‹ Rymaille sur les plus célèbres bibliotières de Paris en 1649; avec des notes et un essai sur les autres bibliothèques particulières du tempsChapitre 179 sur 193 · BIBLIOTHÈQUE DE VAILLANT · texte numérisé non relu

BIBLIOTHÈQUE DE VAILLANT

Jean-Foi Vaillant peut passer à juste titre pour le plus savant numismate qu'il y ait eu au xvn* siècle.

Il s'était formé à la longue, et après des recherches infinies, une ample bibliothèque historique dans laquelle les auteurs grecs et latins avaient la plus belle place. Il avait aussi réuni des manuscrits précieux et dont la connaissance lui « procuré des renseignements utiles.

Vaillam avait contracté l'habitude de se lever très-matin et il étudiait ses auteurs sept ou huit heures par jour sans désemparer.

J'ai lu dans Longuerue un détail curieux sur ce personnage intéressant.

Quand il ne pouvait parvenir à déchiffrer, en plein jour, «ne inscription de médaille un peu fruste, il se faisait apporter de la lumière et en éclairant la médaille d'une certaine façon et «1

faisant porter ombre au moindre relief, il venait souvent à bout de la lire.

Vaillant fit de longs et dangereux voyages dans le but de se procurer des manuscrits et des médailles.

Il fut même enlevé un jour par des pirates d'Alger et retenu quatre ou cinq mois prisonnier. Du reste, en vrai philosophe, il acceptait gaiement ces fâcheux contre-temps qui excitaient sa passion pour la science sans la fatiguer. J. Spon, dans son Voyage d'Italie, raconte à ce sujet des anecdotes du plus haut goût et d'une fantaisie excessive.

Page 1