‹ Sa vie et sa correspondance (volume 3)Chapitre 101 sur 136 · Voir p · texte numérisé non relu

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'i. L Hixloire de Fronce racoiitr'c à /nés petits enfants.

l,\.\T.ii,N l;i;(.|AlL tii^l

Je Idiiiiii' l;i |i.il:(' de vnlic IcKic: cl j'.irrcplc de ,i:r.iii<l (-(fiir rniïVc (juc \(iii> \i)|iIc/ liieii me l'.iirt' iiu siijcl (le {'Hisloifc (le France. Je voiidr.iis scuIciim'iiI qiit> le quatrième volume eût paiu, i);u'ce (jue mes éludo acluelles coneerneiii surloul la dei-nière époque. Je serais aloi's moins ineompéteid peur parler de rili^loiic de Kraiice après vous ou d'api'ès vous.

A i:i'éez, je vous prie. Monsieur, mon re>peclueu\ al lâchement. II. Taine.

L'aecnsatioii de Ixinaparlisinc nroldiuc à aller dcniaiii en soirc'c elie/ la prinresse Malhilde. l'ji l'aee d'une aceusalion. on ne peul pas èlre plat.

A .M. 1'.. .Mi:\Al!l) '

l'aii>. l.S iiiiiis |S7i

Mon eliei' Ménard.

Je sors (le chez Baudi'N '. impossihle de rien ('ci-ire en ce moment, surtout sur ses peinluri>s nouv(dles : il n'y en a (|ue (pialre<lans son aleliei': le reste est r(»ul(' — il faudi'a attendi'e son exposition à l'Écide (\os lleaux- Ai'ls en septemhre : encore le moment sei-a-t-il mauvais: il faudra les voii' en place. Soufiez que le plalbnd

1. Mt-iKird T>(Mic-J<»si'[.lij. (a-ili(iiic d'iirl. 18'J7-1.S,S7.

2. liaudry l'aul-Jacques-Aiiiu'). }ieintre, ineiuiire de IJnstiliil. 18-28-188(). n s"a^Ml dos peintures du -rniid Opér.i : M. Mùiiard avait souliaité i(iic M. Taine en l'il nue ('hide pfnir |;i Ca-^rdc des Beaux- Arts, qu'il dirijieail.

2&2 cor, lŒSlM.i .NUANCE

sera à dix-Iiuil inèlivs de hauleur, et les huit grandes compositions à quatorze mètres; on ne peut en parler rpie loi'squ'elles seront à la distance prévue, et dans le milieu. Par exemple les pieds des muses isolées, en ce moment sont énormes, et calculés pour la perspective future. Dans l'Orphée, dans les Coryhantes, il y a des portions livs finies, d'un modelé puissant, et d'autres figures d'un modelé infmiment plus faihle, fout cela ex|»rès. fjilin je voudrais voir l'effet fotal des muses à physionomie modeine el à corps Michel- Angesques: ce contraste sera sans doute harmonisé par réloignemeiil. Ijaudry m"a dit que vous aviez lout prêt, et de la main d'un autre, un article pour accompagner les bois (jue vous allez meftie dans la Gazette dea Beaux- Àï'ts. J'en suis heureux; je me récuse pour une étude d'ensemble sur Baudry et sur le développement de son talent, et je crois que pour une étude sur son foyer de l'Opéra, le moment n'est |)as encore venu.

Accefilez tous b^s conqdimenfs de mon beau-j>ère. et crovez-moi tout à vous.

A M. EMILE HÛLTMY

>Ieiitfioii-Saiiil-Bt'riiiii\l. i<S juin ISTI

Mon cher ami, le général Favé' passe pour un

1. Favé le g:énéi'al Ildefonse), écrivain militaire, membre de rinstitut, 18l"2-1894. Il désirait faire un cours d'histoire militaire à rÉcole : ce projet ifeut pas de suites.

[.ANCIKN lîKt.lMi: '200

lioinnio très disliii^iK'', Irrs lin, lirs ouvci't (rt's|)ril. Mon avis ost qiK^ vous acceptiez son offre. — Je sais que son nom (>st une aCliclie: niais nous ne pouvons nous |)asser des i^cns i-niinenls. l'I poni' nous uai'er, il suflil (ravoir reccfurs aux pi'Océdés ('(inipensahMiis. --- Xoyo/. ce que vous pouvez ajouter à l Kcole connue noms et patronages pai'mi les républicains el les monarchistes ; cela metti'a d('< poids de Tautn* côté. — Il est bien entendu que le général Favé admet complètement, et sans arrière-pensée, le caractère neutre et purement scientificfue de TÉcole; il faut qu'il n'ait aucune envie (Ty prononcer aucun mot de propagande dans aucun sens, aucun mot d'apologie (par exemple à pro|)Os de la dernière guerre). Il faut même qu'il ait l'envie opposée.

— Avec ces précautions, son concours nous sera précieux, et vous sentez mieux que personne que, dans les temps difficiles qui vont venir, nous avons besoin de tous les appuis.

Nous allons bien, la maison o[ le pays nous plaisent toujours davantage. Nous avons toujours une chambre pou»' vous; vous savez coml)ien nous vous aimons tous.

— Ma mère est avec nous, mon beau-père aussi; il pai't dimanche pour Paris, et reviendra vers le 15 juillet. Dites-moi quelques jours d'avance l'époque de votre airivée. — Mon livre avance lentement, j'ai toujours une grande difficulté à écrire; la rédaction m'offre à chaque instant des 7iœuds et peu de trouvailles; je fais environ une page par jour; j'en suis au milieu du second chapitre (les mœurs et les caractères). J'en ai cinq en

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lilut. \(>u> ;i\»^z L'iik'iidu le prcmifi'. J'i^iinit' ;i))>n|uin('iif quel sera l'efi'et, même sm- inoi, je n'en ;iur;ii lirlrc qu'après avoir t(»ut recopii'. — Je suppose fjue la C(tirespoiidaiice des eoiitrôleurs ,i:énérau.\. dont vous me |»arl<'z. est l'ouvraire de M. de lloislisle'. — .IVii miumï i)esoin pour le dernier ehapiti'e (Le peuple, le liouvniieiuent. la misère). l'ourrez-vous dans deux mois me le ])rèter pour un mois?

Le mot de M. de llisinarck-. (jue vuu> me rapportez, m'a fait froid dans le dos. — Savez-vous par Sorel les alentours de ce mot. la eonversation qui l'a amené; en ce r;is tâchez de mêles dire. — Je reçois le Temps cl le Français: je ne les goûte ni l'un, ni l'autre: le Temps encoïc moins; Scliérer me semble un Condorcet, une |turetète spéculative avec un fond de raideur logique et de concentration âpie. L'impression est tout autre (juand de Paris el du monde des lettrés, on tond>e en jtiovince. ce que j'ai lait depuis un mois juu- mon vftyauc aux Ardennes et ici. — Indifïérence profonde à la chose jiolitique, elle n'intéresse qu'autant (juelle louche aux intérêts positifs d'argent, de carrière. — Le «ri presque universel {\l'< meneurs et phraseurs exceptés) serait, je crois : « Laissez-nous tranquilles, donnez-nous le gouvernement que vous voudrez, avec des gendarmes et des roules; mais pour Dieul moins

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