‹ Sa vie et sa correspondance (volume 2)Chapitre 47 sur 127 · I. M. lîdiitmy vfMKiit de pordro son firi-p niiK · texte numérisé non relu

I. M. lîdiitmy vfMKiit de pordro son firi-p niiK

I.rs \)KV\ DKKMF.IIS VOLUMES HK u I,A RÉVOLUTION » 131 iiii'iiK» ; lions nvoiis si longtemps pensô ot phil()sn|)lié (Misenible ! Je suppose que vos idées et vos sentiments suivent à peu près le môme cours que les miens. Laissez-moi vous dire pourtant ce qu'un tiers, un vieil ami doit vous dire : il faut vous soigner et vous détendre; vous avez abusé de vos forces dans cette dernière et si cruelle épreuve; il faut maintenant pourvoira la bête autant qu'à l'âme. Venez ici loni de suite, si vous le pouvez, et sinon, dans le plus bref délai. Vous ny trouverez pas (le dissonance; je suis toujours souffrant et oisif; nous saurons tous respecter votre cbagrin, et je n'aurai aucun effort à faire pour être silencieux comme probablement vous voudrez l'être. Vous savez la grande amitié et la grande estime que vous porte ma femme. Nous sommes seuls, nous n'attendons plus aucun bote. Quant aux jeux des enfants, ce sont comme ceux des petits cbats; à cette distance d'âge, ils sont d'un autre monde et ne font point contraste. Vous resterez dans votre cbambre, vous irez pi'omener seul à votre volonté. C'est quelque chose que de se sentir entouré d'amis véritables; il y a trente ans que je vous aime, et vous êtes maintenant le seul ami de jeunesse avec qui je puisse m'épanclier tout à fait.

Encore une l'ois, venez; çà été le premier mot de ma femme. Il vous reste encore une belle carrière à fournir, une Kcole précieuse à sauver, un livre d'intérêt supérieur à rédiger; pour tout cela, il faut reprendre des forces physiques. Certes, la vie n'est pas gaie, et notre Marc-Aurèle l'a jugée juste. Mais il faut

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la supporter ot pour cola se maintenir sain ot i'ort. Je

vous embrasse tendrement, et je compte sur vous.

Encore une fois, tout à vous. Je remercie beaucoup M. Meyer qui a eu la bonté de m'écrire à votre place.

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