BIBLIOTHÈQUE D'HOZIER
Pierre d'Hozier et après lui Charles-René, son fils, avaient réuni, pour leurs immenses travaux sur la noblesse, une bibliothèque spéciale aussi riche que curieuse. Tous les livres qu'ils possédaient étaient remplis de notes manuscrites de l'un ou de l'autre. Ces notes portaient la plupart du temps sur des erreurs commises par les auteurs à l'égard de l'état des personnes.
Charles d'Hozier passa, le 22 novembre 17 17, un -acte par lequel il fit don au Roi de son cabinet, c'est-à-dire, suivant ses propres termes, « de tous les manuscrits, généalogies, preuves de noblesse, titres, armoriaux, extraits de titres, pièces, mémoires de famille, volumes imprimés, lettres d'anoblissement, règlements d'armoiries, recherches de noblesse, à lamas desquels ils avaient travaillé, son père et lui, pendant l'espace de cent années. »
Le Roi r pour reconnaître ce don, assigna à Charles d'Hozier une pension annuelle de 4,000 livres.
Charles d'Hozier mourut à Paris le i3 février 1732, âgé de quatre-vingt-douze ans.
Pierre d'Hozier, son père, né en 1592, était mort en 1660.
Il est bon de noter que ce fut Pierre d'Hozier qui eut le pre-
mier l'idée d'utiliser sa vaste correspondance avec toute l'Europe savante, pour publier des nouvelles de tous les pays. Il en parla à son ami Renaudot, qui créa la Galette de France sur les données de d'Hozier. Celui-ci y collabçra. jusqu'à sa mort.