‹ Rymaille sur les plus célèbres bibliotières de Paris en 1649; avec des notes et un essai sur les autres bibliothèques particulières du tempsChapitre 57 sur 193 · LA MOTTE LE VAYER · texte numérisé non relu

LA MOTTE LE VAYER

François de La Motte Le Vayer, précepteur de Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV, membre de l'Académie française, fut un des écrivains du xvn* siècle dont le savoir fut le plus estimé.

Ce vers de la Rymaille :

« L'approbation par Le Vayer, m

fait allusion, sans doute, à la lettre qu'il écrivit au P. Jacob, et qui fit beaucoup de bruit dans son temps ; car, si abrégée qu'en fût la matière, elle effleurait une question restée intacte jusqu'alors, celle du choix des livres. Cette lettre, publiée plusieurs fois depuis, a été réimprimée pour la première fois dans le tome II des Œuvres de La Motte Le Vayer , Paris, 1654, infol., p. 454-458. Elle contient un aperçu d'une centaine d'ouvrages, dans les cinq facultés, pouvant suffire aux besoins intellectuels d'un honnête homme. Elle est surtout curieuse

— 5o — aujourd'hui, en ce qu'elle donne le titre des livres qui étaient le plus estimés des savants au xvu" siècle.

Forme y l'a reproduite dans ses Conseils pour former une bibliothèque, édition de 1750 et 1764.

Les récits de voyages et les relations de tous les pays les plus éloignés faisaient le charme des lectures de La Motte Le Vayer. Sa bibliothèque roulait surtout sur les livres de voyages et de découvertes. Ce goût avait pénétré si avant dans son esprit, qu'il y rattachait toutes ses préoccupations, et lorsqu'au moment de mourir il vit entrer chez lui son ami Bernier qui arrivait des Indes, il se souleva péniblement pour lui demander : ■ Eh bien , quelles nouvelles apportez-vous du Grand-Mogol ? *

Ce furent là les dernières paroles qu'il eut la force de prononcer.

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