D'Orsay où Madame Taine avait rejoint sa fille ainée
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A M. ALEXAXDHl-: DEM ELLK
Tours. ÔO ,inùt 1S70
.Nous avons loué hioi' un appaiteiiienl et des meubles, place du Palais-de-Justice ; nous ne pouvions rester à riiôtel, nous étions très mal, très à l'étroit, table d'hôte encombrée, et l'on ne voulait pas nous garder si nous ne nous engagions pour un temps déterminé; on va refusé hier deux cents personnes; tous les appartements sont pris, il a fallu nous presser, sans quoi nous étions sur le pavé.
Quant à votre idée, nous ne l'acceptons pas; vivre avec des malades, des blessés, des mourants, votre état de santé ne s'en accommoderait pas ; c'est moi qui dois être à Chàtenay et attitré par rinternationale ' ; j'entends l'allemand, j'ai quelque connaissance des mœurs et des idées de ces gens-là; je suis plus jeune que vous, vous savez que j'ai assez d'empire sur mes paroles et sur mes gestes; je vous prie donc sérieusement et instamment de me laisser la place. Venez ici, où l'on aura besoin de quelqu'un. Si Mac-Mahon et Bazaine sont battus, les Prussiens reviendront, et je tâcherai d'être utile aux blessés et au pays. — C'est déjà trop que d'être exempt de la garde nationale ; laissez-moi donc faire quelque chose.