AT. J. C
838 Pharnabace !•'.
8o5 Pharnag U.
765 Sgaiorti.
748 Barolr.
700 Hrateb^ , son fili.
678 Pharnabace II.
665 Badjoidj » mm fila.
63o Gorobag * aon fila.
6ia PhaToa • son fils. 6o5 Hiigag II. son fils.
569 Écovant I*', son fils.
' 56& Tigran* 1*', son Us.
Sao Vahakn. son fils.
493 Arbavan» son fils.
475 Nsrseh , son fils.
440 Zardi , son fils.
3o4 Annok, son fils.
315 Palkam . son fils 37X Van, son fils.
35i Vabé. son fib
L'UNIVERS
tés de son cœur dépravé, et qu'il souille do «ans des saints mart^ Thaddée et Barthélemi, il périt misérablement à la chasse.
A la cour des rois d'Orient, se trouvait un personnage qui avait pour attribution le droit de poser la couronne sur la tête du roi , à son avènement au trône. Ce droit, héréditaire dans la même famille , lui donnait une grande influence , puisau'elle remplissait , en quelque sorte, 1 office dévolu au pouvoir religieux en certaines autres contrées , et puisque sa sanction était léffalement nécessaire pour rendre apte a régner. Cette institution remontait à Vagharscliag, et la noble famille des Pagratides était investie de cette dignité. Lors(]ue plusieurs compétiteurs revendiquaient la royauté, celui qui n'avait point reçu l'mvestiture de la légitimité était regardé comme usurpateur. C'est ce qui arriva pour Érovant II, de la famille des Arsacides,
2ui , profitant des troubleis que la mort e Sanadroug avait jetés dans le pays, se constitua son successeur, au détriment de sa postérité. Il voulut aussi anéantir sa race, comme Sanadroug avait éteint celle d'Abgare; et il aurait réussi dans son sinistre dessein , si un jeune enfant , nommé Ardasckès , n'eût été sauvé miraculeusement, et conduit h la cour du roi de Perse.
Ardaschès était un vengeur futur qui grandissait dans sa retraite, et méditait en silence les projets d'une terrible vengeance. Lorsqu'il se sentit la force d'agir, il demanda à son royal b6te des secours ; et , à l'aide des intelligences qu'il entretenait parmi les princes de sa nation , il se trouva bientôt à la tête de forces considérables. Il vient présenter bataille à Érovant soutenu par les Romains et le roi de Géorgie , et demeura mattre du champ de bataille. Érovant périt dans sa capitale de la main d'un soldat ; et Ardaschès devint le paisible [)ossesseur du trdne qu'il avait reconquis. Son règne fut prospère; il administra sagement ses États , et arrêta les invasions des Alains et de plusieurs autres peuples du Caucase qui menaçaient l'Arménie.
Dans une des batailles qu'H livra à ces barbares, le fils du roi tomba entra ses mains. Comme il se disposait à le mettre à mort, la fille du roi barbare, nommée Sathinik , remarquable - par sa beauté, lui adressa ces paroles:
« O puissant et brave Arsaoe , qui as soumis les belliaueux Alains, écoute les prières de la nlle infortunée du roi de ce peuple , et rends-moi mon jeune frère. Il ne convient pas de conserver de la rancune contre un ennemi tonobé , et de lui ravir la vie. Concluons plutôt un traité de paix entre nos deux grandes nations. » Les paroles de la jeune fille, ses larmes, et l'expression touchante de sa beauté, firent une telle impression sur le cœur.d' Ardaschès, qu'il délivra le jeune prince, et promit de conclure un traité, à condition que son père consentirait à lui donner en mariage Sathinik. Le père la lui accorda, et Ardaschès revint dans son royaume avec sa nouvelle épouse , qu'il décora du titre de reine , entre ses autres femmes.
Les tentatives qu'il fît pour se soustraire à la domination romaine, ne furent pas couronnées de succès. Trajan envoya contre lui une forte arraée qui le battit en deux rencontres ; et ce lut à cette occasion que l'empereur romain ajouta à son titre de ParMeus celui d'Jrmenicus.
Les historiens nous révèlent , à Foccasion de la mort de ce roi , un fait très-important dans l'histoire des religions païennes de l'antiquité. Il paraît qu'en Arménie la coutume exigeait que les funérailles du prince fussent célébrées par un holocauste de victimes Inimai nés , et que même , durant sa maladie , on versait déjà le sang humain, pour que les dieux , devenus propices, détournassent la mort de sa tête royale.
On raconte donc que le fils putné d' Ardaschès, nommé Artavazd, révolté à la vue du sang que l'on répandait, fit à ce sujet des représentations à son père, et lui dit : « Tandis que tu suis cette voie, et que tu emportes toute la population, comment, après toi, consentirais-je à ne régner que sur des
VRMÉiNlE.
ruines? » Le père irrité le maudit, en disant : « Si tu sors à la chasse sur le mont Ararat, les^or/«te saisiront, tu y resteras, sans jamais revoir la lumière du jour. »
En effet, ce prince, en poursuivant à la chasse des cerfs et des onagres, fut emporté par son cheval dans un abîme, où il disparut. Les chants populaires répètent qu'il demeure enchaîné dans une caverne, que deux de ses chiens mordent ses fers pour le délivrer, et que le prince fait tous ses efforts pour sortir de cette prison et venir désoler le pays. « Mais, ajoutet-on , le bruit des marteaux des artisans rive ses chaînes et les consolide, et voilà pourquoi les forgerons continuèrent longtemps de frap|>er le dimanche quelques coups sur leurs enclumes, de peur, disaient-ils, qu^Artavazdne brisât ses chaînes. »
Tiçrane III, frère d*Artavazd, se réunit aux Perses et commença les hostilités contre les Romains. Sévérien , gouverneur de la Cappadoce , vint lui présenter bataille, après avoir consulté Toracle, qui lui rénondit : a Le fil de ton épée atteindra les Perses et les Arméniens ; tu retourneras à Rome avec les lauriers de la victoire; les rive^ du Tibre te recevront avec joie, couronné de palmes triomphales. » Cependant Sévérien fut battu , et Alexanare , le prêtre du dieu , pour sauver Tinfaillibilité de Toracle , substitua au premier ordre cet autre : « Ne marche point contre T Arménie; il s'ourdit contre toi des complots , et tu périras de la blessure d'une flèche. » Un trait vint effectivement percer Sévérien au milieu de la bataille et lui ôta la vie. Vérus, envoyé par Marc-Aurèle, vengea sa défaite.
Une révolution importante chan-
Seait Tancienne dynastie des Arsacides e la Perse; Artashir commençait la dynastie nouvelle des Sassanides, Tan 226 de notre ère. Khosrov, roi d'Arménie et Arsacide, comprit quelle importance avait pour l'Arménie ce changement politique oui le menaçait personnellement. U déclara donc la guerre à Artashir, et l'obligea à quitter
C* livraison, ( A bmén i e -^
la Perse pour s*eufuir dans l'Inde.
L'usurpateur prévit au' il ne pourrait jamais assurer sur sa tête la couronne, tant «qu'il aurait un adversaire aussi redoutable que Khosrov; il voulait s'en défaire à auelque prix que ce fût. Il eut recours à (a perûdie d'un certain Anae , chef de la maison des Suréniens Panlavi, allié aux Arsacides, il est vrai, mais dévoué à la nouvelle dynastie persane. Il fut convenu qu'Ana^ se retirerait en Arménie avec sa famille, près du roi Khosrov, comme proscrit politique, qu'il prendrait les apparences d'un sincère dévouement , pour trouver plus aisément le moyen de le surjirendre et de le tuer avec tous les siens. Pendant cette fuite simulée, sa femme mit au monde un Gis, qui convertira ce pays au christianisme. Le nom de cet enfant est saint Orégoire, surnommé l'Illuminateur. Admirable conduite de la Providence, qui fait du Gis de l'assassin de Khosrov l'apôtre de l'Arménie, l'ami et le guide spirituel du Gis du roi assassiné!
Car, pour reprendre le fil des événements, nous dirons au'Anag, honorablement reçu par Khosrov, captiva facilement sa confiance et fut élevé, en peu de temps, aux premières dignités. Le traître saisit la première occasion de frapper son bienfaiteur; il b poignarda aonc, et chercha son salut dans la fuite. Il ne put échapper à la poursuite des gardes du roi , qui le massacrèrent. Toute sa famille fut enveloppée dans une commune proscription, à l'exception du jeune Grégoire, que sa nourrice, pieuse femme chrétienne nommée Sophie, emmena à Césarée. Là il fut baptisé et élevé dans la foi chrétienne. D'un autre côté, le jeune Tiridate, fils de Khosrov, fut conduit à Rome, dans la crainte que
3uelque criminelle tentative n'éteignit ans sa personne la race arménienne des Arsacides. Tiridate grandit et se forma dans la ville, au milieu des exercices militaires; il fit même parmi les légions romaines plusieurs campagnes contre les barbares , dont les premières invasions menaçaient l'empire.
Dioctétien, pour récompenser sa va-
leur, voulut lui rendre le royaume dont 11 avait été dépossédé, espérant, avec raison , que ce prince, devenu le fidèle allié des Romains, ferait de la puissance arménienne le plus solide rempart de l'empire contre la puissance persane. Tiridate, arrivé en Arménie à la tête de quelques troupes romaines, fut reçu avec enthousiasme par les principaux chefs du pays, et, en peu de temps. Il recouvra tout le territoire occupé par l'andenne monarchie arménienne. Alors Grégoire vient de Césarée à la cour du roi ; ses prédicatioi^ évangéliques alarment Tiridate encore idolâtre, ^ui, venant en outre à découvrir son oncine, ordonne que le saint soit |Mrécipité dans une dtenne, où il languit quatorze ans.
Le roi, frappé d'une maladie que Ton juge incurable, est miraculeusement guéri par le saint retiré de la citerne. Il se convertit à la foi de Jésus- Christ, et le christianisme s*éteod rapidement par tout le royaume.
Apr^ la mort de Tiridate, Sanadroug n, préfet de la ville de Phaîdagaran, se révolta, et appela plusieurs tribus bari>ares campées au nord de l'Arménie, qui se jetèrent sur les provinces limitrophes. Alors le patriarche Verthanès alla trouver I empereur Constance, pour le supplier de faire monter sur le trône d'Arménie Khosrov, fils de Tiridate et son l^itime successeur. «Ainsi, lui dit-il, nous serons soumis à votre j>uissance, qui vient directement de Dieu, et non pas à celle des Perses, cette nation sans Dieu. » Conformément à sa demande, Khosrov fut reconnu roi.
Diran, son successeur, apostasie la foi du Christ, à l'exemple de Julien, dont il osa placer l'efBgie dans l'église patriarcale, pour que les fidèles lui rendissent un culte public. Ce scandale fournit au patriarche Housig l'occasion de déployer son courage. H entra dans le temple, saisit l'image et la foula aux
Sfeds. Le saint trouva la récompense e son zèle dans le martyre.
Arschag, successeur de Diran, exdta par sa défection la colère de W lentinien, qui tua Tiridate, son frère.
qu'il tenait en otage. Nersès, l'illustre patriarche de ce temps, vint à Cons* tanttnople, et, par sa médiation prudente, opéra une récondliation qm aurait été durable, si Valens n'avait inopinément succédé à Valentinien, dont la mort laissait le trône vacaot^ et s'il n'avait ouvert son règne par un acte d'hostilité, en envoyant des troupes contre l'Arménie.
Théodose, élu peu de temps après, devient plus favorable aux Arméniens; il établit Pap à la place de son père Arschag t que le roi de Perse tmait prisonnier dans la forteresse de l'Ovton- Comme ce prince s'était rebelié, il njt étranglé par ordre de Temperenr.
Varazdat , fils de Pap , était en otage à Constantinople. Sa rorce incomparable le faisait nommer par les Grers l'Hercule arménien; son courage n^était pas moins grand, et il en avait fourni des preuves en plusieurs occasions. Théodose l'envoya régner à ta place de son père; mais', par une juste défiance que légitimait la conduite des rois passés, trop prompts à oublier leurs devoirs d^obéissance dans la bonne fortune, il garda ses deux fils Arschag et Vagharschag. Thëodose agissait prudemment, car Varazdat refosa bientôt de reconnaître son suzerain. L'exil fut la punition de ce délit, et ses deux fils furent en même temps préposés au gouvernement de l'Arménie.
La cour de Constantinople espérait que la rivalité et l'opposition dlntéréte tiendraient respectivement les deux princes en bride, et affaibliraient proportionnellement leur puissance. La politique de Théodose était savante; fl cherchait à détruire d^un seul coup la puissance de l'Arménie, perpétuel foyer de guerres et d'hostilités; car le peuple arménien obéissait toujours à regret au peuple grec, dont il n'admettait plus le symbole religieux, et dès qu'il
(*) On la Dommaît ainsi parce que les détenus qui j éiaient enfermei ne sorfaient jamais de ces cachots, ee qui rappelle les oubliettes des châteatix modernes.
ARMÉTïIE.
se sentait la force de secouer le Joug il le faisait*
La mort de Vagharsdiag et la faiblesse d'Arsace permirent au roi de Perse d'entrer en Arménie et de s'emparer de plusieurs provinces. Ensuite il fit avec l'empereur Théodose un traité qui partageait le royaume entre les Romains et les Persans. Toutefois on laissa encore queloue temps une forme d'indépendance a ce pays conquis; ainsi Schahpour et Vrham-Schabouh conservèrent le titre de roi.
Après eux, le sceptre passa aux mains du jeune fils de Vrham-Schabouh, lequel opprima tellement ses siyets pendant un règne de six ans, que le roi dfr Perse l'enferma dans la forteresse de nie
Ifr rerse renier ma aaus la lurujrcaao le l'Oubli, et ainsi s'éteignit en Arm^ lie la race des Arsacîdes (*).
(*) Nous donnotu ici le tableau de la seconde brandie de la maison des Anacides. Les auteurs arméniens ne peuvent à eux seuls fournir sur cette question des renseignemenU suffisants, u fallait consulter, comme M. Saint-Martin Ta fait , les historiens des autres peuples.
Av.J.C. 38. Arscham, firère de Tigrene I«', règne à Édesse par l'ordre d'Orodes I", roi des Parthes. H est encore appelé , par Josèphe et par Moise de Kboren, Monobaze et M anovaz. Dans la chronique syriaque de Denys de Tel-Mahar , il est nommé Maanou Sapheloul.