CHAPITRE XV
Le Thotb mythique. Viracocha, Bochica, Quetzalcohuatl. Civilisation qu'ils établissent. Opinion des philologues modernes sur les races couschites. Où était leur berceau ? Mythes de l'Occident. Gala et Iaia. Peuples divers. Origine des métaux, etc.
Quetzalcohuatl, Kukulcan ou Zamna, c'est lui, dous l'avons dit, qui est l'inventeur des arts graphiques, le démiurge américain, le propagateur des sciences, qui civilise le Mexique et le Yucatan ; c'est lui qui reparait sous le nom de Bochica, à la Nouvelle-Grenade, et de Viracocka au Pérou. Il représente partout « le personnage hiéroglyphique de Tkoth, qui sert d'expression, dit Eckstein (1) , aux rudiments d'un corps littéraire et scientifique de la plus vieille Egypte, » et j'ajouterai de l'Amérique plus primitive, peut-être, que l'Egypte elle-même. « Le mythique Thoth, continue cet écrivain, agissait comme le mythique Oannes, comme le mythique Pârasharya, comme le mythique dragon de la primitive Chine. Il posait, comme eux, les fondements d'un ordre de civilisation au milieu de races sauvages, aborigènes de la vallée du Nil, du delta de l'Euphrate et du Tigre, du delta de l'Indus, dn delta des confluents de la Ganga et de la Yamunà, et des contrées voisines des rives de la mer de Kokonor. Des étrangers sortaient, disaient-ils, d'un Hadès, d'un foyer souterrain, porteurs d'une science d'organisation qui reposait sur un principe de géométrie et d'astronomie, qui ordonnait un
[i) Loc.cit., page 234.
calendrier mythioo-astronomique, qui canalisait le pays et fusait le cadastre de son territoire, fixait l'enceinte des villages et des eités, ordonnait celle des temples, des résidences pontificales et des résidences royales, qui ébauchait un code de lois, un corps d'ouvrages sur l'anatomie et la médecine, relevant d'un principe sacré. Elle apportait un système d'écriture hiéroglyphique pour exprimer toutes ces choses (1). Elle se révélait dans un ensemble qui ne permet pas d'y voir le développement d'une culture autochtone aux lieux où elle s'y applique.
» Tout cela se développe, il est vrai, dans le cours des âges, comme on peut le voir partout où se rencontre un principe d'organisation: en Chine, dans la Mésopotamie de l'Inde centrale ; dans les régions 3e l'Indus et du Guzzerate, en Babylonie, dans l'Arabie méridionale, dans l'Ethiopie, y compris Méroî, dans l'Egypte et finalement dans la Phénîcie. Mais l'identité in principe se rapporte à un ordre de civilisationcomplétement importé d'ailleurs. C'est ce qui force l'esprit de critique à attribuer ces rayons de lumière au centre d'une vieille culture que tout concourt à placer dans les régions du Gihon et du Pishon. U Genèse biblique les place immédiatement dans le voisinage du berceau de l'espèce humaine. Ce n'est que dans ces régions de Kusch et de Chavila que la culture a pu parcourir la longue période de ses commencements ; ce n'est que là qu'elle a pu avoir son histoire et sa genèse. Sou développement ultérieur émane partout ailleurs dans l'ensemble primitif d'un tout complètement formé. H va de soi qu'un tel ensemble s'élabore, se subdivise, se fractionne de nouveau et se développe comme un arbre de culture nouvelle, conformément aux accidents du sol, des contrées, des climats et des populations autochtones. H est d'origine thibétaine dans l'Inde, ou encore d'origine malaisionne,
(1 ) N'est-ce pas là exactement ce | pages 35 et 356 et note 2), deQueti^ qui se dit de Kukulcan et de Zamns, [cohuatl, qui enseigna au Mexiq" au Yucatan (Voir plus bas, Landa, | toutes les sciences ênuméréesici'
nègre, quel que soit le mélange d'éléments auxquels tout cela ait primitivement appartenu. »
Ces deux paragraphes jettent certainement un grand jour sur l'histoire primitive du monde : ils placent a leur véritable point de vue les origines de la civilisation qu'ils ramènent précisément dans le cadre de nos recherches sur l'Amérique. Au premier coup d'œil , ils sembleraient tout à fait d'accord avec les observations de M. Fresnel et de M. Oppert, qui attribuent au pays de Mabrah l'ancienne langue de Cousch, a laquelle se rattacheraient toutes celles dont M. Renan est tenté de créer un groupe distinct sous le nom de sémitigue^ouschites, « renfermant l'himyarite, le ghez, le mahri, la langue des inscriptions babyloniennes. Mais, dans l'état actuel de la science, ajoute le savant académicien (1), il serait prématuré d'adopter à cet ■égard aucune formule définitive, m D'autant plus prématuré qu'il faudrait ainsi faire de l'Arabie le point de départ des Couschites de Nemrod, que M. d'Eckstein met, lui, dans le voisinage immédiat du berceau de l'espèce humaine. Mais dans l'une ou l'autre hypothèse, .comment accorder ces idées avec le fait de l'origine attribuée par Diodore de Sicile à Bélus, que la plupart des auteurs identifient, d'ailleurs, avec l'Hercule assyrien, avec Nemrod (2) ? S'il est vrai, comme l'affirme cet auteur (3), que Bélus était fils de Libye et de Neptune, c'est-à-dire d'un mélange de libyen et d'atlantique, il est clair qu'il ne venait pas de l'Arabie.
En admettant, toutefois, les conclusions de M. d'Eckstein sur les sources de la civilisation primitive, il sera toujours difficile de trouver une solution aux questions qu'il soulève, aussi longtemps qu'on n'aura pas fixé d'une manière satisfaisante la situation du pays de Cousch et de Chavila, le berceau de la race brune, des Égyptiens, des Cares, des populations libyennes et
(1) Histoire générale ei système] (2) MovetsfDie Phônisier, tom. 1, comparé des langues sémitiques, I pag. 471, etc. Parte, 1864, liv. I, ch. n, page 60. | (3) Biblioth. hi$t., lib. I, 28.
des Américains. S'il était dans l'Asie centrale, comme bien des indices inclinent à le supposer, en voyant de quel côté l'Egypte et la Phénicie paraissent avoir reçu leurs dieux et leurs institutions, il faudrait admettre que cette civilisation, marchant au rebours de celle des Aryas, se serait répandue d'abord sur les régions les plus orientales de l'Asie, puis en Amérique, d'où elle aurait fait retour sur notre continent, par l'ouest. Ceci n'est qu'une simple supposition ; mais elle s'énonce comme la conséquence des faits dont nous avons entretenu nos lecteurs et des cosmogonie» qui font sortir de l'Océan atlantique les dieux d'Homère et d'Hésiode, ainsi que les populations de race rouge et cuivrée qui envahirent l'Europe et l'Afrique aux périodes primitives de la terre. Si M. d'Eckstein, de ce regard qui a si bien pénétré au fond des mystères de l'histoire du vieux monde, avait pu, comme nous, voir et juger d'ensemble les deux hémisphères, peut-être eût il tiré des faits que nous avons exposés des conséquences plus larges que nous-mêmes.
Ce ne pouvait être que par un souvenir de leur antique filiation, que les Égyptiens montraient l'Occident comme la patrie de leurs ancêtres, comme YAmenti, où les âmes des morts allaient rejoindre leurs pères. En dehors de toute hyperbole, la Genèse, dans sa concision, indique les deux extrémités d'une mappemonde chamitique où nous avons le droit de chercher le continent qui noua intéresse. Elle connaît les Ethiopiens de l'orient et ceux de l'occident, dont Homère et Hésiode nous ont également conservé le souvenir (1). L'Odyssée les partage en deux 3ix9i, les appelant les hommes des deux bouts ou des deux extrémités du monde, ce qui ne peut convenir qu'aux Ethiopiens des bords de la mer Rouge, à l'orient, et aux populations atlantiques, Américains et Libyens de l'occident qui s'enchaînaient autrefois par des liens rompus depuis par le cataclysme .
(I) Odyuèe, I, 22-26, dans Eckstein, Sur les sources de la cosm, , de Sanchoniathon, page 132.
u Les grands dieux s'y réunissent a certaines époques de l'année, une fois chez les Ethiopiens de l'orient, une autre fois chez les Ethiopiens de l'occident ; c'est chez ces derniers que Zeus passe les douze fameuses nuits de 1a fin de l'année (1) que nous rencontrons dans les mythologies anciennes et qui appartiennent à la constitution d'un vieux calendrier.
« Il est inutile, ajoute plus loin M. d'Eckstein (2), d'insister sut les richesses d'une mythologie dont les détails se perdent à l'infini. Où ne retrouve-ton pas cet Atlas du Mont au nombril de la terre? cet Atlas de l'Océan au nombril de l'Océan ? ce père de la nymphe des séductions, de la Kalypsô? ce père d'une nombreuse postérité de filles, qui se partagent les constellations célestes et qui figurent dans la couche mythique des rois de la terre? ces dangers de la navigation de l'Océan ? ce thème des dieux Macares, des lies Hacares, des femmes Macares, des tyrans et des monstres Macares?... C'est là que I'Erôs des Céphènes sortait de la gueule du poisson qui l'avait avalé, c'est-a-dire du ciste où il avait été exposé sur les flots de l'Océan, et que, triomphant de la mer en courroux, il allait fonder an empire dans ces Iles Macares ou sur les continents qui étaient au bout de la traversée, »
C'est dans ces tles.de l'occident, où les Cares apparaissent à l'origine de l'histoire, que nous retrouvons le mythe de Gaia qui donne naissance à Ouranos dans la nuit; nous l'avons vu dans Giaia ou laia, l'être puissant de la tradition haïtienne, le père de Gtaia-ei, qu'il enferme dans le sein de la terre, figurée par une calebasse, d'où ses os, changés en poissons, sortent bientôt après avec l'Océan qui submerge une partie du monde. Les dieux qui habitent la sphère de cet Ouranos sont les dieux Macares, issus comme Ouranos lui-même de la terre et de
(2) Loe. cit., page 135.
l'Océan (1) : c'est ainsi qn'à Haïti les Garas apparaissent avant l'existence même de la mer dont Us causent bientôt après l'épsachement. Dans les traditions haïtiennes, comme dans celles de l'Inde et de la hante Asie, «il s'agit ici d'une foule d'événements extraordinaires, de comètes dans les cienx, de baleines et autres monstres marins, des flammes d'un volcan sous-marin qui exigent une victime pour le salut de la navigation. Klma, l'Erôs qui sort de l'Océan et qui est la victime engloutie par JTeto on par le Makarak, le monstre marin, est en même temps la victime et celui quf rachète la victime par le sacrifice de la personne divine. » Dans la légende haïtienne, il y a également une victime : c'est Dimivan Camcol qui détache la calebasse où étaient renfermés la mer et les poissons ; c'est de son épaule que sort la tortue sur laquelle les Caras bâtissent leur demeure et commencent la culture de la terre (2) .
Ici nous retrouvons avec les Carat la plupart des populations auxquelles les Caret se rattachaient dans les temps antiques en Orient. Ce sont les Cauuna et les Hi-Auna qui rappellent les Caueones et les Cauniens de l'Asie; puis les Hadruvava , les Kâdru ou hommes bruns de la Gédrosie (3) . Nous n'aurions point songé à signaler ces noms ni à les comparer avec aucun de ceux de l'ancien monde, s'ils s'étaient présentes isolément ; mais ils se rattachent à tant de symboles dont les analogues se retrouvent en Asie, à tant d'autres indices d'antiques communications, que nous aurions cru manquer à notre devoir d'historien fidèle, si . nous les avions passés sons silence. Ces noms s'enchaînent cons-
(i) Hesiod., Theogon. 156-128.
Eckatein, loe, cit. page 142. — Voir plus haut, page 24.
(2) Voir plus bas Ecrit du frère Romain, page 440 et buÎv. — Eckstein, loc. cit. page 214. » li s'agit, dans le dernier cas, d'une science du genre de la science hennésienne, qui est attribuée à la katcfaapé, à la
tortue femelle de la vieille Inde. Le
Cercops pontifical, le Kapivaktrah en forma une lyre. » Dimivan Caraco! en tira l'art de cultiver et de bfttir, et tous les peuplesde l'Amérique centrale en ont fait un instrument de musique sacra.
(3) Voir plus bas Ecrit du frère Romain, page 433, etc.
tamment à des traditions et à des vestiges d'institutions disparues qui se retrouvent a la fois snr l'un et l'autre continent. Voleur de femmes, comme les Cares, et après ceux-ci les Phéniciens, Gua-Ha-Hiona (celui ou le chef des fils de Hiona) enlève les femmes de la grotte du soleil à Caunau et les transporte à Matinino, où il fonde un royaume de femmes, dont le souvenir durait encore a l'époque de Colomb (1) : au fond de l'Océan, il rencontre le beau Coèo, le dieu de la conque marine, puis une femme, une enchanteresse qui le retient dans ses bras et lui fait payer le tribut de l'amour (2).
Tout cela est le pendant des traditions de l'ancien monde ; on en voit comme un reflet dans la région des Barbares [varvaras, gargara, caracara) où les hommes sont les esclaves voluptueux delà déesse des plaisirs, où, suivant Amen (3), les femmes régnent sur les hommes. C'est encore comme cette lie des côtes de la Gédrosie, où une nymphe de l'Océan exigeait, ainsi que Cîrcé, le tribut des amours des marins', qui passaient de ses bras dans ceux de l'abîme. Ce peuple d'amants transformés eu phoques par la déesse rappelle les enfants de Haïti, abandonnés de leurs mères et métamorphosés en grenouilles (1). Mais ce qu'on voit ici de bien particulier à l'Amérique, c'est que Gua-Ba- Hiona, au lieu d'être sacrifie comme les amants de l'Ile de la Gédrosie, reçoit de son amante un mal qu'on ne reconnaît que trop aisément pour la syphilis (5), et dont il doit aller se guérir dans la Nara, la retraite sacrée, où il est avec son amante et les baigneurs qui prennent soin de lui. C'est dans ce Ueu qu'en !le quittant Gw-Bonito, cette femme par excellence (6), en échange
(I) Cette Ile était la même que la — On sait déjà que la syphilis joue Martinique. Voir dans la Coll. de un rôle assez important dans les Bamusio, Délia kistoria dell'Indte, anuqueslraditionsaméricaines. Voulu). II, cap. vin, pag. 70, v. le Livre Sacré, etc. introd., page
(2)VoirpIusbas,toc. «i.p. 435. cxui et auiv.
(3) Indic, cap. nu, ap. Eck- (6) C'est probablement là l'éiyatein, toe.eit. page 139. mologie dunomde Gtta-Bonito. Voir
(4) Voir plus bas, page «34. au Vocab. haïtien, à la fin du vo-
(5) Voir plus bas, pages 435-436. lume.
de son amour, donne au chef des Ha-Hiona la connaissance des métaux précieux, des pierres fines, l'art de les travailler et de les mettre en usage; elle ne le quitte qu'après l'avoir mis en possession de cet art, lui et les autres chefs qui l'accompagnaient, Albeborael et son père Alhebora (l). Combien d'antres souvenirs s'éveillent encore dans toutes ces traditions I Aaro,la retraite sacrée, se retrouve dans le Nâr, Nara,JVairrit des légendes antiques de l'Inde et, en Amérique, dans le Nare, l'un des plus grands affluents du Magdalena; dans ce royaume de l'autre crépuscule (4), antipode de l'Iode, celui peut-être où la Matsyâ, la nymphe de la traversée, conduit le marchandée marin, le passager, dont elle était l'amante.
Ainsi, dit encore M. d'Eckstein, dans un passage analogue (3}, « la nymphe reste au service du roi des pécheurs ; elle appartient au Ttrtha, au lieu saint de la traversée d'une rire delà Jamuna. Les Tlrthas sont des institutions fondées par les Céphènes et les Chamites, à travers toute l'Asie et l'Afrique. C'est par elles qu'on initie les marchands et les marins aux mystères de leur route. La route terrestre et la route maritime serrent de figure à celle de la vie. Le soleil voyageur va de l'orient an couchant, du couchant à l'orient, du royaume oriental d'un Kuvcrah des richesses métalliques et des gommes précieuses, trésors de la montagne, pleines de vertus magiques et curatfres, au royaume occidental d'un Nairrit possesseur des perles, des coraux, des conques précieuses, trésors de l'Océan. Les deui abîmes se correspondent ainsi, le gouffre du mont et le gouffre
(I) Ces noms ne sont pas moins intéressants que les précédents, à comparer avec ceux de l'ancien monde.
(!) Il y avait également une province de Naïrit ou Nayarit au Mexique, ainsi appelé du dieu principal qu'adoraient ses habitants.
Elle était située dans les montagnes
entre les provinces de Zecatei*i de Culiacan et de Durango. (Àlcedo, Dicc. geogr. hist., etc., art. Naynrith. — Frejes, Hiit. brève de «j conquista de loi estados indep. do imp. meir.,pag. 150.)
(3) Sur les sources de la corn»}de Sanction., etc., page 226.
de la mer. Le marchand va aussi d'un bout du monde & l'autre sous la tutelle du dieu. »
On voit aussi que, malgré leur incohérence, les traditions haïtiennes renferment encore de précieux renseignements pour l'histoire primitive. On y retrouve les origines de la métallurgie dans ces lies, où elles se rapportent à des événements antérieurs, ou postérieurs au cataclysme qui acheva la séparation des continents, aujourd'hui réunis de nouveau, grâce au génie de Colomb. Avec l'art de fondre et de ciseler l'or, nous avons celui de travailler le marbre et les pierres précieuses, ce qui est indiqué par le guanin et le ciba dans la légende haï tienne (1 ) . Les grandes grottes de Haïti où Bartolomé Colomb découvrit, jusqu'à seize milles de profondeur, des mines et des travaux métallurgiques, abandonnés depuis des siècles (2), témoignent de l'antique exploitation de l'or aux Antilles. Pierre Martyr mentionne les travaux d'art retrouvés de son temps, et Saînt-Méry affirme (3) qu'on découvrit en 1787, dans les montagnes de Gùanaminto, un sépulcre avec une pierre, gravée de lettres inconnues. Dans ces montagnes, comme dans toutes les lies voisines, il existe des grottes considérables, travaillées de main d'homme, ornées de sculptures analogues à celle du soleil et de la lune de Caunau, et précédées d'ordinaire des deux stèles des chemis qu'on découvre toujours deux par deux, ainsi qu'en Asie, L'état de civilisation «ou les Caraïbes, aussi bien que les autres
(t) Voir l'Ecrit du frire Romain, gentea olim eam insulam acceisisse plus bas, page 436. melallicas, quales ab omni hsvo
(t) • Hepertee etiam in Aili mi- Phœuices el IIUjklih fueruoi. Nom rabiles folirira, ex <|iiibus au ru tu à illai fodinai, non ab Aitanis, quales Salomoois classe peLitum Coluuibus reperli, quos meuillicœ rei penitus judicavit. De il lis in navigation, ignares fuisse, el venas in terne Columbi iia scribitur : Bariliol. Co- j visceribus ignorasse, constat. Auhitnbusin IJilpaniola invertit tpecut I rum ex rivis sublegebant. ( Horniï, altistimm el vetutlitsimos , unde I De origimhvi ameiitanit, lib. II, aiunl Salontonem avrwn tuum j cap . vm, pag. 99.) eruitte. Hxc auri fodina prolen-l (3j Description de la partit frandebatur ultra miUiaria xvi. Hmc içaïse de Saint-Domingue. ille. logeas omnino argumenlum, |
naturels des lies et des Guyanes, furent trouvés, dit un auteur haïtien (1), ne permet pas de supposer qu'ils étaient capables de construire des monuments de L'importance de ceux qu'on s découverts ensevelie dans leurs forêts. Ce sont de vastes cryptes creusées dans le roc, et des murailles d'une longue étendue, en pierre sèche ou seulement en terre. Une autre race, d'autres hommes plus policés, auraient donc occupé ces pays, dans des temps reculés, et les Indiens de la dernière époque auraient succédé à la civilisation et à ces peuples éteints par on ne peut savoir quelles révolutions! Ces premiers' occupants, d'où venaient-ils? étaient-ils autochtones ? Les savants sont partagés sur ces questions; elles sont obscures et inextricables. »
(1) B, Hw, M ttoire du Caciquet d'Haïti, Port-au-Prince, pages A3 -50.