ACTE IF, SCÈNE IK
Don César.
Charmante !
La Duègne. La suivante est d'abord accomplie.
Elle m'a pris à part au milieu du sermon. ) Mais belle ! un profil d'ange avec l'œil d'un démon.
* 5 Puis aux choses d'amour elle paraît savante.
Don César (^/aro.
Je me contenterais fort bien de la servante ! La Duègne.
Nous jugeons, — car toujours le beau fait peur au laid, —
La sultane à l'esclave et le maître au valet.
La vôtre est, à coup sûr, fort belle.
Don César. Je m'en flatte !
La Duègne {faisant une révérence pour se retirer).
1 1 Je VOUS baise la main.
Don César {lui donnant une poignée de doublons).
Je te graisse la patte.
Tiens, vieille !
La Duègne {empochant),
La jeunesse est gaie aujourd'hui !
Don César {la congédiani). Va.
La Duègne. {Révérences.)
16 Si vous aviez besoin... J'ai nom dame Oliva, Couvent San-Isidro. —
Elle sort. Puis la porte se rouvre ^ et Von voit sa tête reparaître.
Toujours à droite assise Au troisième pilier en entrant dans l'église.
Don César se retourne avec impatience. La porte retombe ; puis elle se rouvre encore^ et la vieille reparait.
20 Vous la verrez ce soir ! monsieur, pensez à moi Dans vos prières.
Don César {lachassant avec colère).
Ah!
La duègne disparaît. La porte se referme.
Don césar {seut). Je me résous, ma foi, A ne plus m'étonner. J'habite dans la lune. 25 Me voici maintenant une bonne fortune ; Et je vais contenter mon cœur après ma faim.
Rivant.
Tout cela me paraît bien beau. — Gare la fin !
La porte du fond se rouvre. Parait don Guritan avec deux longues '
épées nues sous le bras.