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Physiologie pathologique de la fièvre typhoïde

Ën résumé, chez un malade chez lequel on constate de l’embryocardie on doit, outre le traitement général, s’adresser 1° au cœur pour le tonifier, au moyen de la caféine, par exemple; 2° aux vaisseaux pour les faire contracter et relever la pression artérielle, par fergotine, etc.

Raccourcissement du petit silence.

Sans rythme spécial.

Diverses circonstances peuvent raccourcir le petit silence. Mais il est rare que les bruits restent purs, tel est le cas dans le rétrécissement aortique (Huchard). -

Rythme de déclenchement.

Parmi les modifications pathologiques apportées dans la durée respective des différentes phases de la révolution cardiaque, M. S. Perret a décrit, dans ces derniers temps 1 , un rythme spécial, dans lequel le petit silence est extrêmement réduit, et qu'il a baptisé rythme de déclenchement.

Étude clinique. — Dans ces conditions, l’auscultation du cœur permet d’entendre les deux bruits, le premier et le second, nets, ni transformés en souffle, ni accompagnés de dédoublement, toujours bien frappés, sauf dans un cas de péricardite tuber-

1. S. Perret. Du rythme de déclenchement chez les enfants. [Société de médecine de Lyon , 11 juillet 1892 et Lyon médical,

culeuse, mais si rapprochés l’un de l’aulre, si peu séparés par un petit silence, qu’ils semblent parfois empiéter l’un sur l’autre. Ce changement dans la relativité chronologique des deux bruits du cœur qui efface le petit silence, laisse par contre au grand silence toute sa valeur respective.

Le phénomène donne à l’oreille la sensation d une double détente, dont les deux déclenchemenls composants se succèdent avec une extrême rapidité et une grande brusquerie.

En même tëmps que ce rythme de déclenchement et liés à lui s’observent quelques autres symptômes. C’est d’abord une tachycardie assez prononcée; oh peut compter 140 pulsations au moins, et ordinairement, 108, 170, 180 et même 220 chez l’enfant. Mais cette accélération extrême des battements cardiaques n’entraîne jamais aucune irrégularité dans le rythme des pulsations.

Ce cœur et ce pouls accélérés et réguliers présentent en outre une certaine faiblesse.

L'accélération de la respiration, de 52 à 64 par minute, dépendait plutôt des lésions pulmonaires ou méningées.

Mécanisme. — M. S. Perret, d’accord avec M. Ar-

loing, explique le rythme de déclenchement de la façon suivante : le phénomène se caractérise surtout, tachycardie mise de côté, au point de vue de la succession des différents temps de la révolution car-, diaque, par une systole qui paraît brève et écourtée, puisque le second bruit succède immédiatement au premier.

La paralysie du pneumo-gastrique seule ou son inhibition ne peut rendre compte de cette variété de rythme ; la section de ce nerf raccourcit bien un peu relativement et absolument le grand silence, mais ne touche pas au reste du temps. Une action excitatrice des ganglions intracardiaques du sympathique peut seule arriver à ce résultat.

Pathogénie. — Quant à la pathogénie complète, cet auteur admet qu’on doit attribuer l’excitation du sympathique aux toxines diverses charriées dans le sang au cours des maladies infectieuses, sans qu’il soif 3 possible d’entrer plus avant dans le mode d’action de ces substances, insuffisamment isolées et définies.

Pronostic. — Le rythme de déclenchement représente un symptôme grave, qui traduit la faiblesse du cœur.

Valeur séméiologique. — Les sept cas publies dans le mémoire de M. Perret se rapportent tous à des enfants et à des enfants tuberculeux. La tuberculose a évolué chez eux sous forme de tuberculose pulmonaire, soit vulgaire, soit pneumonique, ou sous forme de méningite tuberculeuse.

L’auteur n’a pas l’intention de conclure que cette variété de rythme appartient en propre et aux enfants et à la tuberculose; du reste une petite fille atteintedebroncho-pneumonie dans la période d’invasion de rougeole, était seulement soupçonnée de tuberculose et n’a pas été nécropsiée, ce qui ferait au moins un cas dans lequel la tuberculose pourrait être discutée, comme cause efficiente du phénomène.

A moins qu’on ne vienne démontrer que le rythme de déclenchement se manifeste sous l’influence spéciale d’une des substances alcaloïdiques ou autres qu’on a pu chimiquement reconnaître dans les produits tuberculeux, on est forcé jusqu’à nouvel ordre de se tenir dans un certain vague pour en donner la solution pathogénique exacte. Les expériences récentes de M. H. Roger 1 nous font prévoir la possibilité de dissociation que posséderaient certains toxiques dans leur action sur le cœur.

Traitement. —L’indication symptomatique donnée par le rythme de déclenchement est celle d’une atteinte profonde de l’organisme et du cœur en particulier. La médication se calquera sur celle des états graves.

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