‹ Rymaille sur les plus célèbres bibliotières de Paris en 1649; avec des notes et un essai sur les autres bibliothèques particulières du tempsChapitre 102 sur 193 · BIBLIOTHÈQUE DE HALLE · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQUE DE HALLE

Jean Halle, que Naudé compte parmi les savants qui ont été le plus judicieux dans le choix de leurs livres, était maître des comptes. Sa bibliothèque « était bonne et curieuse », dit le P. Jacob, et Rodolphe Botheray écrit à son adresse les vers suivants, dans sa description de Paris :

Similique accensus àmore.

Neustriœ honos Hallaeus habent sibi, mole stupenda Librorum precium tribuit quibus ipsa vetustas.

i58. BIBLIOTHÈQUE DE HARLAY.

Achille III de Harlay, procureur général au Parlement, puis premier président en 1689, possédait une belle bibliothèque. Il recherchait de préférence les antiquités, les livres à figures, les

recueils de médailles, et il avait rangé tout autour de son cabinet des antiques du plus beau style.

Ces rares curiosités étaient réunies dans son hôtel de la rue d'Orléans.

On conserve à la bibliothèque de l'Arsenal le catalogue manuscrit de la bibliothèque de Harlay. Cet in-folio provient de la bibliothèque Lavallière.

i5 9 . BIBLIOTHÈQUE DE HARLAY DE CHANVALLON.

François de Harlay de Chan vallon, archevêque de Rouen, puis ensuite de Paris, avait formé une bibliothèque qui était, au dire de Le Gallois, bonne et nombreuse. Il y avait joint les livres de son oncle François de Harlay, mort en i653, celui dont le P. Bonavenfure d'Argonne a écrit : « qu'il était un abîme de science où l'on ne voyait goutte. »

i6o. BIBLIOTHÈQUE DE HAMON.

Jean Hamon, médecin à Paris, né en 1618, se retira -à Port- Royal en 1657. Il avait une bonne bibliothèque; en quittant le monde il la vendit à des libraires et en distribua le prix aux pauvres. Il avait été précepteur du président de Harlay.

C'est lui dont Boileau a écrit l'épitaphe :

Tout brillant de savoir, d'esprit et d'éloquence, Il courut au désert chercher l'obscurité ; Aux pauvres consacra ses biens et sa science ; Et, trente ans, dans le jeûne et dans l'austérité»

Fit son unique volupté

Des travaux de la pénitence.

Les médecins de Paris placèrent son portrait dans la salle d'honneur de la Faculté, comme un monument de la vénération qu'inspiraient ses vertus et son savoir.

)6i. BIBLIOTHÈQUE DE HAUDICQUER.

Jean- François Haudicquer de Blancourt, gendre de François Duchesne, était fort savant et son savoir était encyclopédique. On lui doit Y Art de la Verrerie, 1697, in- 12, livre toujours recherché ; les Recherches sur V ordre du Saint-Esprit; le Nobiliaire de Picardie, ouvrage rare et souvent demandé, quoique incomplet. Haudicquer possédait une partie des recueils de titres formés par André Duchesne, au nombre de 5 5 volumes; il en avait groupé, de son côté, 24 volumes. Ces 79 portefeuilles passèrent à la Bibliothèque du Roi, par suite dune saisie et confiscation des biens de Haudicquer. Il fut en effet convaincu, en 1 701 , d'avoir falsifié des titres de noblesse, dans l'intention d'attenter à l'honneur de certaines familles; fait pour lequel on le condamna aux galères à perpétuité.

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