DON CÉSAR, DON GURITAN
Don GURITAN {du/ênd).
Don César de Bazan ?
Don César.
// Si retourne et aperçoit don Guriian ei les deux épies.
Enfin ! à la bonne heure !
L'aventure était bonne, elle devient meilleure. Bon diner, de l'argent, un rendez-vous, — un duel ! 5 Je redeviens César à l'état naturel !
Il aborde galmenty avec force salutations empressées^ don Guritan^ qui fixe sur lui un œil inquiétant et s^avanci d''un pas roide sur le devant.
C'est ici, cher seigneur. Veuillez prendre la peine
// lui présente un fauteuil. Don Guritan reste debout.
D'entrer, de vous asseoir. — Comme chez vous, — sans
gène.
Enchanté de vous voir. Çà, causons un moment.
Que fait-on à Madrid ? Ah ! quel séjour charmant ! lo Moi, je ne sais plus rien ; je pense qu'on admire
Toujours Matalobos et toujours Lindamire.
Pour moi, je craindrais plus, comme péril urgent,
La voleuse de cœurs que le voleur d'argent.
Oh ! les femmes, monsieur ! Cette engeance endiablée 15 Me tient, et j'ai la tête à leur endroit fêlée.
Parlez, remettez- moi l'esprit en bon chemin.
Je ne suis plus vivant, je n'ai plus rien d'humain.
Je suis un être absurde, un mort qui se réveille.
Un bœuf, un hidalgo de la Castille-Vieille. 20 On m'a volé ma plume et j'ai perdu mes gants.
J'arrive des pays les plus extravagants. Don Guritan.
Vous arrivez, mon cher monsieur? Eh bien, j'arrive
Encor bien plus que vous !
Don César (.épanoui). De quelle illustre rive ?
Don Guritan.
25 De là-bas, dans le nord.