DIVISION
Nous commencerons par exposer les constatations faites à l’état normal au point de vue du rapport des différents temps de la révolution cardiaque entre eux.
Ces prémisses physiologiques nous serviront d’introduction et de base pour l'analyse des phénomènes ressortissant à la pathologie.
Pour chacun des rythmes pathologiques spéciaux que nous décrirons, nous fournirons tout d’abord les résultats de l’examen clinique, en particulier ceux que donne l’auscultation attentive.
Aux signes stéthoscopiques nous joindrons
TRÉFACE. 9
les symptômes qui peuvent les accompagner, symptômes qui complètent de caractériser l’état du cœur et sont souvent unis à tel ou tel des rythmes des bruits cardiaques par des liens étroits.
L’ensemble de ces symptômes permettra d’aborder les explications pathogéniques, données, pour démontrer le mécanisme à l’aide duquel a lieu le phénomène en question.
De la pathogénie découleront naturellement les conditions qui créent l’état dynamique spécial nécessaire à la production de telle ou telle variété de rythme. Ce sera le chapitre de la valeur séméiologique, où l’on passera en revue les maladies qui peuvent compter une modification du rythme des bruits cardiaques parmi leurs manifestations, et où l’on examinera l’importance du symptôme dans le complexus pathologique.
Ayant en mains tous ces renseignements, si l’état spécial du cœur que traduit le rythme étudié nous fournit des indications thérapeutiques particulières, nous aviserons aux moyens de les satisfaire.
Parfois la médication ne différera aucunement de celle mise en usage contre l’affection générique dont le rythme anormal est une manifestation; mais souvent la valeur pronostique du signe sera telle qu’elle entraînera, par le fait de sa présence, la nécessité d’une médication supplémentaire et, toute symptomatique qu’elle soit, cette médication n’en reposera pas moins sur des bases scientifiques sérieuses, puisqu’elle découlera de la pathogénie ellemême et nullement d’un aveugle empirisme.