Fa. Kraus. Wiener klinische Wochenschrift, 1891, p
RYTHMES DES BRUITS Dü CŒUR.
le caractère fœtal du rythme des bruits cardiaques était resté inaperçu, même d’observateurs distingués, comme Andral, Gendrin, Beau, Louis et Bouillaud.
Laënnec 1 avait peut-être soupçonné une partie du phénomène, la similitude des deux bruits, lorsqu’il dit : « Enfin, dans les cas de dilatations un peu considérables, ces deux bruits ne peuvent être distingués ni par leur nature, ni par leur intensité, mais seulement par leur rapport d’isochronisme ou d’anachronisme avec le pouls artériel. »
Ce n’est cependant que dans l’ouvrage de W. Stokes 2 qu’on en rencontre pour la première fois la mention, d’une façon explicite. L’auteur irlandais énumère, avec observations à l’appui, les modifications que peut subir le rythme cardiaque dans le typhus exanthématique ; il fait remarquer la faiblesse ou la disparition d’un des bruits du cœur, et èn particulier du premier, puis il ajoute :
« Dans un autre ordre de faits, les signes sont bien différents, bien qu’ils révèlent également une grande débilité du cœur. Comme dans ceux que nous venons de décrire, il y a diminution ou cessation complète de l’impulsion cardiaque; mais les accidents semblent porter sur le cœur entier. Le cœur gauche ne paraît pas être plus compromis que le cœur droit; le deuxième bruit ne l’emporte pas sur le premier. L’extinction de l’un ou l’autre bruit cardiaque n’a pas lieu, seulement ils sont tous deux