ACTE IV, SCÈNE III
A la manière antique,
// s*agen0uiile à demi et eniûure la table de ses bras»
en embrassant l'autel.
Il boit.
D'abord, ceci n'est point le vin d'un méchant homme.
Et puis, c'est convenu, si l'on vient, je me nomme. 5 Ah! vous endiablerez, mon vieux cousin maudit!
Quoi ! ce bohémien ? ce galeux ? ce bandit ?
Ce Zafari ? ce gueux ? ce va-nu-pieds ?.,. — Tout juste !
Don César de Bazan, cousin de don Salluste !
Oh ! la bonne surprise ! et dans Madrid quel bruit I lo Quand est-il revenu? ce matin ? cette nuit?
Quel tumulte partout en voyant cette bombe,
Ce grand nom oublié qui tout à coup retombe !
Don César de Bazan ! oui, messieurs, s'il vous plaît.
Personne n'y pensait, personne n'en parlait, 15 II n'était donc pas mort ? Il vit, messieurs, mesdames !
Les hommes diront: Diable ! — Oui-dà! diront les femmes.
Doux bruit, qui vous reçoit rentrant dans vos foyers,
Mêlé de l'aboiement de trois cents créanciers!
Quel beau rôle à jouer ! — Hélas ! l'argent me manque.
Bruit à la parte,
20 On vient! — Sans doute on va comme un vil saltimbanque M'expulser. — C'est égal, ne fais rien à demi. César!
// s'enveloppe de son manteau jusqu'aux yeux. La porte du fond s*ouvre. Entre un laquais en livrée portant sur son dos une grosse sacoche.