‹ RutebeufChapitre 31 sur 36 · DRAMATIQUES · texte numérisé non relu

DRAMATIQUES

vers. Qu'importe? La question de savoir si le dit a été réellement porté à la scène est elle-même très secondaire. Débité par un jongleur ou par un acteur, dans un théâtre, ou partout ailleurs, ce boniment devait forcément être jimé. Il fallait entrer dans la peau du marchand d'orviétan, imiter ses gestes, son débit précipité, ses éclats de voix, en un mot jouer le rôle.

Rutebeuf s'est essayé aussi dans le genre dramatique sérieux, et il y a beaucoup moins réussi. Son Miracle de Théophile est cependant un spécimen intéressant de ces miracles et mystères du moyen âge, où l'on rencontre parfois quelques beaux vers, des scènes naïves, d'édifiantes tirades, mais jamais un ensemble bien conçu constituant vraiment une bonne pièce de théâtre. Le moyen âge est souvent heureux dans la comédie, sous ses formes les plus populaires, et toujours médiocre, pour ne pas dire plus, dans le drame. Aucun mystère ne saurait être comparé à la farce de Pathelin.

Le théâtre est né en France, comme en Grèce, au milieu des cérémonies de la religion; la première pièce a été une partie de l'office dramatisée. Aujourd'hui encore, le jour des Rameaux, l'évangile de la Passion est débité à la grand'messe par deux officiants. On faisait de même |)our d'autres récits sacrés, avecun plus grand nombre d'officiants, qui joignirent bientôt le geste à la parole, qui prirent le costume du personnage dont ils tenaient le rôle, et transformèrent complètement la narration en drame.

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BDTEBEOF.

icer dans l'église le prophète Bataam 1 âne.

ame sortit de l'église pour s'installer oisine : cette évolution était déjà acheiècle, mais il nous reste bien peu de ■t de témoignages pour cette époque.

Je lui-même ne nous a transmis que sérieuses : le Jeu de saint Nicolas de d'Arras ' et le Miracle de Théophile

Ce qui fait le principal inlérêt du Jeu las, c'est que la croisade y est mise en 1 poète qui s'était lui-même croisé et lie de lèpre empêcha seule de partir e Sainte. Suivant le goût du temps, les ilus relevées et les épisodes les plus iuccèdent dans ce drame touffu et malaonstruit, qui est cependant supérieur

de Rutebeuf.

! de Théophile a été très répandue en iphile était vidame d'une église de Cilioir refusé de succéder à son évêque, il

par le nouvel élu, et destitué de ses rite de cette injustice, il fit, par l'enjuif, un pacte avec le diable. Mais il se tût, et implora Notre-Dame, qui obligea ui rendre le pacte signé de lui. Cette 1 narrée en grec, en latin, en vers fran-

ie de Jean Bodcl comme d'Adam de la Halle, véritable école de poésie et d'art dramatique.

ŒUVRES DRAM

çaîs, sculptée sur une des p( Paris, et peinte à fresque i chapelle de Nancy. Rutebeuf dans son Ave Maria et adap Mifacle de Théophile.

^Le Miracle de Thëophili scènes qui se passent suce pbile, chez Saladin, dans li l'évêque, dans une chapelle < représentait simultanément, < lieux, comme c'était l'usage, de l'un à l'autre; il fallait de la vallée où le diable donne r Aucune trace de division ( s'écoulent entre les dix pren

Le dialogue est généra lem syllabes, rimant deux à deu:

des œuvres dramatiques du aussi le rythme en deux met Rutebeuf dans ses œuvres s:

vers de huit syllabes suivis poète a presque toujours si gemcnts de personnages e ensemble; les acteurs, au trouvaient ainsi, dans le de adressé, la rime qui devait t de leur rôle ; cette précaut d'une défaillance de mémoii nt utile pour des act<

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