre total des élèves, sommes fournies par le gouvernement, 625 a — 639 a; but incertain des voyages de l'empereur Nicolas, de sa visite à'Kemadotte; sa position , sou caractère , 639 a , 640 a , b.
Nijni-Novgorod , chef-lieu du gouvernement de ce nom , au confluent du Volga et de l'Oka ; foire considérable en été ; manufectures, commence actif; pommes estimées, dont quek|ues espèces encore inconnues .dans le reste de l'Europe ; étendue , population, 5i a; son fondateur, 98 b.
Nikon, métropolitain de Novgorod et patriarche, calme les Novgorodiens révoltes, 187 a ; a composé la première histoire que l'on ait de la Russie; austérité de sa vie, ses travaux ecdésias tiques , sa cruauté contre les non-conformistes, 189 a — 190 a.
Noblesse, a perdu une grande partie de son influence ; divisée en quatorze classes , parmi lesquelles il y a distinction, 29 b, 3o a ; le noble a au fond les mêmes défauts et les mêmes qualités que le serf, 3a a, h. — Plusieurs maisons d'éducation ont été fondées par les tsars et les impératrices pour des filles nobles, 34 a^ à Moscou, un grand nombre de gentilshommes cèdent à l'attrait du jeu, de la table, ou à la manie des chevaux, 47 a; à quelle époque commença l'usagé des armoiries , ign b.
Nogaî , dief tatar, donne son nom à une partie de ces |ieuple$ , xo6 a; rend à Umitri sa couronne pour prix de sa soumission, 107 b; accomna^é de Télébouga et des princes de Gauaey il marche contre les
Hongrois; la faim et Id maladie accablent Tannée des Taian; deux ans plus tard, la détumondecesdeiu chefs sauve la Pologne, io8 b.
Novgorod , cheMieu du gouvcroemeot de
de cuivre, de plomb et de charbon de terre, 49 a; par qui fondée, vers quelle époque, 69 b; secoue le ^oug des souveraiiM de Kief, 89 a; ravagée par la famine, 97 b; en proie à Tanarchie et i des fléaux de toute
oe nom, aspect jnttoresque; baigni^ par le , espèce , 101 b; mise à feu et à sang par kt Yolckhof, qui^oinl les lacs Umen et La* Mongob, 108 a. doga; superficie, population ; miues de fer,
Ob, fleuve de TAsie septentrionale, cours du sud au nord, vers un golfe de la mer Glaciale, est formé par la jonction de la Biia et de la Katounia , 1 1 b.
Obélisque de Poltava, sorti des fonderies de Petrozavodsk, 49 b.
Océan oriental : une partie en est comprise dans Tempire russe, 9 b.
Odessa, située entre le Dniepr et le Dniestr, z5 b; sa prospérité, sa population, 41a a , b.
OEsel, île qui, avec plusieurs autres, forme un district séparé ,45 a.
Oginski (le comte) se rend sans succès auprès de Catherine II, dont il espérait rappui pour arriver au trône de Pologne,
Oka, grande rivière dlEnrope; se jette dans le Volga , 12 b ; à sa jonction est bâtie Nijni-Novgoroîd, 5x a, 98 b.
Okhotsk, province de la Sibérie; organisation pas encore arrêtée , flo b.
Okhvate , lac traversé par la Dvina occidentale, z4 a.
Oktaî, fils aine de Genghis-Kban, envoie son neveu Bâti ravager une partie de la Russie, xoa a — io3 a; ses conquêtes dévastatrices, sa domination et celle de ses successeurs , ib. — xa4 b.
Olbiopolis , ville ancienne , reconnue par des médailles et quelques mines , i5 b.
Oieg, régent de Tempire russe en 879, s*em})are de Kief par l'assassinat de ses princes; diminue la puissance des Khozars, étend sa domination , et va attaquer Consianttnople : Tempereur Léon le Philosophe réioigiie au moyen d*un traite; ces avantages lui font donner par le peuple de Kief le nom de magicien ,75 a — 76 b.
Olének, fleuve oui coule du sud au nord vers la mer Glaciale ; le cours n'en est pas entièrement connu , 1 o a , b.
Olga, veuve d'Igorj venge cruellement la mort de cet empereur. Yoy. Sviatoslaf,
77 b- Olonetx (gouvernement d*^. V. Pctioza-
vodsk. — (ville d'), située sur les detix rivières Olonka, Mégréga, 49 b.
Omsk, province la plus méridionale de la Sibérie, est propre â la culture, 60 b.
Onadyr, le plus oriental des courants qui traversent le })ays des Roriaàs, vers la mer Glaciale, 10 a.
Ongres (aujourd'hui Hongrois) ; leur orîgiue, leurs migrations, 68 a ; traversent les Etats d*Oleg et s*emparent de plusieurs provinces, 75 b; s'établissem dans la Pannonie, 76 b; font alliance avec Tladimirko, 89 b.
Onone, rivière qui, avec llngoda, forme la Chilka, 10 a.
Or, sur le versant oriental des monti Ourals, 57 a; dans les mines de Kolivan, 60 a ; un peu dans le Caucase, 6a b.
Ordres, distinctions individuelles, décorations temporaires; quelques ordres établis pour les dames , 87 b , 38 a.
Orel , sur TOka , chef-lieu du gouvernement dé ce nom; sol très-feiiile , forêts, mines de fer, éteudne, population, 5a a.
Orlof, trésorier de Parlillerie, sert puissamment à Texéctition du complot qui place Catherine II sur le .trône, 976 a et suiv. (V. Catherine II, jusqu'à la p. 35 1 a).
Orphelins (les), les aveugles, les sourds et muets sont recueillis dans des établissements bien ordonnés, 34 a, b.
Oufa , chef-lieu du gouvernement d*Orenbourg, qui a conserve le nom de cette dernière ville, sa première capitale, et remar* quable par U foire qui s*v lient; terrains salés; arbres recueillis par l'Europe; pêcheries de rOural très-productives, 58 a, b.
Oural, fleuve qui se jette dans la mer Caspienne; les Baschkirs et hs Kirguizes habitent ses deux rives ; poisson et caviar estimés , la b, i3 a.
Ourals (monts), situés entre l'Europe et TA sic (Y. Montagnes) ; terminent à I ouest le liassin de TOb ^ i r b ; pourquoi a été changé leur ancien nom Poiat, 341 h.
Ovide , a peint fidèlement le lieu de son exil ,16 b.
TABLE DES MATIERE
Pacba d*Égjpte(le) en guerre contre la Porte , est mêlé par U Rustie , 5^6 h,
Milea (le comte), dirige la oon^iration sew laqnette tueconibe Paid V^ 398 b —
Paoîii , paise en Saède pliuieun années comme ministre russe , 376 a ; il accède au complot pour rélération de* Catherine II y ib. ; Toulaît attendre au lendemain, 277 b; a*emploie néanmoins dans Texécution, ^78 D ; est nommé ministre de Catherine II, a8i b; se présente tremblant devant die au moment o'une révolte, a88 b (V. ensuite Catherine II , jusqu'à la p. 35 1 a.).
Paskeritdi , lait contre les Penans une campagne brillante ; mis en parallèle avec Souvorof, 537 a, b; oommuide en chef dans la dernière campagne contre Tarsorie, 578 a — 590 b.
Paul I*r( 1796-1801), règle par un oukase Tordre de succession au trône, ^5 (Y. la note); prend plusieurs mesures contraires à celles de Catherine II ; fait transporter solennellement le corps de sou père avec celui de rimpératrioe à côté de la sépulture des tsars ; se fait couronner à Moscou , ses bizarreries souvent cruelles , prohibitions om* brageuses, sailUes de générosité; il entre dans la seconde coalition ; accorde à Souvorof de hautes distinctions pour ses premiers succès ; cam|Mgnes de ce capitaine en Suisse et en Italie, 385a — 396b; Paul rompt violemment avec rAngleterre, envoie une ambassade au premier consul ; consentait à partager avec lui la souveraineté de l'Europe ; les soupçons , les rigueurs de Paul , regardés comme une des causes de sa mort violente ; exposé de trois relations sur cet événement; amour violent de Paul pour Anna Pétrovna ; il le surmonte et lui fait épouser le prince auquel elle se destinait , 596 b — 4x0 a.
Pèche : très-abondante dans h Kama et roka; bien moindre sur la Baltique, xa b, i3 a ; très- productive dans le Uc Peipous , 48 a ; pécheurs d'Arkhaogel , vont dans les mers polaires , 5o a; pêcheries de FOural, les plus productives Je toutes celles de la Russie, x3a, 58 b.
Pçine de mort remplacée par des amendes pécuniaires, sous le règne dTsiasIaf, 86 b.
Peinture , Peintres. Au diâteau de Mon- Plaisir eit une belle collletion de tableaux , 43 b.
Peipous , lac cfui communique avec celui de PsLof ; pèche très-productive , 48 a.
Penia , chef-lien du gouvernement de ce nom , ville de commerce et de fidiriqaes; agriculture florissante , 57 b.
Perm, chef-lien du gouvcmement de ce nom; richesses minérales, salines d*nn grand produit; nue voie navigable pourra être ouverte à travers les montagnes ; cette ville est sur U route de Pétersbourg à la Chine par la Sibérie , 57 a , b.
Perse ( la) paye à la Russie , en i8a8 , une forte contribution après une campagne désastreuse , et signe le traité de Tourlunantchaî ; articles principauz de ce traité , 537 * — 540 a r y. les règnes précédents , et surtout Pierre I*r, Catl^rine II , Alexandre I^^, NiooUs l^.)
Peste , fait éprouverauxRussesde grandes pertes dans la campagne d'Orient en 1829, 549 a , b.
Peste noire (la) désole TAsie et PEurope, rx4a.
Petchénègues , leur origine; époque de leur apparition , leurs conquêtes » 76 b ; leurs incursions , part quHIs prennent à diverses guerres , leur extermination presque totale |>ar Yaroslaf , 77 a — 85 a ; repoussés encore par Tladimir Monomaque , 87 b.
Petite-Russie, étendue , mœurs , dialecte , musique et chants nationaux ; naturalisation possible de certains arbres fruitiers , plusieurs villes remarquables, 5a a — 53 b.
Pétrole : abonde dans quelques îles de la mer Caspienne ; se trouve en Sibérie dans les régions montagneuses, ao a.
Petrozavodsk, poit et chef-lieu du gouvernement d'Olonctz; usines établies par Pierre le Grand pour Tartillerie et la marine, i3b, 49b; minéralogie variée, ib.; étendue, population; peu de grains; bétail, poisson, gibier aboudauts, ib.
Peuples anciens qui n*étaient point Scythes; leurs demeures dans diverses parties de la Russie, 67 a, b, 68 a; 69b, 70 a; leurs migrations y établissements, ib. T« Slaves.
Pierre I» et Ivan Y Alexéiévitcfa (i 68a. 1737). L'élection de Pierre à Texclusioa d'Ivan est confirmée par le conseil des boyan et le clergé; sur un faux bruit les Strelets se portent i de cnieb «ces, et déclarent tsars Ivan et Pierre, sous la tutelle de Sophie; le nouveau dief des strdetz est mis à mort avec son fils par la cour; les strelelz, sur le point de se révolter, se soumettent , et les plus mutins sont mis à mort ; Sophie confie Tadministration à Galitiin^ traité
coin£ra}is dans la Russie.
d*tlUanoe entra les court de Moscou, de Tienne , de Yano^e ei Yeniae ; le français Lefort inspire à Pierre le désir de réformer Fonganisation militaire; éludes, exercices, divertissements du jeune tsar; Galiuin nomme Mazeppa lieiman des Cosaques, envoie en France une ambassade qui est sans effet; Pierre s'empare du pouvoir, exile Gaiitzin et punit le chef des slreletz et ses complices; il éiioiue Eudoxie Lapoukhin, et en a un fils, Alexis; qualités physiques et morales de "Pierre, igôa-— Z99 b; il fait radouber une vieille chaloupe de construction anglaise, puis coiistruve deux frégates qu*il monte comme pilote; lait déterminer avec l'empereur de la Chine les limites des deux empires ; il échoue dans le siège d'Azof; mort divan; prise d'Azof, '99 b — SOI a; répudiation d'Eudoxie Lapoukbin, ai8 a, aa? b; punition rigoureuse d'un voïévode conspirateur; départ Jour son premier voyage, séjour à Amster^ am , puis au village de Sardam , envoie un seoeurv de troupes à Sélecteur de Saxe; passe en Angleterre , s'y attache Perri et Ferguson, retourne en Hollande d'où il envoie une colonie ii Arkhangel; passe k Vienne ; retourne à Moscou pour puuir les slreletz révoltés; rébellions également punies dans quelques provinces éloignées; Pierre commence diverses réformes , entre en campagne contre Charles XII , est battu , envoie des troupes en Pologne, obtient
auelques avantages, aoi a — 209 a; iu*ise e Marienbourg; (^tberine, jeune livonienne, se trouve parmi les prisonniers; services que rend la flotte russe; le tsar passe du rang de lieutenant à celui de capitaine , puis reçoit l'ordre de Saint-André ; Charles a toujours l'avantage en Pologne , fondation de Pétersbourg; à la prise de Dorpat, Pierre réprime violemment la fureur du soldat vainqueur; déchéance d'Auguste, élection de Stanislas Leczenski, sédition dans Astrakhan , punition des plus coupables ; Auguste conclut uo traité honteux avec Charles qui se refuse à l'ouverlure d'un accommodement avec Pierre; Charles s'enfonce dans l'L kraine, Pierre bat un renfort qui lui arrivait , Tattaque à Poltava , et remporte la victoire , 209 a — a 1 4 a ; le trône de Pologne est cédé à Auguste, pompe triomphale à Moscou; soumission de la Livonie; la Turquie lui déclare la guerre ; Pierre organise un sénat de régence , dève Catherine au rang de tsarine ; enfermé par Tannée turi|ue , il cède aux conseils de Catherine et signe un traité avec Méhé-
aet; rend enfin Azof; recrute son armée; fait épouser à son fils une belle-sœur de l'empereur Charles VI ; célèbre solennellement à Pétersbourg son union avec Catherine ; y presse les travaux ; poursuit les hostilités contre la Suède, envoie un renfort à ses alliés; sa flotte ouvre l'expédition de 17x3 ; une loi assujettit tous les buyars à la régularité du recnitemeol ,ax4a — aaob; victoire navale d'Angout, Pierre se J4'tte dans une chaloupe. et sauve sa flotte par son intrépidité; son discours après la céremonie de l'entrée triomphale des vainqueurs ; Charles XII revient eu Suède et transporte le théâtre de la guerre en Norwége ; un fils naît à Alexis, «ao b aa4 — a ; second voyaee de Pierre par la Prusse^ la Hollande et la Fk-ance où il est nomme membre de l'Académie; son exclamation au tombeau de Richelieu ; il entre dans les pnnets de Gôertz^ revient dans ses États pour reprimer les incursions des Tatars et les exactions de quelques-uns de ses fiivoris ; éducation de son fils Alexis , causes d'inimitié entre le tsar et lui , évasion d'Alexis ; ramené à Moscou , il y est jugé et condamné à mort ; témoignage de Bruce sur ses derniers moments ; exécutions nombreuses pendant l'instruction du proeès, Eudoxie dageHée, aa^a — a36a; Pierre ordonne qu'on informe contre Mentchikof et plusieurs grands pour monopole des fournitures de l'Etat ; il le défend et obtient sa grâce ; il continue de faire des établissements utiles, et suit son plan de réforme , fanatisme des ra^olniks qui sW opposent; PiciTe explique d'une manière visible le miracle d'une image* qui pleure sur les maux futurs de Pétersbourg , ôte aux ecclésiastiques le droit de vie et de mort , a 36 a — a37 b ; malçré les dispositions hostiles de plusieurs ouissances , la flotte russe dévaste les côtes de la Suède, et la réduit à signer la paix de Neustadt ; le titre d'empereur lui est décerné par toutes les puissauces; il abolit la digniié de patriarche, son désespoir de la mort du dernier fils de Catherine, a37b — a38 b; il institue une noblesse militaire ; il profite des dissensions de la Perse , et , pour veneer la mort de plusieurs marchands russes , il entre dans Derbent , revient proraptement à Moscou ; puis , en vertud'un traité, réunit à ses États Bakhu, Derbent et trois provinces; il protège le jeune duc de Holstein auquel il destine, sa fiUe Anne , a38b — 24 oa; aflaiblissement de sa santé , couronnement de Catherine *, il découvre son intrigiie avec Moëns qui, sous une autre accusation , est condamné à
OM
TABLE DES MATIËRES
perdre la tHt ; son exécutioii en yir^yno de Catherine ; Pierre échappe avec peine à une maUdie honteuse atlnnuée k la fougue de ses passions; il reprend sa vie active, i'élanoe à b mer et sauve plusieurs hommes en danger de périr , renouvellement de ses douleurs , la paralysie lui permet seulement de tracer quelques mots i peine lisibles , îl expire après une cruelle agonie , 940 a — 943 h ; discussion sur ces mois du testament en ce qui pouvait intéresser Catherine et Mentchikof ; vices et vertus de Pierre; jugements divers sur ses titres au nom de Grand; exposé de quelques articles du plan au*il avait conçu pour ragrandissement de 1 empire; ses travaux comme législateur; i^uelques-unes de ses réponses ou de ses actions dans diverses droonstanoes, a43 b —
Pierre II » Alezéiévitch , succède à Catherine I'* , rappelle de l'exil Eudozie , sa mère ; Mentcfaikot fait célébrer les fiançailles de sa fille cadette avec le jeun« isar ; deux actions téméraires causent sa disgrâce , sa condamnation, son exil; le tsar est couronné à Moscou ; la famille Dolgorouki devient toutepuissante; Pierre meurt à seixe ans , aSa b — a54 b ; le conseil proclame impératrice nne des filles divan , h duchesse de C5ui^ lande, veuve; et demande qu'elle signe plusieurs articles secrets ; die signe et se rend i Moscou, a54 b — 955b (Y. Anne Ivinovna).
Pierre m ( 1709), au moment même de k mort d'Elisabeth se fait saluer tsar par les
?irdes; rappel de Munich et de Biren; ierre indispose les esprits par son admiration outrée pour le roi de Prusse , Frédéric II , et par la réunion à la couronne de toutes les richesses du clergé ; il se livre i des or^es ; laisse cÎFculer le bruit de la répudiation de Catherine , fait dans ce sens quelques démarches ; Catherine et ses partisans gagnent les troupes et l'obligent a sipier une renonciation au trône ; peu après il est étranglé, 979 a — a89 b. (T. Catherine II.)
Pierres à moëlloiis , et , en général , pierres pour h bâtisse, sont rares, loa.b.
Pin (le), cem^ro, croit sur la rive gauche seulement de la Kama, X9 b; serait pour nous une acquisition importante, 17 b.
Plan Carpin , moine franciscain, son ambassade vers le khan des Tatars; son voyage contient des renseignements intéres- •anU, xo4b.
Platine , syr le versant oriental des monts Owib,57«.
Podolie. y. Kamenetz Podolaki , 56 a , b.
Poésie : poëme remarquable par le sujet et par son ancienneté, lax b.
Police , se fait avec une prodigieuse activité, 19 a; sa vigilance i Saint-Pétersbourg, 43 a.
Pologne (royaume de) , d'après sa constitution en grand-duché par Napoléon; surrficie qne la conquête de ce pays ajoute l'empire russe; erreurs de son administration; sa constitution avant i83x, concession de l'empereur Alexandre ; statut organique donné après les événements de x 83 c par l'empereur Nicolas, 63 a — 65 a ; noms des voîévodies qui correspondent aux gouvernements dans le reste de l'empire, 65 at b; ongme du mot Polanuns qui a formé œlui de Polonais , 69 a , b ; ont ravagé l'occident de la Russie, 99 b; la Pologne a été bien affiiihiie par la défection des Cosaques de l'Ukraine, x88 a, b; histoire des trois démembrements, depuis 1773 (337, b) jusqu'à x 796(7. Catherine II, 984 b— 378 b.) , position de la Pologne lors de l'invasion de Napoléon dans h Russie , 454 b — - 455 a , il donne aux Polonais quelques espérances^ 456 a ; Alexandre I*' se reûi à Tarsorie et donne à la Pologne un gouvernement oonatitutionnel , 497 b — 4 99 a ; les assodationa secrètes s'y propagent , 5o9 b — 5o4 b ; év^ nements de x83x (Y. Nicoku I*'); discourt de Nicolas I^ à la députatioa de Varsovie en i835, 6x9a — 6x3 a.
Polovisi, peuples qui s'emparrnt d'une partie des c6tes de la mer Noire, et fondent sur la Russie, 85 b, 86 a; massacrent Roman Sviatoslavich qui les avait pris à sa solde , ib. ; profitent d'une ftunine et d'une
1)este pour exercer leurs brigandages ; lailent en pièces une armée russe, 86 b, 87 a; sont appelés par des pnnoes russes comme auxiliaires, S7 a; sont vaincus par les Russes, ib.; repoussés par les fils de Vladimir Monomaque, 87 b, et par Mstislal Éa delà du Volga, 88 a; leurs khans, ondet de Sviatoslaf, se joignent à lui, 90 b; auxiliaires do prince de Tchemigof , 91 h; cha^ ses au delà des frontières par Rostislaf , iU reparaissent avec Ysiaslaf , 99 b; les Russes
{pénètrent dans leurs terres, 93 a; sont taiiés en pièces par le prince de Kief et ses alliés , io. ; joints à Vsevolod III, ils entrent avec lui dans le pays des Bulgares , 95 a ; sont repoussés de la Thrace, dévastent Kief,ib.,b; gardent pendant trois ans le prince Dmitri, leur prisonnier, 97 a; ae joignent à Mstislaf et à Daniel contre lea Hongrois et les Polonais » 99 a ; poursuivis
œNTEiajES DANS LA RUSSIE.
par les Mongols , te rtfogient dans Kîef, plient de nouveau devant eux, loc a; Bàtif chef des Talars ; termine ses sanj^lantes excursions en se retirant dans leur pays, lod a ; il les soumet , ib.
Pollava , chef-lieu du ^ouvemeuient de ce nom , monument éle\'e à Pierre !'■', 53 a , b ; population moyenne « Sa b ; viicloire de Pierre 1^^ ai3 a.
Ponune de terre. Elle a déjà franchi le 60* depé de latitude, 4 a , b; 5o a.
Pomatowski, Isvori de la grande -duchesse qui fut Catherine II , 270 b ; élu roi de Pologne , 3oi a (Y. Catherine II , jusqu'à la p. 37S b.).
Ponts et chaussées, administration sépa« rée, 97 b.
Population. Treize nations' composent celle de la partie continentale; noms et
firinctpauz traits de tous ces peuples , évauation du total , classes diverses; affranchissement des serfs , ao a — i5 b ; quel nom-
bre die peut atteindre ,4b; tableau dm quatre principales classes , 29 b — 3a b ; pourquoi elle est moindre dans la Russie méridionale nue dans le nord , 53 b , 54 a; celle de la Siliérie, 58 b, 59 a; population professant l'islamisme dans la Russie d'£uro|ie, 638 b; population juive, ib.
Polemkin (V. Catherine II, 343 a — 356 b.).
Poiulre à canon, son introduction en Russie, 117 b.
Pougatchef, sous le nom de Pierre III, iiomie €iu fU à retordre à Callierine II , 339 b— 341 b.
Pvkof, chef -lieu dv gouvernement de ce nom, bitie au confluent de deux rivières, dont Tune, au moyen des lacs de Pskof , Pcipous, et d'une seconde rivière , communique avec le golfe de Finlande ,48a; étendue et population ; richesse principale : bon de couslniction , ib.
Rabbe, Histoire d'Alexandre, cité p. 3^8 |ietsuiv.,4i6b,4az a, 4aaa, 4a4 a, 4a5 b, 4>6 b, 43o b, 43i b, 436 b, 45i b, 496 b, 499 «9 5oa b, 5i3 a, b, 5i8 b.
Razin (StenJLO-^ , Cosaque du Don , célèbre par ses brigandage^, est exécuté & Moscou , 190 a — 191 a.
Recueil de pièces oûieielles, |Uir Schoell, renferme la preuve aune intelligence formelle entre plusieurs cabinets en i8x3 , 48a a ; cité aussi p. 485 b, 4^6 a.
Renne (le) fiiit U richesse des Konaks , a3b.
Repnin (le prince) arrive k Tarsovie pour presser Télection de Poniatowski, agS d.
Revel, chef-lieu de l*E5thonie; état actuel du commerce et de l'agriculture; population , 44 b ; fondée par Yaldemar II, roi de Danemark, 99 b.
Rhinocéros (ossements de) trouvés sur les bords du Tiloui, 10 b.
Riasan, sur TOka, chef-lieu du gouvernement de ce nom ; prospérité de la culture; nombreux marais; forêts, mines de fer; étendue, population, dont les Tatars forment le tiers; ancienne résidence de leurs souverains, ruines, 5i b.
Richelieu (le duc de) a procuré an gouvernement de Khenon les fruits d'une ad^ ministralion écbirée, 54 b.
Riga , chef-lieu'de la Livonie ; exposée à des inondations; superficie, population de ce gouvernement ,45a; articles ae son coo»merce, ib.
^ Roman , pnnee de Kief . entre sur le 1er* ritoire de Calilch, se joint aui Grecs, et délivre la Thraoe des ravages des Polovtsi{ cependant ces peuples, conduits par lei Olgovilchs et Rurik, dévastent Kief: Roman porte ses armes dans la Pologne; il y est tué dans une bataille, 94 a , 95 b , 96 a*
Rostislaf (f i54-i f 55) reçoit la couronne è& Tiatcheslaf , oncle d*Tsiaslaf ; s'éUnt approdié de Tchernigof avec des forces insuffisantes, il est forcé d abandonner Kief et de se réfugier à Smolcnsk ; son fib est aussi dépossédé de Novgorod, et Georges entre en triomphe à Kief, 91 b. (1159-1167)', Rostislaf, qui s'était réfugié à Bielgorod , j est rejoint par ses alliés; Tsiasbf, qui avait eu recours aux Polovtsi, perd la vie dans sa fuite, Rostislaf rentre dans Kief; il meurt dans un âge avancé « 9a b , 93 a.
Roture, classe subdivisée en corporations
Idiis ou moins privilégiées; tendance parmi es Russes & former diverses corporations, 3o b, 3i a.
Roumianzof, son génie, moyens qui lui proenraient ses triomphes, 339 a (Y. Cathorine H).
Ruines, à Kassimof, où résidaient les souverains tatars, 5x b; restes de la muraille cauemsiemne t 70 a.
Ruihière, cité 373 b, a75 a, a85 a, a95
a, 3oa a, 3ixa,3xa a,b, 3i5a, 33a a,
Rurik et ses deux frères, Yanègues (86a*-879), reçoivent le souverain pouvoir
TABLE DES MATIÈRES
des Slaves, qui occupaient quelques provinces au sud du golfe de Finlande : ce pys prend le nom de Russie. Après la mort de ses frères, Kurik fonde la monarchie; il laisse un fils, Igor, en bas âge, et Oleg son tuteur, 74 a, 75 b.
Russie, origines diverses du mot raue^ 70 b; quelle partie du pays reçut d'abord oenoni,ib., 74 b; considérations générales sur Texistence et la destination politiques de la Russie, 66 b, 67 a; traits variés de la physionomie de ses luibîtants, 3 a; ses limites, sa superficie , diversité du sol de ses diverses régions, 3 b — 6 b; mers, prindpanx fleuves et canaux ,6b — 16 b ; climat, 16 a — 17 ; histoire naturelle, 17 a — 20 a; population ; quel nombre elle peut atteindre, 4 d; peuples qui la composent, rapports numériques entre les diverses classes, total présume, 20 a — a5 b; gouvernement, administration ; contrées et villes principales, aS — 67; histoire, à dater d*euviron cinq cents ans avant J. C. jusqn*en z835, p. 67 jusqu'à la fiu. — Souverains successifs : années 863-879, Rurik, Sinéoiis et Trouvor, 74, 7^; 879-91», régence d'Oleg, 75, 76; 913-945, Igor, 76, 77; 945-973, Sviatoslaf, 77-80; 973-980, Yaropolk, 80; 980* 1014 « Yladimir, 8o-83; ioi5-coi9, Sviatopolk, 83-85; 1057-1077, Tsiasiaf, 85, 86; 1078-1093, Vscvolod, 86; ie93-xix3, Sviatopolk, 86, 87; zii3-xi35, Vladimir Moiiomaque, 87, 88; xi35-ji33, Mstislaf, 88; ii33-ii39, Yaropolk, 88, 89; 1139s 1 46 « Ysévolod Olgovilch 9 89 ; 1 1^46-x 1 54^ Igor Olgovitch et Ysiaslaf llstislavilch , 89- 91; ïi54-zi^5, Rostislaf, 91; xi55-ii57, Georges ou Youry, suniommé Doigorouky, 91, 93; xi57-i»59, Ysiaslaf, et André, surnommé RogolionbskY ou le Pieux , 93 , 93; 1x67-1 169, Mstislaf et André, 93; 1x69zx 74, André, 93,94; xi74-x]76, Michel, 94 ; 1 1 76-X3 X 3 , Ysévolod UI , 94-97 ; x 3 1 3- X3x6, Georges et Constantin, 97; X3x6- 13 X 9, 'Constantin, 97, 98; X3i9-X334, Georges II, fils de Ysévolod, 98-xoo; z 234- X 338, le grand prince Geoi*ges Yséirolodovitch, 100- xo3; x 338 -1347, 1^ grand prince YarosUf U Ysévolodoviich ,
zo3-io5; f 34 7- 1463, Sviatoslaf Ysé«dc>doulch, André Yaroslavitch et Alexandre Newsky, xo5, xo6; 1363-1373, Yaroslaf Yaroslavitdi , 106, X07 ; -X373-X376, le G. P. Yassili Yaroslavitch, X07 ; X376- 1394 , le G. P. Dmitri Alexandrovitch, 107, 108; x394-x3o4t le G. P. Alexandrovitcli , Z08; x3o4-x3i9, le G. P. Michel Yaroslavitch, X09; x3i9-x338, les GG. PP. Gi'orges Danielovitch t Dmitri et Alexandre Mikhaélovitch , xo9-r 1 1 ; i338-x34o, le G. P. Jean Danielovitch, surnommé Kdita, II X, 1x3; x34o-x353, le G. P. Siméon Iwiovitch , surnommé le Superbe, xra.
zx4; 1 353- X 35 8, le G. P. Jean XI Ivanovitch, xi4; z 359-1 363, le G. P. Dmitri Constantinovitdi , 114, i x 5 ; 1 363- 1 389, le G. P. Dmitri Ivanovitch, surnommé Donskoi, XI5-XX7 ; z389-i4»5, le G. P. Yassili Dm'ilrtévitch , xx 7-1x9; X435-X463, le G. P« Yassili Yassiliévitch Taveugle, zx9-x3x ; z463.x5o5, le G. P. Jean UI Yassiliévitch, I3X-I38; x5o5-x553, le G. P. Yassili Ivanovitch, I38-X33; .i533-i584, le G. P. Jean lY, surnommé le Terrible , x33-x5i ; z 584- 1598, Féodor Ivanovitch, z5x-i67 ; x6o5,Féodor Borissovitch, X67-X76; 1606- 1613, Yassili Schoiiiski, z76-x85; x6t3> 1645, Michel Roroanof, x85-i87; x645i6;6, Alexis Mikhaélovitch, X87-X93; Z676-1683, Féodor Alexéiévitch, X93-X95, 1683-1735, Pierre I*' et Ivan Y Alexéiévitch, X95-349; T7a5-x'737, Catherine p«, Alexéievna, 349-352 ; 1737-X730, Pierre II, Alexéiévitch, 353-357; 1730-X740, Anne Ivanovna^ 367-261 ; 1740-174X, Ivan YI et régence de Biren, 361 , 363; 1741 9 régence de la grande-duchesse Anne et du prince de Brunswick, 363-365; 1741-1761, Elisabeth Pétrovna, 365-373; Pierre III Féodorovitch, 373-283; 1762-1796, Catherine II, 383-384; X796-180C, Paul I", 385-4x1; x8oi-x835, Alexandre I«% 41X-529; 1835, Nicolas I", 529-640. — Grande Russie, 46 a — 53 b; Petite-Russie, 5i b — 53 b; Russie méridionale , 53 I) — 55 a; Russie orcideutale, 55 a — 56 h; Russie orientale, 56 b — 61 a; Amérique russe, 61 a; provinces caucasiennes, 61 b — 63 b.
Saint-Pétersbourg (gouvernement et ville de); vue magnifique de la Neva; six palais impériaux; sur sa rive gauche est la plus belle partie de hi ville; trois lies comprises dans son enceinte; grand nombre de beaux et vastes édifiées; statue écpiestre de ^erre r**; vigilance de sa police, 43 a — 44
a ; superficie et population de ce gouvernement, 44a, b; inondation en 1834, 5xz a, b (Y. Pierre I-^.
Salines, asses productives i Slaraïa- Rottssa, près du hic Ilmen, 48 a; dans le gouvernement de Yologda, 5o a; très-productives à Perm » 57 a.
/ Samoyèdes, un d^eux prend la |Nirole dana Tatseinblée convoquée i Moscou par Catlierioe U , 3o7 b.
• Sangliers, nombreux sur les bords de la mer Caspienne, 7 a.
Saratof , cfaef-Iieu dn gouvememenl de ce Mim que trararae le Volga; d*un côté du flenve, grande fertilité; de Tautre, landes et laes salins, 57 b, 58 a.
Sculpture, belles statues de Msrtos, Russe, 44 a; monument dû i Torvalisen, et destiné k la mémoire du prince Poniatowski (détruit parles Russes), 66 a.
Scythes, dont quelques-uns laboureurs; leors mipations, 67 a.
Scythie, k quelles contrées ce nom était donné par les Grecs, 67 k.
Selinga (la), rivière qui se jette dans le lac Baïkal, 10 b; alimentée par un lac de Mongolie, zx a.
Ségnr (M. de) a fourni quelques extraits, ai3 b; 219 b; a4o b — 241 b; 244 b; 246 b, 247 a*
Sénat, sa composition, ses attributions, représentation du souverain dans diacun de ses huit départements, 26 b — 27 a ; siège, partie à Pétersbourg, partie à Moscou | a7 a.
Serfs, classe qui compose au moins les neuf dixièmes de la population, renferme les éléments d'une organisation vigoureuse; jusqu'à présent génie seulement d'imitation, 3i b, 32 a; défeuts attachés à sa condition , ib. ; leur émaucipation seule (pour laquelle rien n'est préparé) pourra procurer à la Russie un rang élevé parmi les nations, ib. , 32 b.
Sibérie. Elle peut s'élever un jour k une graude puissance, 9 a; fournit des marbres, 19 a; soufre et péti'ole dans ses régions montagneuses , 20 a ; étendue , population , mines , culture , viUes principales , phénomènes , 58 b ^- 61 a ; gouvernement primitif de cette contrée, comment les Rosses y firent leurs premiers établisse- ■lents , 148 b — i5o a ; de nouvelles villes s'y élèvent, x6o a, b.
Simbirsk , sur la rive droite du Volga et de la Sviaga, chef-lieu du gouvernement du même nom ; sol assez fertile ; produit principal : les bestiaux et la pèche , 57 b.
Siméon Ivanoviich, surnommé le Sw pêrbt (x34o-i353), achète du kban des Tatars l'investiture de la grande prindpauté ; lève sur Novgorod des impositions -arbitraires ; les viUes de Pskof et de Novgorod s'unissent contre les Allemands , qui essuient oae défaite sanglante; Olgerd, prince de
Lithuanie, sacrifie h sou ressentiment Eusiache , un des magistrats de Novgorod ; Ma-
§nus , roi de Suéde , veut imposer le choix 'une religion aux Not-gorodiens, qui bat* tent les Suédois et pénètrent dans la Norvrége ; le khan livre à Siméon le frère d'OIgerd et les ambassadeurs lithuaniens, qui sont ensuite renvoyés^ moyennant rançon ; ravages de la peste noire, qui enlève, a co que l'on croit , le grand prince, ses deux fils et son frère André : Siméon avait pris le pre> mier le titre de grand prince de toutes les Russies, 112 b— 1x4 a.
Simphéropol, chef-lieu du gouvememenl de Tauride , 54 a , b , 55 a.
Sirr-Daria des Ronkbares (laxarte des an» dens) , rivière qui se jette dans le lac d'Aral , 12 a.
Slaves, ont couvent inquiété le Bas-Em-
Sire en descendant le Dniepr, i5 a; étendue e leur séjour primitif, époque do leurs premières incursions ronire l'empfre romain; migrations et tribus diverses, ib. ; traits principaux de leur physionomie; qudque culture des arts ; nature du gouvernement, titres de dignités, cérémonie du sacre, influence du christianisme sur la transmission du pouvoir, formes et objets do cuhe; langue et ses dialectes, de qui jirobablement ib ont reçn l'écriture, 68 a •— 74 b; livres sacrés traduits du grée en slavon , 85 a.
Slavo-Russes, à quelle époque ils existent comme nation , 69 a.
Smoleosk , chef-lieu du gouvernement de ce nom ; a soutenu des sièges célèbres, 47 b; étendue, population, exportation de grains , bois de construction , ib. et 48 a.
Soufre, fourni par les provinces du midi, 20 a ; se trouve aussi dans les régions moi^ tagneuses de la Sibérie , ib.
Souvorof, idée de son génie et de ses moyens , 339 a , b ; ses campagnes en Suisse et en Italie, 391 b et suiv. /
Stanislas , roi de Pologne , renonce i ses prétentions , et gouverne les duchés de Bar et de Lorraine , 258 b.
Suisse russe; nom donné au Voldaî à cause des monticules , qui en rendent l'aspect moins uniforme que celui de la plupar^des antres contrées , 6 b , 49 a.
Superstition , rècne, et est entretenue par nn grand nombra de sectes , 34 b ; suite du défaut de lumières , 100 b ; on croit la fin du monde imminente, 12a a; exordsmes employés par les Russes dans nn siège, i36 b ; Jean IV est effrayé de Tapparilioii d*kma comète, ib. , x5ob.
TABLE DES MATIÈRES
Smtopolk (ioiS-ioiq), neTpu de Vla- Uimir, se Dût prodamer souverain après la mort de son oncle; lait assassiner trois de set frères; Taroslafi un de ies frères, prinoo de Novgorod , marche contre lui et le force à la fuite ; Sviatopolk » secouru par Boleslas, son beau-père, rentre vainqueur dans Kief ; mais bientôt , devenu ennemi de Bo- Mu, par qui il est battu, il est de nouveau défiût par Taroslaf , et meurt dans les déaerts de la Bohème, 83 a — 84 a.
Sviatopolk (1093) reçoit le trône de Vladimir, qui part pour Tchemigof; il fait arrêter tes anUjassadeurs des Polovisi; bataille contre ces peuples, qui taillent en pièces raimée russe, et font, pour Oleg, le siège de Tdiemigof ; malheurs de ce règne ; les FoloTtsi sont battus par les Kusses réu- ■ts, 86 b — 87 a.
Sviatodaf (945-972), fUs d7gor, s'élève MHS la régence d*Olga, sa mère : elle tire ém Dreviiens une Yengeanoe cruelle; elle
embrasse le christianisme ; exploits et oonquôles de Sviatoslaf ; il assigne à chacun de ses trois 61s des apanages particuliers ; par^ vient, après une bataille longtemps douteuse contre les Petcliénègues , à s'emparer de la Bulgarie ; après une lutte acharnée contre les Grecs , il subit les conditions du traité imposé par Zimiscès ; il périt dans une bataille contre les Petchénègues , 77 b , 80 a.
Sviatoslaf Ysé^'olodovitch (xa47-ia63) succède à son frère , dont les fils reçoivent des apanages particuliers : le khan des Tatars donne à Tun Kief, à l'autre Vladimir ; Sviatoslaf réclame inutilement; meurt deux ans après, io5 a.
Svir, rivière qui joint l*Onéga et' le Ladoga, i3 b ; chantiers de construction sur ses bords , îbid.
Synode (le saint) , à lui seul reasortisseot les affaires ecclésiastiques ; nominations faites
rir le tsar : siège dans les deux capitales, a6 , 87 a. V. Clergé.
TigUMmk , ville où est mort rempereur Alexandre , 54 b-
T^dlejmnd (M. de)l: tme note lui est adreaaée sur l'enlèvement d*Ettenheim, 420 a; réponse qu'il est chargé d'y faire, 421 a; représente la fVanoe au congrès de Tienne , 489 a ; vues de ce diplomate dans sa conclusion du traité de la quadruple alliance « 634 a.
Tanum, Hé formée par deux bras da Koaban, 14 b.
Tambof, chef-lieu du gouvernement da ee nom ; pays surtout agricole ; eaux minérales, étendue, population, 5x b.
TamerUn , son mvasion , sa marche , sa retraite, 117 b, xz8 a.
Tatars, forment le tiers de la popuUtioa du gouvernement de Biasan , y font le commerce avec l'Asie, 5i b; ancienne résidence de leurs souverains, ib. ; deux de leurs capitales et un grand nombre de leurs peunbdes font jpartie de h Russie orientale, 56 b; Tatarie indépendante, sera bientôt tout entière soumise à k Russie ; nation des Kir> guues, se compose de trois hordes; principale richesse de ces peuples, 61 a, b; ravages et domination des Mongols sous Genghis-Khan et ses successeurs , 100 b -^ 194 b.
Ttar$-Nogms, de qui ils prirent ce nom , f 06a ; expédition malheureuse de deux chefs tatars contre les Hongrois, 108 b; horde de Crimée fidèle aux Lithuaniens , redoutable
aux Russes, lax b; le tsar de Kazan est détrôné et amené captif i Moscou, ia5 a; les Tatars du Kouban sont soumis à la domination russe, a59 b; détails sur l'éducation des enfants tatars sous Tempereur actuel (Nicolas I*), 638 a, b.
Tchéglokof forme le projet d'assassiner Catherine U , aog a.
Tcherkask (le nouveau ol le vieux), deux capitales du gouvernement des Cosaques du Don; vers le nord se tient une foire annuelle , Si a.
Tchemigof, chef lieu du gouvernement de ce nom ; théâtre de luttes et de calamités, 53 b ; population moyenne , 5a b.
Tchouklchi , fieuples dont le pays , situe entre le golfe d'Okhotsk et la mer Glariale , est traversé par des fleuves presque toujours charges de glaçons, 10 a.
Territoire, sa division; quatorze gouvernements généraux subdivisés en cinquante gouvernements réguliers", 17 b, aS a.
Tliam«is-KouIi-Klian fait demander la main de la graiide-duchesse Anne, régente, a63 a; la Russie lui abandonne les conquêtes qu'elle a faites sur la Perse, ^58 b.
Tobolsk, ville et gouvernement en Sibérie, chef-lieu écarté de la principale ligne des communications, 59 b, 60 a, b.
Tolstoy, histoire du comte Paskeritch d*Érivan, cité p. 544 a, 545 a — 646 a, 546 b, 547 b— 548 b.
Tumsk , sur le Tom , chcf-licu du guuver
COirrENUES DANS LA RUSSIE.
nenent de ce Bom; f^randet ndiesset minérales, 60 a, b.
Tornéo (le^t fleuve qui lert de Itmite caitre la Rume et la Suède; utile poiur le rammeree entre les Laponi et les Finois,
14 h- Tornéo, petite Ttlle située sur ce fleuve,
célèbre par m opérations qui s'y sont faites
pour la mesure d*nn méridiea lerrestre,
Toula, sur TOupa, chef-lieu du gouvernement de ce nom; pays fertile, manufacture d*annes, industrie variée, surtout dans la capitale; mines de fer; indices de charbon de terre; étendue, population, 5i h. Sa a.
Toungouska, peuplade indigène dont le
nom a été donné par las Husni à trou fleuves dont elle parcourt les bords avec set troupeaux, et qm se jettmit dans le léaisséit ti a, b.
Tribuimux, leur orcaoisation » a8 a.
Turquie. Elle attend le joug de la Russie, X b; Turcs, dans leurs premiers temps, 68 a, b (V. principalement Pierre V, Ca« therine II , Aleundre I*' et Nicolas I*).
Tver, chef-lieu du gouvernement de ea nom ; baignée par le Yolga et deux rivières; mention particulière de plusieurs villes de ce goUveruenient; grande route de Moscou à Pétersbourg; étendue, popubtion; eaux minérales, 48 b; bois de ooostmction et leur mise en œuvre; navigation animée , ib.
Tyras (le) des anciens. Y. Dniestr.
Usbeck , grand khan, permet le supplice vention, 109 b; règle en souverain l'état des du grand prince Midiel sur une simple pré- princes russes ; sa mort , ib. — i sa b.
Valachie, se constitue en principauté,
it4 b.
Yariègues. ]Mïnp]es sortis de la Baltique : trois frèi-es Variègues reçoivent le souverain pouvoir de plusieurs peuples sUves et donnent le nom de Russie au pays qui reconnaît leur domination , 70 b ; quelquesHins vont assiéger Constantinople, 75 a.
Varsovie, sur la rive droite de la Vistule, chef-lieu de la voîévodie de Mazovie; un de ses faubotu^ sur la rive droite, les huit autres sur la rive opposée; population ; faubourg de l*raga pris d'assaut et rasé en 1794 ; aspect général ; palais et monuments (dont l'un élevé à la gloire de Coperuic); bibliothèques anciennement existantes, laaaret digne d'admiration; promenades, pluaieun églises remarouables ; monument destiné à la mémoire du prince Poniatowski ; laiblease de Tassiette de la ville , 65 b — 66 b ; baUille et capitulation de Varsovie en it3i , 588 b; MieolaB I" y fait élever un monument des pièces de canon reprises en têaB à Varna par les Rosses , et qui avaient été prises sur les Polonais en i44i > mi si^e de cette ville , 640 b.
Vassili Dmilricvilck (i189-x4«5) est couronné grand pnnœ par Tambassadeur de la borde, et obtient du khan la réuuiou de qodqnes provinces à la grande principauté; par qnel motif; réunit à l'apanage de Moscou la principauté de Sonzdal ; impose ses volontés k Novgorod; Tamerlan pénètre
dans les provinces sud-est; Vassili s*apprète à la résistance ; Tamerlan cbanee de direction, prend Azof, ruine Astrakhan et retourne vers ses frontières ; Vassili fixe avec Vitovte, prince des Lithuaniens, dont il avait épousé la fille, les limites des deux empires, et s'occupe avec lui des moyens de s'opposer aux Mongols: ne prend point part aux vastes projets de Vitovte, qui en vient aux mains avec l'armée de Tamerlan; défaite de l'armée lithuanienne; inimitié entre Vassili et Vitovte qui fixent la limite de leurs ÉtaU; Édigée, général de Tamerlan, marche sur Moscou, et, après l'avoir réduite à la dernière extrémité, se retire; mort de Vassili à l'âge de cinquante-trois ans, 1x7 b — 119 b.
Vassili Ivanovitch (i5o5-i553), grand prince , fiiit enfermer son neveu qui maut quelques années après; Makhmet-Amin , tsar de Kazan, obtient d'abord un avantage contre les Russes, puis se reconnaît vassal de la Russie ; par suite de ses prétentions sur k Pologne, le grand prinoe engage contre Sigismond une guerre dont l'issue fut en faveur de ce dernier, ia8 a, b; il conclut un traité de paix avec U Livonie ; oblice la ville de P&kof à renoncer à son conseil natioual et à ses autres institutions; Sigismond déUche de l'alliance du grand prince le khan de Crimée; s'ensuit une gnerre dans laquelle les Russes sont défaits; Vassili recouvre enfin Smolensk, xaS b— 129 b;
TABLE DES MATIÈRES
victoire édttaale à» Uthataîout, maif qal ne peutent recoaTTor Snokofk; le kluui Blaklmel le jette sur la Riune méridioiMle avec Eustacbe Dachkovitch, Lithuanien, puis fiiead les iaUrèts de Vassili et dévaste Ui lithuanîe; coationatios de la guerre; let ciroooatancei redeviennent lavorablet à la Lithoanie; la Ruuie est attaquée par les Tauriens, les Tatars, les Cosaques, les Kaaanais; le grand firince se reconnaît tributaire du koan, 109 b — i3o b; trêve do dnq ans avec Sigismond , traité de paix pour dÛL ans avec l'ordre de livonie; injustice criante contre Tassili Ghémyakin; expédition malheureuse contre Kazan révollée; trêve suivie d'une prohibition nuisible an commeroe russe; relations ouvertes avec Charles-Quint; trêve de soixanteans avec Goa* tave Yasa; incursion désasuvuse du khan de Crimée; Yassili désipie pour successeur son fils Jean, âgé de trois ans, i3u b — i3a a»
Yassili Scfaouiski (1606-16x2), salué tsar par le conseil, prononce un serment peu agréable aux erands; est couronné sans pompe ; fait exhumer et exposer publiquement les restes du jeune Dmitri; earde comme otages Marine, son père et quelques autres dignitaires; n'accueille qu'avec réserve les offres de la Suède; une nouvelle insurrection, et encore sous le nom de Dmitri, représenté par le cosaaue liéika, amène les rebelles sous les murs ae Moscou ; lutte prolongée avec des succès divers; le fsar fait faire quelques exécutions ; le parti do faux Dmitri se ranime, renforcé par les Polonais, par Sapiéha et par Marine; belle défense du monastère de Saint-Serge |x»ur le tsar; Sigismond recommence la guerre; le prince Pojarski obtient quelques succès pour le parti national ; le faux Dmitri veut s'emparer de Moscou; il est battu; Sckopin Schouiski, libérateur de Moscou, meurt empoisonné; uo parti national veut élire un souverain, annonce à Yassili Schouiski sa déchéance, 176 a -— xSa a; entre plusieurs prétendants, Yladislas, fils de Sigismond, est salué tsar; combat sanglant à Moscou entre les Russes et les Polonais, qui incendient la ville; Yassili meurt prisonnier do Sigismond , qui s'empare de Smdensk; Pojanki et Minw , à la tète do parti national , forcent Sigismond à la retraite et les Polonais à une capituUtion; les états élisent Michel , fils de Pbilsrète, 189 a^ i85 b.
Yassili Yassiliévitdi l'aveugle ( i4a5* 1461) : la horde décide en sa faveur contre son onde Youri , qui, après s'être emparé deux fois de Moscou , meurt et laisse pai-
oou-
mais cruel néanmoins contre un de stns : refuse un asile à un khan exilé qui s'empare de remplacement de Hancienna ville de Kasan , y attire àé nombreux habitants, et marche contre Moscou; Yassili prend la fuite; ce khan s'empare ensuiie de Nijni Novgorod et marche sur Mourom; Yassili le roroe à se retirer; l'année suivante , combat inégal dans lequel Yassili est fait prisonnier ; Chem jaka fait, avec le khan, un traité pour déposséder Yassili, il le fiait même enlever par surprise et lui fait crever les yeux ; forcé cependant de lui rendre la liberté, il lui donne k ville de Yologdn; Yassili aveugle rentre souverain dans Mot* cou, donne le titre de grand prinee à son jeune fils ; Chémyaka recommence les hostilités, est battu et meurt empoisonné à Novgorod; Yassili soumet à son pouvoir tous les apanaees , excepté Tver ; il désigne son fils aine héritier oe la grande principauté, xigb — zaïa.
Yassili Yaroshvitch (1 «72-1276), grand prince et souverain de Novgorod ; se joint aux Mogols prêts à marcher contre les Lithuaniens; meurt regretté des princes et du peuple, xo7,a.
Yégétation : sa prodigieuse rapidité dans les régions septentrionales , a b ; admirable sur les bords de la mer Caspienne, 7a, et sur les flancs et au pied des montagnes du sud, 5 a.
Yerste , est à la lieue de France comme cinq à dix-huit , 6 a.
Yiatka, chef-lieu du gouvernement de ce nom ; mines , forêts , bétail très-abondant, S7 a.
Yibourg , gouvernement réuni an grandduché de Finlande, 45 b.
Yilna , chef-lieu du gouvernement de oe nom , remarquable par son université , renferme une mosquée et des églises de toutes les communions chrétiennes , 55 b ; fondée par Gédimin qui y fixe sa résidence, XII a.
Yistule(h) , quelles pourraient en êlM les communications, 14a.
Yitepsk, sur k Dwina, cbeMieu du gon« vemement de ce nom; agricnliure floris-» santé ; bois de construction et de charpente « 56 a.
Yladimir, chef-lieu du gouvemement do ce nom , sol fertile , bien cultivé; arbres fruitiers, surtout pommiers et cerisiers; étendue et population; forges très - considérables, 5i a;iqueUe^MM|nelavilltdefînl la capitale de k Russie, 93 b.
GONTEmiES DANS LA RUSSIE.
yladiiiHr (980-ioiA), M livre «a coIt« dit idoles et à ramoiir des fenunet; prend pkisieiin viUes aiu Slaves polonais , pousse ses cooquéles jusqu*au golfe de Fiiuande; il immole à ses dieux deux Variègiies; soumet ks Radimitehes rebelles, défait les Bulgares orientaux, el les |)eupies qui por< <ent des lapti. Après s*ètre emparé de Kberson, il embrasse le christianisme, condilion sous laquelle les empereurs Basile et Gons» tantin lui donnent en mariage la princesse Anne, leur sceiir; fait construire plusieurs églises, ordonne au peuple de se faire baptiser; fonde des écoles; partage ses Étala entre plusieurs de ses fils ; nouvelles guerres contre les Cravates et les Peicbénègues ; révolte d'un de ses fils; mort de \ladiniir sans successeur désigné; jusqu'à quel point il a Boérité le snroom de Grand , 80 b — 83 a.
Vladimir Monomaque (rii3-iia5) accepte le trône que lui offrent les Kicviens ; ses fils se signalent, ainsi que lui, par des expéditions contre des peuples ennemis ; il porte ses armes centre Andrinople; Alexis Comnène , par son envoyé Néophyte ,. le pro> clame césar ou tsar de Russie; fermeté unie diea lui à la douceur; son neveu Yaroslaf, qui veut reprendre la ville de Vladimir, périt dans une embuscade; piété, sagesse de V. Monomaque, 87 a, 88 a.
Volga, étendue de son cours; eau insalubre dans sa partie supérieure ; reçoit par la Kama les produits de la Sibérie, la b; semblable a un tronc dont les branches communiquent à trois mers, 14 a; commence à être navigable à Rjef, 48 b.
Vologda, chef-lieu du gouvernement de ce nom ; sol couvert en grande partie par des lacs, des forêts et des maréôiges; bois de coBSiniotioB, goudron, quelques four»
mres; mines de fer, salines, 5o a.
Voltaire, a reçu des documenta d'Élisar beth Pétrovna, 372 b.
Voronéje , chef-lieu du gouvernement de œ nom; étendue; population qui ne répond pas i la fertilité du sol, 5a b.
Vsévolod, un des fils de Taroitaf, ast battu par Sékal, prince des Polovtsi qui, après s'être empara d'une partie des cotes de la mer Noire , avaient fondu sur la Rus* sie, 85 b', 86 a; de 1078 à 1098 succède à son frère Tsiasiaf; invasion des Bulgares dans les terres de Mourom; peste et famine qui favorisent les brigandages des Polovtsi ,
sab.
Vsé%-o1od - Olgo^itch (1139-X146), s'em* pare à main armée de la souveraineté à Kief ; fait la paix avec les fils de Monomaque
3u'il avait voulu dénouitler; les Novgoro* ieiis sont en proie a Tanai-chie ; il profite des dissensions de Is Pologne pour la dé^'aster; persuade à plusieurs princes de s'unir à lui contre VlaJimirko, souverain de (*«• lilch; il le réduit à une position critique et lui accorde la paix; il réunit les princes et leur désigne Igor pour son successeur: Igor entre en Pologne pour soutenir Vladislaa son beau -frère, qui y recouvre quatre villes: Vizna est cédée a la Russie; Vsévo» lod esl obligé de lever le siège de Zvénigorod défendue par le valeureux voiévode Jean; sa mort au milieu de nouveaux préparatifs de guerre, 89 a, b.
Vsévold III (xi 76*1 ai a), triomphe de son neveu Mslislaf , qui bientôt après périt avec le prince de Riazau : Sviatoslaf , reconcilié avec Vsévolod, règne à Kief; Vsévolod entre dans le pays des Bulgares; révolte des Lithuaniens , guerre contre les Polovtsi ; sa politique pour arriver à l'unité monardiique; il réauit les Novgorodieos à accepter pour prince son jeune fils ; puis le remplace |iar son fils Constantin, plus âgé; marche vers Moscou, s'empare des biens des princes de Riazan; déclare libres les Novgorodiens, puis leur impose de nouveau son jeune fils Sviatoslaf; désigne pour son successeur son fils Constantin qui lui désobéit; pour le punir, il laisse sa couronne à un autre de ses fils, nommé Georges; fondation de l'ordre des chevaliers porte-glaive y 94 b — pTa.
Taik , ancien nom du fleuve Oural , cause de œ changement de dénomination , la b , 341b.
Tak (P) ou bœuf grognant, manque encore à l'Europe, 17 b.
Yakoutsk, province de la Sibérie; ro>^' ganisation n'en est pas arrêtée , 60 b.
Taropolk (973-980) , règne à Kief; son
frère Oieg, qui régnait sur les Drevliens, lui déclare la guerre et périt dans une dé« route ; son second frère Vladimir, qui ré« gnait i Novgorod , se réftigie ches les Va* riègues; puis revenant avec un grand nombre de Normands il assiège , dans Kief, Taropolk qui se rend à sa merd ; il le iait siner, 80 a, h.
Tarapolk (i 1 3^ - 1 1 39) , prodamé par Kîef , cède Peréiaslavle à Ysëvolod, 61a de Mslislaf ; débats entre les difTéreiits princes; Tsévolod est reçu par les habitants de Novgorod qui , depuis cette époque, choisirent les lieutenants du prince; tes fils d*Oleg déclarent la guerre à Taropolk qui achète la paix ; les Novgorodieos déposent Ysévolod et choisissent Sviatoslaf poiu* chef; bientôt iU remplacent celui-ci par Rostislaf : Yaro« polk marche de nouveau contre les fiU a*Ol^ , auxquels il accorde la paix : haine des fils d*6leg contre les descendants de Monomaque , source de guerres longues et sanglantes , 88 b , 89 a.
Yaroslaf, prince de No\'gorod (10x9io54), défait Briatcheslaf, son netieu, qui s'était emparé de Novgorod; est vaincu par son frère Mstislaf qui lui cède néanmoins la partie occidentale du Dniepr; il soumet V*s Tdioudes, et, réuni à son fi*ère, il recouvre toutes les villes de la Russie Rouge; Mstislaf meurt sans enfants : Yaroslaf devient maître de tout l'empire; il bat les- Petchénègues et délivre la Russie de leurs invasions; son fils aîné encage un combat contre les Grecs , le feu grégeois et la tempête dispersent sa flotte ; alliances formées par Yaroslaf avec plusieurs princes de ITurope ; il fait élire un métropolitain russe ; désigne Ysiaslsf pour son successeur, le code du droit nisse lui est attribué , 84 a — 85 b.
Yaroslaf II YséTolodovitch (1138-1247); B&ti, chef des Moneols, continue ses ravages, s*empare de Kief et la ruine; les Suédois pénètrent avec une flotte dans la Neva , ils sont défaits par le prince de Novgorod , Alexandre Yaroslavitdi, qui repousse «usai les Allemands et délivre Pskof; Yaroslaf II, accompagné de son fils Constantin , va rendre hommage à Oktaî, et meurt à son retour, io3 a — xo4 a.
Yaroslaf Yaroslavitch (ra63-iA7a); les Novgorodiens se soumettent i son pouvoir;
les Russes, après des guerres MOglantes contre les chevaliers lironiens, poasèdent les bords de la Narva ; Yaroslaf avait appelé les Mongols i son aide , 106 a — 107 a.
Yaroslavitch (Y. André Yar. , io5 a.).
Ysiaslaf (1054-1077) est désigné comm« héritier du trône par Yaroslaf, son père; les premières années sont occupées par une guerre civile entre Rostislaf et GIeh qui est chassé de ses Étal^: le premier, après avoir encore remporté qiieK|ues avantages, est empoisonné par les Grecs. Ysiaslaf, vain* queur de ses frères, est vainc» par les Po« lo^tsi, se réfugie en Pologne , puis, avec k secours de Boleslas, il rentre dans sa capitale : chassé une seconde fois par ses frères, il s'adresse au pa|)e Grégoire YII, lorsque, Sviatoslaf étant mort, Ysévolod lui offre la paix et lui cède Kief. Il est tué d'un coup de lance dans un combat, 85 b — 86 b.
Ysiaslaf Mstislavitch (1146-1154), s'annonce par des actes de justice: Georges , souverain de Tladimir, veut s'emparer du trône de Kief; mais il est obligé de se défendre contre Rostislaf, allié d'TsiasIaf; Sviatoslaf, frère d'Igor, aidé des Polimsî et des Brodniks , s'allie aux princes de Tchernigof contre Ysiaslaf; Igor est massacré par le peuple de Kief; guerre avec des succès divers ; Georges et Sviatoslaf se mettent de nouveau en campagne; Ysiaslaf vaincu se retire i Yladimir , et Georees entre i Kief; Ysiaslaf, forcé alors d'abdiquer, redevient ensuite maître de Kief; Yhidimirko meurt subitement , et son fils Yaroslaf livre une bataille dont le succès reste douteux ; Ysiaslaf meurt jeune , et universellement regretté , 90 a — 9t b.
Ysiaslaf (11 57-1 1 59) , renonce à plusieurs villes de son apanage ; la plupart des nrinoes se font indéoendanu ; il est forcé d'abandonner Kiet qui ouvre les portes i Roitiftlaf , 9a a.
Zaroutzkl, chef de Cosaques, prétend pris et empalé, i84b,x85a. au trône ; Marine lui promet ta main ; il est
n« DB LA TABLE DBS MATlàRBS DB hk EUSilB.
L'UNIVERS
OU
HISTOIRE ET DESCRIPTION
DE TOUS LES PEUPLES
DE LEURS REUGIONS, MOEURS, COUTUMES, etc.
GRIMEE,
PAR M. CÉSAR FAMIN.
xi<rï jetant les yeux sur une carte de l'empire russe, on voit la Grimée former un quadrilatère qui paraît suspendu dans la mer Ploire par sa pointe septentrionale, de telle sorte que chacun de ses autres angles correspond aussi à un des points cardinaux. La superficie de cette figure est d'environ 13,900 verstes carrées ; sa plus erande longueur, de Test à l'ouest, est de 300 verstes , et , du sud au nord , de 180 seulement (*).
L'isthme étroit qui réunit ainsi la Crimée à la Russie méridionale est celui de Pérécopj l'ancien Tafros. Ces deux mots, dont l'un est russe et l'autre grec, signifient égalemeut fossé.
U était naturel , en efifei , gue ce nom ,
3ui indique un système d'isolement et e défense, fût donné au seul point continental par lequel la péninsule pût
(*) La 'verste on werst est de zo4| ait degré ; elle se divise en 5oo sagènes. La lieue roinmone de a5 au degré correspond k 4 ventes 90 sagènes.
1** Livraisan. (CRiMiB.^
être envahie. Tout le côté qui s'étend de Pârécop au détroit de JenikcUé est déchiré par les envahissements I du Palus-Moeotide. Ces eaux stagnantes, qui ne communiquent à ia mer que
Sar le passade de Yenitskiy s'infiltrent ans nnténeur des terres, et deviennent des marais infects, Umni sapra, ou mer Putride de Strabon ( x^avh oarpà) , lac Biœ de Ptolémée, Sioasûh des modernes. L'angle oriental présente un développement qui dénature la régularité du quadrilatère , et forme lui-même une seconde péninsule, séparée jadis de la Crimée par un val' mm y ou fossé , que défendaient un mur et des tourelles. C'est la presqu'île Tradiée, où fut le royaume du Boepore, que Mithra- dates Eupator a illustré de son grand nom; Panticapée en était la capitale (*}. La pointe ocd-
(*) Bospore et non pas Bosphore s Mliihnh dates et non M'uhrldat», Si l'usage donut quelque autorité aui erreurs les plus choquantes, elle ne les sanctionne pas à id poûil
dentale est une steppe qui n'ofTre d'intéressant que les ruines de Tancienne Eupataria* aujourd'hui Koslow. La eôtdy en descendant vers le sud-est, est entrecoupée de marais salants et de petits ruisseaux, souvent à sec pendant les plus fortes chaleurs de l'été.
La partie méridionale de la ^ninsuie est riche en souvenirs historiques. Près de l'ancien ^Ife Cténus ^ les Russes ont élevé Sebastoj^l , aujourd'hui l'un des ports militaires les plus importants de tout Tempire. Non loin de là, on retrouve Tantique Chersonesus dans la petite péninsule héracléotique, le cap Partheniuniy où, selon une tradition fabuleuse, Iphieénie fut sur le point dlmmoler son mre, le port des Symboles j enfin les colonies milésiennes , asiatiques et génoises , dont la rive est bordée depuis le Krioû-mét&poH ( front de bélier) jusqu'à Théodosie, aujourd'hui Laiia.
Cet aperçu topographique serait incomplet «si nous omettions de mentionner l'île Taman. C'est un promontoire situé en face de la pointe orientale de la Crimée, qui parait d'abord tenir au continent de la région caucasienne, mais qui , en réalité, en est séparé Dar deux bras du fleuve Kouban , dont le plus considérable se jette dans la mer Noire, et le moins important dans la mer d'Azow. L'île Taman , la Pianthé des Argonautes (nciavdn), nommée par Pline Lions y et par Strabon
qu'il ne soit toujours temps d'en secouer le joug. Botpltore est un borDarismequi parait avoir été substitué, par amour de Teupho- DÎe, au B^9ircpoc des Grecs et au Bosporus des LatioA. Bospon vient de BoSç-iropoç, trajet dn bœuf. C'est aiusi que les anciens nommaient un détroit que, selon eux, un bceuf pouvait passer à la nage. Nous avons, pour adopter la véritable dénomination, entre autres autoriiés, celle du savant Millin (3/onuments inédits, 1. 1 , page 17, note a 3).
Sfithra-datri es{ le nom que poilent tontes les médailles de ces rois du Pont, et on nlgnore pas que c'est un hommage rendu à Pancîen culte du dit>n Milhra. (Vojr. Jf»> tttriatù, par M. de Hammer.)
Corocondama, est composée de matières volcaniques, ainsi que de lits de sable et de marne couverts d*eaux stagnantes, de joncs et de roseaux.
Elle fut jadis visitée par tous les peu-
f)les que nous verrons figurer dans 'histoire de la Tauride, et fit partie successivement de la Sarmatie d Asie, du pays des SindeSy de l'empire du Bospore , de celui du Kaptchai et du khanat de Crimée. Les Grecs y élevèrent plusieurs villes gui durent à leurs relations commerciales une importance historique.
Le bras de mer compris entre l'île Taman , à l'est , et la presqu'île Trachée, à l'ouest, est Tancien fiospore Clmmérien , appelé, depuis, détroit de Zabache, ou Sivasch^ de JenikeUé et de Taman. Sa longueur est de 4S verstes ; sa largeur varie de 5 à 20.
L'intérieur de la Crimée n'est qu'une immense steppe. Le regard n'y trouve, pour se reposer, que les élévations pyramidales oîj d'anciennes générations dorment ensevelies; ce sont les tumuluSf appelés konrgans par les Tatares.
Aujourd'hui, ainsi qu'au temps de Mithra-dates, de longues caravanes de chameaux, ces navires du désert, selon l'expression pittoresque des enfants de l'Arabie , sillonnent cette λlaine inféconde, portant sur leur dos e sel et les marchandises de transit.
S Quelques rares tribus de Tatares et e Bohémiens nomades dressent leurs tentes sur les bords du Salghir, le Tapsis des anciens. Ici , comme dans les autres parties de la grande plaine tatare , les preuves irrécusables de la retraite des eaux sont écrites sur le sol. Les fossiles en couvrent la superficie ; et il en est plusieurs , le lapis nummularius y entre autres, qui se rapportent à des animaux dont l'esp&e a entièrement disparu. Les fragments coquilliers entremêlés à des couches de matières calcaires de formation récente , ajoutent , par leur présence, à la certitude de ce phénomène. Dans la belle saison, cette plaine est couverte de gazon; on y voit pulluler des nuées de sauterelles , des troupes de sourouk ( glis marmotta)^
CRIMEE
€t des taupes-sousiik ( mus cUeikts ).
La gerboise , bizarre mammifère mie Ton ne sait s'il faut classer parmi les quadrupède-s ou les bipèdes, tant les appendices antérieurs sont peu proportionnés, chez lui, aux pattes de rarrière-train , habite les mêmes localités. De nombreuses bandes d'outardes, d'oies , de grues et de cigognes ay montrent fréquemment. Le chaineau à double bosse, dit de la Tauride, n'est pas inférieur à celui des plaines africaines ; il a la même docilité et le même dévouement pour le service de l'homme, cet ingrat despote, qui tue son esclave et se nourrit de sa chair guand il n'a plus rien à espérer de lui. Les loups , les renaras, les blaireaux, les chevreuils et les lièvres sont communs dans les montagnes du sud. Les chèvres , dont la peau sert à faire un maroquin fort estimé des Orientaux, abondent dans' les mêmes localités ; mais ce sont les moutons qui forment la véritable richesse des Tatares de la Crimée , qui tous en possèdent un plus ou moms grand nombre. Il n'est pas rare de rencontrer des troupeaux de 20 à 30,000 de ces animaux , et même davantafce, qui appartiennent à un seul propriétaire. Il y en a de deux espèces, la crise et la noire. Le mouton de la plaine est plus gros et plus robuste
Î|ue celui ae la montagne, mais sa aine est moins longue et moins soyeuse. Quant aux chevaux tatares , ils sont loin de pouvoir être comparés à ceux de la Circassie ; généralement petits , ib sont n^nmoins vi£5 et robustes.
Vers le sad, la steppe s'élève sensiblement , et l'on trouve enfin la région des montagnes, dont la chaîne borde le littoral de la mer Noire , depuis la presqu'île héracléotioue et le port des Symboles jusqu'au Bospore Cimmérien. L'aspect de ces élévations, dans la majeure partie de leur dével<mement, ne peut être comparé qu'a celui des colonnes basaltiques de la ^tte de Fingal , aux îles Hébrides.
lei de grandes masses calcaires, mêlées de maîtres rouge et blanc, de jaspe ,
d'ardoise et de grès^ sans aucun vestiffe de granit primitif, forment des piliers perpendiculaires, serrés les uns contre les autres comme des tuyaux d*oçguè , et couronnés par des couches supérieures posées horizontalement. On y trouve des agates, du plomb, du cuivre, du fer, du cristal de roche, du charbon de terre, et , sur le rivage, un sable entièrement composé de mica coloré d'or. C'est aux environs de Balaclava que les Tatares recueillent le haff'kiUy ou écume minérale, sorte de terre à foulon, dont on fait de belles noix de pipes.
Le mont Trapèze, aujourd'hui Tcho' tyr-daahj est le point culminant des alpes ae la Crimée; il s'élève à une hauteur de 4,700 pieds (vov. pL 4).
Cette partie de la presqu'tfe en est à la fois la plus fertile , la plus tem-
Sérée et la plus pittoresque. La vallée e BaXdary h quelques verstes de Baladava , mérite une mention spéciale :
c'est une plaine bien cultivée, de 16 verstes de longueur, sur 4 de largeur, entourée de hautes montagnes d'où s'échappent de minces filets d'eau qui oaulent, silencieux et inaperçus, dans les interstices des rocs, et entretiennent incessamment la verdure et la frat»
cheur de la vallée. Des champs de blé entourés de haies vives, des jardina délicieux, des villages d'une grande propreté, des prairies émailléesde fleurs nrillantes , des rideaux de saules et de peuplie^, des bouquets de lauriers, des bois de grenadiers et de dattiers réclament de tout côté l'admiration du voyageur.
bans les autres parties de la région montagneuse, les plantes les plus re* marquables sont , indépendamment de celles que nous venons de nommer, l'olivier, le figuier, le frêne à manne, le chêne à tan, le micocoulier, le poirier, le pomiàier et le cerisier sauvages, et quelques plantes alpines, telles que les sauges et les centaurées. Les fnkins de la Crimée formaient autrefois une importante branche de commerce que les guerres d'invasion ont ruinée sensiblement. Toute la plaine qiU se trouve comprise dans la pr^-
L'UNIVERS
flu'lle Tracliée , sur la route de CafTa a Kertch , aujourd'hui inculte , était, dans un temps, couverte de céréales, dont la récolte donnait de 15 à 20 pour un(*}.
La culture de la vigue paraît d'ailleurs devoir remplacer aujourd'hui en Crimée celle des céréales; nous aurons Toccasion d*en reparler.
Le climat de la péninsule est sain et agréable dans la partie montagneuse du sud-est; il l'est moins dans Tintérieur, et surtout aux environs de la mer Putride. Là régnent quelques lièvres endémiques qui atteignent surtout les étrangers. Généralement le ciel est pur et Tair modérément chaud; mais dans les plaines , le froid et la chaleur sont plus sensibles et deviennent souvent fort incommodes.
La population permanente de la Crimée n'appartient pas à moins de sept familles : la turque, où sont compris les peuples faussement appelés Ta tares par les Russes ( nous continuerons nous -même à les nommer
(•) « On ne cesse de répéter que le pro- •I grès de ragrictilture dans les pays dont la « mer Noire borde le littoral , et TextensioVi « qu'a prise depuis quelques années le com- « mcrce des grains duLevani, sont les vérita- « Mes causes qui ont fait baisser leur prii en « Europe : c*est une erreur qu'il est facile de m réfuter. La valeur des grains n'est point di- «« minuée; elle a subi, au coniraire, laoons^ « quence de la dépréciation du àuméraire. . . . « En elTet , une mesure de blé se paie quatre « fois plus cher que dans le x6* siècle; mais le « marc d'argent coûte également quatre fois « plus qu'il ne valait alors ; ce qui prouve « que le prix de celle denrée n'a |)oint baissé, « et qu'elle a, au contraire, conservé la pro- « priété q^ue la plupart des économistes lui
* reconnaissent , d'être constamment en rap- «port avec la valeur du numéraire.. . . Le
^«1 commerce des grains de la mer Noire est *« d'ailleurs beaucoup plus ancien qu'on ne « le croit généralement. Les Génois s'y li- « vraienl avec ardeur et succès dans les dou- «zième, ti-eizième et quat(»-zième siècles, « et, depuis celte époque, les nations oom- « raer^nles eu ont constamment fait venir
• dans les années de disette. * (C. Famin , La Sicile considérée tous U rapport de l'agrlculture, Paris, i83i.)
ainsi pour éviter toute confusion) , les Turcs proprement dits, les Anato« liens et les Mogaîs; Xd^mongoU, composée des Kalmouks; la sanskrUe, des Bohémiens; la sémitique j à la-
Îiuelle appartiennent les juifs karaîtes; a slave, souche des Russes; la grec^ que, et enfin V arménienne.
L'histoire de ces divers peuples, en ce qui concerne la Crimée, embrasse quatre époques parfaitement caractérisées : celle des Tauro-Scythes , jus* qu'au cinquième siècle avant i.-C. ; celle des rois du Bosjpore, jusqu'au milieu du quatrième siècle après Vère chrétienne ; Tépoque des invasions, qui nous conduit au treizième siècle ; encQ celle du khanat de Crimée, jusqu'à l'année 1783, dans laquelle cette péninsule fut annexée au vaste empire de Catherine IL
Première époque. — Les TaurO' Scythes, Les Cimmériens, Kimmerii, qui sont, à n'en pouvoir douter, le peuple que les Hébreux appelaient Magog, et les Grecs Mœotes (voir la notice sur la Région Caucasienne) , apparaissent les premiers sur l'horizon lointain de l'histoire qui nous occupe : c'est eux qui ont donné leur nom à la Crimée. Ils habitaient d'abord les plaines de Tintérieur; mais l'invasion des Skolotes, nation barbare qui appartenait à la grande famille des Scythes , les ayant refoulés dans les montagnes, ils furent appelés Taures, ce qui correspond à Montagnards (*). Leur pays prit dès lors le nom de Tauride. Devenu bientôt commun à toute la contrée , rem[)lacé de nouveau , plusieurs siècles après, par celui de Crimée, ce nom a prévalu une seconde fois, et s'applique aujourd'hui à une province entière, dont la presqu'île n'est qu'un démembrement.
(*) Le Tanrus de l'Asie-Minem^ n'a pai d'autre étymologie. Taër est le nom qui, dans les langues de cette contrée, correspond à - Alpes. Tirou en clialdéen, Touré en syrien et Toira dans la langue des anciens Assy* riens, signifient également montage. CVoy Petrop, iinguarum totiiu oràit voeaàula* rium.)
CRIMÉE
Les Taures, à Tétroit dans leurs montagnes , et peu disposés à s'adonner aux arts de l'agriculture , vécurent quelque temps de vol et de piliase.
D'abord ils enlevaient les bestiaux des habitants de la plaine; mais, plus tard, lorsqu'à la suite des voyages de Phrixus, d'Hellé et de Jason,Mes navigateurs grecs se montrèrent sur les eaux de la mer Noire , les Taures abattirent les grands chênes de leurs forêts pour construire des bai^ques monoxylones et courir sur les vaisseaux marchands.
S'il arrivait que le résultat d'une croisière fât heureux, las pirates, satisfaisant au premier besoin de toutes les sociétés naissantes , offraient une
1)artie du butin à leurs divinités, parmi esquelles les astres , et la lune notam- Mient, jouaient un grand rôle. Lorsque la tempête jetait un navire étranger sur leurs côtes, les sauvages hâ)itants de la Tauride ne croyaient pouvoir reconnaître dignement cette faveur de leur providence qu'en lui offrant en holocauste quelques-uns des malheureux naufragés. Dans ces circonstances , après les cérémonies d'usage, ils assommaient la victime d'un coup de massue, puis ils lui coupaient la tête, l'attachaient à un poteau, et enterraient le corps honorablement. C'est un usage que suivent quelquefois encore, à regard de leurs prisonniers, certaines peuplades du Caucase, les Ingouches et les Tchetchenses.
A l'époi^ue où Hercule et Thésée entreprirent contre les Amazones de l'Asie une expédition sans but comme sans gloire ( quatorzième siècle avant l'ère clirétienne ) , un vaisseau qui portait guelques-unes des plus illustres captives échoua sur les côtes de la presqu'île Trachée, dans le Bospore même. Échappant à la vigilance des Scythes , ces femmes s'emparèrent d'un haras de chevaux et côtoyèrent le littoral de la mer Putride pour sortir de la Crimée par l'isthme dit aujourd'hui de Pérécop. Là , elles trouvèrent les Hîppomofgues, qui se nourrissaient du lait aigri de leurs juments : s'étant alliées avec eux , elles furent s'établir au-delà du Tanaîs, oii elles
donnèrent naissance à la nation det Sauromates.
Les Grecs, toujours amis de la poésie et du merveilleux , racontaient avec exagération ce qu'ils savaient des mœurs de ces peuples. Une vanité bien connue dans l'histoire leur faisait dire que les dieux honorés en Tauride avaient une origine gre<x|ue, oubliant ainsi quecesdi vinités avaient été appor tées à eux-mêmes en Grèce par des colons étrangers. Voyaient-ils une peuplade sauvage adorer le soleil , la lune, le feu, ou un glaive, comn^e le faisaient les Scythes , ils publiaient que les barbares rendaient hommage a Apollon, à Diane, à Vesta et à Mars. Avant de partir pour les rivages de Troie , Agamemnon avait offert un sacrifice à une divinité irritée; la populace crédule allait jusqu'à dire qu il avait immolé sa propre fiUe , son Iphigénie, la fiancée d'Achille, mais que Diane (la hme) avait enlevé la victime; et où aurait-elle pu la conduire, si ce n'est dans le pays où les Taures se prosternaient devant la lune, comme on a vu depuis les Péruviens le faire à l'égard du soleil ? Là elle avait confié à la jeune princesse les terribles fonctions du sacerdoce qui l'obligeaient à égorger les majheureuxqui venaient écl)ouer sur ces rivages innospitaliers. Cependant Texil de la royale prêtresse eut un terme prochain ;, son frère Oreste la reconnut au moment où lui-même allait être immolé par elle, à la suite d'un naufrage, et réussit à la ramener au palais de ses pères. Toutefois Homère dit, en termes bien précis, qu'Iphigénie n'avait pas quitté le toit paternel (*); mais, quoi qu'il en soit, il naraît certain qu'à Fepoque où les Grecs, devenus plus entreprenants, commencèrent a établir quelques colonies sur les côtes de la Tauride, ils cherchèrent à se rendre les peuples indigènes favorables en leur prouvant qu'ils avaient les mêmes dieux ; et c'est à eux , en conséquence • et non pas aux Tauro- Scythes , qu'il faut attribuer la fondation de ces temples de Diane, dont on
'*^ Iliade, cliftQi IX, V. i/i4.
L'UNIVERS
retrouve enoore quelques vestiges. Le promoDtoire sur lequel , selon les tra* dftioDS locales , Ipnîgénie arait coutume dMmmoler les étrauffers , fut appelé cap Parthéntum , ou ae la Vierge; mais les archéologues varient sur sa véritable position , ou peut-être y en avait*il plusieurs. Nous en mentionnerons trois. Le premier, dont il est question dans Sbrabon, est situé auprès de la moderne Sébastopol : c'est le cap le plus saillant du sud-ouest ; on y trouve des lacs salés et des ruines. (Voir la pi, 1.) Le second est placé entre Baladava et le monastère Saint- George. Le troisième, enfin ^ appelé aujourd'hui ParthenU^ se volt a peu de distance de Lamhat.
Le ffolfe où les pirates avairat coutume oe rassembler leurs bateaux, soit pour combiner de nouvelles expéditions, soit pour partager le butin , était admirablement choisi. Les Grecs lui donnèrent le nom de port de la Rencontre (XufAScXec), d'où tes Latins firent portus Symboiorum. Cette baie est située sur la côte du sud , entre le monastère Saint-George et Baladava.
Vers l'année 638 avant J.-C, les ScjrthesSkolotes, toujours en étatd'hostilité avec les Cimmériens, résolurent de rejeter leurs ennemis hors des limites de l'Europe. Ils sortirent donc de la péninsule, sous la conduite de Madyès, ne laissant chez eux que leurs femmes et leurs esclaves. Après une kmgue marche et des combats dont le souvenir nous a été transmis par Hérodote , ils traversèrent le Caucase à la poursuite des fuyards , ravagèrent la Médie, et arrivèrent enfin devant Ninive. au moment où Cyaxare en faisait le siège. Ayant vaincu ce monarque , ils se disposaient à passer en Egypte, où régnait Psammétique, lorsque ce prince obtint, à force de [présents, qu'ils rebrousseraient chemin , et se contenteraient de gouverner le pays des Mèdes. Mais après y avoir vécu, en despotes , l'espace de 28 ans , ils en furent chassés par ce même Cyaxare. Ils résolurent alors, eux et les enfants quMls avaient eus dans leur émî^ation , de retourner sur le sol
natal : or, pendant cette longue absence, leurs femmes les croyant morts s'étaient unies , faute de mieux, à leurs propres esclaves ; et de ces alliances il était résulté une nouvelle eénération de guerriers, disposée à disputer le pays à ses anciens maîtres. Lorsque ces jeunes^ensapprirentque les Scythes s'approchaient, ils se retranchèrent dans la presqu'île Trachée , et en fortifièrent rentrée par un fossé qui prenait toute la longueur du passage uans sa partie la plus étroite depuis les monts Tauriques jusqu'à la mer d'Azow ; on en voit encore aujourd'hui les vestiges , qui s'étendent des environs de Théoclosie , ou Kaifa, jusqu'à Arabat. Il y eut, entre les deux partis , des rencontres sanglantes sans résultat : alors, selon Hérodote, Tun des anciens conquérants de la Médie , s'adressant à ses compagnons, leur dit : « Que faisons-nous? quand ces « gens-là nous tuent nos frères, notre « nombre diminue; et si nous tuons « quelqu'un d'entre eux , nous dimi- « nuons le nombre de nos esclaves :
« laissons là, croyez-moi, nos arcs et « nos javelots, et marchons à eux ar- « niés du fouet dont nous nous ser- « vons pour mener nos chevaux. Tant « qu'il nous ont vus avec nos armes, « ils se sont persuadé que leur con- « dition et celte de leurs pères étaient « semblables à la nôtre ; mais quand « ils nous tverront le fouet à la main « au lieu d'armes , ils apprendront « qu'ils sont nos esclaves, et n'ose- « ront plus nous résister. » Ce conseil fut approuvé , et le succès en justifia la sagesse. Les esclaves, surpris de cette manière de combattre , ne songèrent nullement à se défendre; lis s'enfuirent précipitamment, et les vainqueurs rentrèrent chez eux sans obstacle. Le souvenir de cette aventure s'est transmis d'âge en âge à plus d'une peuplade aujourd'hui refugiéedans les montagnes du Caucase. Là, on voit, en effet, aux cérémonies d'un mariage, le mari prendre un fouet et en menacer sa femme, comme pour rappeler le souvenir de cet antique affront et perpétuer celui de la vengeance. Les des-
CaiM££.
cendants de ces esclaves, MœoCes d'o* rigine, furent long-temps connus sous le nom de Shtdes; ils habitaient aux environs de la mer d'Azow.
En 531 , les Scythes de la Crimée prirent une grande part dans les guer* res contre Darius.
Scythes. — Les Scythes avaient la barbe longue; ils étaient généralement couverts de peaux de mouton; les chefs seuls se revêtaient de la dé*
ekiille des bétes fauves. Ils combatient à cheval, et se servaient de massues, de javelots, d'arcs faits avec Hes cornes ^antilope, et d*une sorte de glaive semblable à celui quMls adoraient. Ils étaient bons cavaliers et excellents archers. A la guerre, ils goûtaient du sang du premier ennemi
Su'ils avaient tué , et coupaient la tête tous les autres. On trouvait parmi eux un ^rand nombre de devins qui se servaient de baguettes de saule pour leurs jongleries; c'étaient eux qui exerçaient la médecine. Vivant en nomades, les Scythes dressaient, sur des chariots, des tentes à compartiments intérieurs; c^était là que vivaient leurs femmes et leurs enfants.
Ils possédaient de nombreux troupeaux de bœufs et de moutons, mais ils
f>référaient la cliaîr de cheval. Quand e roi venait à mourir , ses amis enduisaient son corps de cire, lui fendaient le ventre et le remplissaient de parfums et d'herbes aromatiques. Ils le recousaient ensuite et l'enterraient avec une de ses concubines qu'ils avaient étranglée, ainsi qu'un écnanson, un cuismier et un palefrenier.
Cela fait, ils étranglaient encore une cinquantaine de ses serviteurs avec un pareil nombre de ses ciievaiix, leur étaient les entrailles et les bourraient d'herbes sèches et de foin. Puis, ils mettaient les hommes, ainsi empaillés, à dieval sur les animaux, les assujettissant à l'aide d'un pieu qui leur traversait l'épine dorsale, et les plaçaient autour du tombeau pour défendre leur maître et veiller à ses besoins.
Tels étaient ces barbares qui opposèrent une longue et impuissante ré-
sistance aux envahissements de la Grèce.
Dans le courant du Tir siècle avant J.-C. , on voit arriver en Tauride les colonies grecques, appartenant, pour la plupart, à la puissante Milet. Les Heraciides de Megare et ceux du Pont fondent, dans la péninsule du sudouest, la ville de Cherson (CA^rsonesits), long-temps gouvernée en république sous la tutelle de la métropole, et devenue si célèbre, qu^il fut un temps où la Crimée n'eut pas d'autre nom que cekii de Cbersonèse.
Dans la presqu'île Trachée, les Mile** siens jettent les fondements de Pan- Ucapee, destinée à devenir un jour la capitale d'un empire florissant.
Cette ville peut être considérée comme la mère des colonies milésiennes du Bospore Gmmérien ; elle a été appelée depuis Bosparus et Fospro : c'est la moderne Kertch.
Parmi les autres établissements que les Grecs formèrent dans la Tauride, nous mentionnerons, sur l'autorité des géographes de cette nation et de ceux de Byzance, Théodosiey Cytée, Nymphalon , aujourd'hui Apouk ; MyrmécUmy Palukwn et Lampas; et dans le pays des Sindes, au-delà du détroit, Pnanagorie, HermonaUa^ Kimmerion , Cxpe ( actuellement Cecpil ou Sinaï?) : Corocondamay dont on croit reconnaître l'emplacement et le nom même dans la petite ville de Taman, que Constantin Porphyrogénète appelle Tamaiarca; Âchil^ ïasum, au déboucliement du Palus, à l'endroit où le Bospore est le plus étroit; plus loin, sur le littoral du Pont-Euxin , Porhu Sindicus , maintenant Sotudoukkalé ; Sinda et Tùrieus. Selon Ëustathe, Phanagorie et Hermonassa furent ainsi appelées du nom de leurs fondateurs Phanagoras et Hermon , chefs des colonies milesiennes ; mais Arrien rapporte qu'un Télen j du nom de Phanagoras , fuyant la domination des Perses , vint jeter les fondements d'une ville à laquelle
L'UIIIVERS.
distance , une autre Tille dont les constructions furent achevées par sa veute Hermonassa.
Ce sont là les faits les plus saillants que nous puissions recueillir dans la première période de cette histoire jusqu'au y* siècle avant l'ère chrétienne, époque à laquelle fut fondé le royaume du Bospore Cimmérien.
Deuxième époque. — Les rois du Bospore. — ( De l'an 480 avant J.-C. à l'an 850 de l'ère chrétienne. ) —Les colonies grecaues, s'étant rendues assez respectables pour maîtriser les barbares, commencèrent à étendre leur domination dans l'intérieur des terres. A Gherson elles établirent des archontes , ou proteron, appelés quelquefois du nom de rois, mais qui n'étaient en réalité que les premiers magistrats d'une république vassale de la métropole. Il n'en fut pas de même à Panticapée. De l'union des Milésiens et des Scythes il était résulté une population industrieuse qui , s'agglomerant dans les murs de cette ville et dans ceux de Phanagorie, éprouva bientôt le besoin de se soumettre à une volonté unique et puissante , capable de prendre les mesures qu'exigeait la position des colonies sur les confins du monde civilisé , en présence d'une nuée de barbares continuellement en état d'agression. Les premiers chefs, connus sous le nom dÂrchaeanacHdes y ou anciens princes, régnèrent d'abord en Asie, au-delà du Bospore.
L'un d'eux , Spartacus V^j réunit à ses domaines la majeure partie de la presqu'île Trachée , et fut salué du nom de roi du Bospore Cimmérien; jusquelà , ses préaécesseurs s'étaient intitulés archontes de Bosporos et de Théodosie, rois des Sinaes^ des Torètes et des Dandariens ( tribus maeotes ).
Cet événement eut lieu Tan 439 avant notre ère. Le royaume du Bospore fut définitivement constitué sous le règne de Leucon ; ce qui a fait donner à sa dynastie le nom de Leuconienne.
Cette forme de gouvernement ne dura pas moins de 800 ans; car les Romains, qui succédèrent aux Grecs dans le droit de suzeraineté sur cette
couronne, sentirent, comme eux, qu'il était plus convenable à leurs véritables intérêts de protéger les rois de ce pays , dernier boulevard de la civilisation sur les frontières de la barbarie, oue de vouloir v ^vemer par eux-mêmes. Les rois de Pont possédèrent long-temps , ainsi qu'on va le voir, la couronne du Bospore. Ils étaient plus ridies qu'on ne pourrait le supposer d'abord , ayant à eux seuls, en quelque sorte, le hionopole du commerce du Pont-Euxin. La valeur et l'importance de leurs médailles d'or, les fragments de leur histoire échappés à l'oubli, et les inscriptions de quelques monuments de cette époque nous font regretter vivement rignorance où nous sommes encore sur des événements qui jetteraient certainement un grand jour sur toute l'antiquité. Nous allons signaler ce œi'il j a de plus authentique dans ces débris de l'histoire (*).
(*) Parmi les savants qui se sont oocupéi de rhistoire des rois du Bospore, il iaut citer Vaillant , Hardouin , Souciet , de Boxe, le numismate marseillais Cary, Tisconti, MM. Saint-Martin, RaouI-RocbeUe,K<Bhler et Rommel dans l'Encyclopédie d'Ersch et Gruber. Malheureusement les matériaux que rarchéologte a mis à leur disposition ont été jusqu'ici d'une insuffisance désespérante; des médailles rongées par le temps, des fragments lapidaires mutiles , des lambeaux d'histoire épars dans Diodore, Sirabon, Dion- Cassius, Appien , Constantin Porphyrogénète et quelques autres, voilà les seules sources où ils ont puisé pour élever use cootroverse plus ingénieuse aue satisfaisante. Jusqu'ici même on n'a pu établir d'une manière précise la liste de ces souverains. Cha- 3ue jour , la déoouverlei d'une médaille oo 'une inscription nécessite la rectification d'un fait que l'on jugeait précédemment bien établi. J'ai pensé, toutefois, qu'il ne serati pas inutile cie dresser une table chronologique de ces rois, telle qu'elle résulte de l'état actuel de nos connaissances sor cette branche de l'histoire ancienne.
aOIS DU BOSPORE CIHMÉaiBN.
V DvsAtTia.
Lu JrÊkmmmMttiiêâ (imlM Jlwieu «neieM prisert). fanent . wImi Dtodore, de r«D 4<o i l'u 440 en?! Mifti notre «ce.
CRIMÉE
' Spartaciu r' et ses deux suocessecin immédiats, Séleucus et Spartacus II, ne Oeurent dans l'histoire que comme les alliés de la Grèce, ainsi qu'on peut
SAf
L 440 ft 433 aram L-C (0* 4crila«ti
Spmrt9luu.)
433— 4>9 fiU da précrdnit?
U (ip in
tmtjnmL 4x1— ^aSatynM parait être wititr*
boDorlrique.
BaAiian »u Lbocovik»*.
S9»~as3M«d«pv4céd«nl;
m 3&3— J49 OU ataé du précédeat.
PariMdc»
SalynsII.
CoiflppM
Satyro* III.....
Prytanto } Su
Samilio. j
BamUiM ( Mul ] 809- 807
SpaitKM IV 3»i— aM
kSSSï::::::::: 1 im
CM]rra>ir l^iri
SasrV?.;:;:: îîla
Pmi»9àmU / ' Jri
ratnc 8b de Spulacw III* M parurent !«• donaloei royara. Patriaadra ctt miê M raaf d*« dlrux.
Ms d« ParlMdnlcr, m
di^pateat la courouoa.
(voir ci-d«aMn. j
lia dYamtlaa.
ilU da prëeéilmt ?
IIU aalurrl da Spart IV.
foada Gorgippla.
U* Djwàmm , uti Povtiqvb.
MlUir»dat«i Eupalor.ixS— 61
Pbaraace..... 6t~«8
âaaadcr 40—'?
ScriboaiBi. i4~-i3
^lèBKMI I I>— P
(seloo aqrlqoM aataoïv ii&<d3). Ilaaaodeaa trtet 0OB fils Macbaréa.
aatrc Bb de Ulthra-datea.
fcadrade anqMtcur.
Irraaaàaira vm PovriQvaa. Ritoob sai Laoeonma.
Rttkoaporis I , rrn le eei ; en I^aconiena.)
cmeDl da l'èra c. (Dae-
Coiyt I
Saarooiatea I
^ ' dit I'
a 3L coaiemporala de Tlbira.
^ S flb du prf*"— • -• ■•- §■ GëpépyrbL
Rbcskottporto U... ( • "9 2.? flb da'préc4dcDl et da
Rawvm au Poariquaa.
II 3S— 4a daJ.-C.fibdcPoliBB0Blar.
Ifitlira<latca II 4a— 49 aa donne povr dewendani
da Mltb. Bapator.
Cotya II 49 f frère da pr6r4deot.
Rbeikaapoiia III.... f — M (Donltien étant enpi
Saoromatca IL 84—128 (Tr^an kl.
Gxys UI iaS—i3a( Adrien Id.
RlMOMlalcii iS»— 164 (Antonin Id.
Knpator , .i€4— 171 appcJd aoMi Lapator.
Sanronatca IIL . . . .17^110 date* da ica niédalliaa
cvnnnea.
Rhaekoaporto IV. . . .ai>— aag peu conaa.
Il rjfna daae eetta pA^
Gotra IT. .
Saaromatea
IntnllUméTaa
Rhaakonpori» V. . .
SanroBatca V.
aa9
riode aae grande conlb* slon chronologiqne. Cca ft monarque* paraiMent avoir réf né enr dhrerica parties do ménna royao* stmoltanénent»
selon pluaicara écrlTaina , ce prince n'ait qne la 4* da
Triranè*. «77
Thotboriia ....