AU COMTE DE MAHTKF
MciillKiii-S.iiiil-Bcniard. 10 uoveinbn- IHS'i
(Hier Moiisiour.
Je vous suis lrt''s obligé de la note sur Danton (|ue vous voulez bien nienvoyer. M. de Sybel a déjà marqué quelque chose de ses velléités pacifiques et diplomatiques. Sur son courage physique, je ne sais rien de précis, je vois seulement qu'il est bien mort. A mon sens, c'est surtout par dégoût qu'après septembre 1795 il a lâché le gouvernail; il ('allait être aussi raide et aussi borné que Robespierre })0ur se décider à pousser juscpiau bout dans le système de la guillotine.
Je vous félicite d'avoir presque tini vos deux volumes; les rectifications à faire à M. Tliierssont très nombreuses; je viens de relire les volumes de Lanfrey qui en apportent déjà beaucoup. Pour moi, la santé m'a manqué cette année; depuis plusieurs mois j'ai dû cesser de travailler et je reviendi'ai à Paris avec très peu de besogne faite.