‹ Russie, Pologne, Suède et NorwègeChapitre 77 sur 77 · QUESTION «E HOLSTEIN · texte numérisé non relu

QUESTION «E HOLSTEIN

appelle au trône les cognats de préférence aux agnats ; en d'autres termes, qui préfère l'affinité matrimoniale à la consanguinité de race et de naissance, le mari de la lille au cousin ou au neveu.

Le duché de Holstein qui a été, de temps immémorial, un lief du saint empire, et qui a été incorporé, à ce titre, dans la confédération germanique, prétend que le roi de Danemarck ne peut rien changer à sa vieille organisation, et bien moins encore à son ordre de succession, basé sur l'institution fondamentale, et commune à toute l'Allemagne, de la loi salique.

Le duché de Lauenbourg, dont le Danemarck n'a pris possession qu'en 1815, fait, comme le duché de Holstein, partie de la confédération germanique. Il soutient, en la même qualité, que son ordre de succession est basé sur la loi salique. Les souverains allemands qui prétendent à des droits de successibilité éventuelle sur ce duché, les ont, d'ailleurs, formellement assurés par des réserves consignées aux archives fédérales.

Quant au Sles^yig, sa position est moins nette. Originairement vassal du Danemarck, et indépendant de l'empire germanique, il ne peut invoquer le bénéfice absolu de la loi salique. Mais il faut remarquer qu'en des temps très anciens, les princes de Sleswig avaient contracté avec ceux de Holstein des pactes de famille alors fréquents en Allemagne, en vertu desquels les deux pays étaient si étroitement unis, qu'en cas d'extinction de la descendance de l'un de ces princes, l'autre devait lui succéder. l\ faut donc que le Sleswig soit possédé et gouverné par le même prince que le Holstein, ce qui a pour conséquence implicite l'exclusion absolue de la lignée féminine dans les trois duchés.

Aussi, malgré les prétentions du roi Christian VIH, est-

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il à croire que, le cas échéant, les trois duchés échapperont à la couronne de Danemarck, et feront retour aux agnats, d'après les droits héréditaires consacrés par la loi salique. Ce que la puissante Angleterre n'a pas tenté, lorsqu'il s'est agi de la succession du Hanovre, à la mort de Guillaume IV, le Danemarck le tentera vainement à propos de la succession beaucoup moins importante des duchés allemands qui lui ont été tour à tour annexés.

FIN DE L HISTOIRE DE DANEMARCK

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